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Interzone, deuxieme jour

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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Ven 19 Jan - 12:37

Les dates là :
http://collect.myspace.com/index.cfm?fuseaction=bandprofile.listAllShows&friendid=119088292&n=Serge+Teyssot-Gay

(Le concert de Paris aussi (avec celui de Bruxelles), comportera des guest 'd'eclat de syrie' et de 'deuxieme jour'.)
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Lun 29 Jan - 16:00

2ème JOUR (Barclay – sortie le 29 janvier 2007)

Comme Hyvernaud, Teyssot-Gay a compris et décidé qu’on ne penserait pas pour lui. Mais il a aussi appris que les plus belles solitudes sont celles qui réussissent à nouer des relations fortes avec d’autres solitudes. Il mettra ainsi en ondes et illustrera des lectures de textes contemporains comme ceux de Lydie Salvaire, Bernard Wallet, Régis Jauffret, Patrick Bouvet, Carlos Drummond De Andrade, Allen Ginsberg ou encore Attila Joszef (avec Denis Lavant). Mais une rencontre encore plus forte l’attend en avril 2002, lors d’une soirée privée donnée à Damas en l’honneur de Noir Désir, alors en tournée au Moyen-Orient. Là, Serge fait la connaissance de Khaled AlJaramani, virtuose du oud et interprète de haut vol de la musique classique orientale. Fascinés par leurs univers et leurs langages respectifs, les deux hommes promettent alors de se revoir. Composé en dix jours, leur premier album en commun, Interzone (2005), échappe à tous les clichés et pièges du “cross-over”. Confrontant les figures savantes du oud de Khaled et les samples et solos de guitare de Serge, ce disque unique en son genre n’est pas une passerelle entre deux mondes ou deux cultures : il sonne comme un tête-à-tête entre deux frères qui s’ignoraient et se sont instantanément reconnus. “On a ressenti l’un pour l’autre une affinité beaucoup plus forte qu’avec les gens de notre génération et de notre pays, qui ont pourtant les mêmes références, la même culture que nous, témoigne Serge. C’est une belle leçon sur cette alchimie secrète qui fonde les relations humaines.”
Le mot “alchimie” revient souvent dans la bouche de Serge Teyssot-Gay. Normal, venant d’un homme qui voit la musique comme une zone de libre-échange où se pratique un noble commerce d’énergies, de fluides, d’instincts, d’expériences et de réflexions. Après avoir resserré leurs liens sur scène (ils comptent une cinquantaine de concerts à leur actif), Serge et Khaled, dans 2ème jour, poussent aujourd’hui un peu plus loin la logique d’un duo où chacun est invité à s’exprimer sans filtre ni compromis. Composé en une semaine en Syrie, il combine la sophistication des motifs et la tension naturelle du jeu, pour investir au final un espace sonore qui ne figure sur aucun atlas musical. Avec un morceau basé sur un rythme impair irakien (L’effroi) ou deux titres qui évoquent la musique chinoise (Nowhere You Go et Asian Road), Serge et Khaled, une fois encore, prennent la tangente, déjouent les pronostics de ceux qui les imaginaient en organisateurs d’un simple jumelage franco-syrien. Refusant de s’enfermer dans une bulle étanche, ils ont en outre ouvert cette fois-ci leur porte à de nombreux invités. Deux musiciens syriens proches de Khaled, la chanteuse lyrique Noma Omran et le joueur de bouzouk Mohamed Osman, sont ainsi entrés dans leur danse. L’iranien Tari Akhbari (chant classique), l’arménien Gagik Mouradian (virtuose du kamenché, ancêtre du violon), le français Gilles Andrieux (saz et kamenché) et le percussionniste parisien d’origine iranienne Bijan Chemirani (zarb, tambour gnawa, cruche, bendir) marquent également de leurs empreintes une pâte musicale qui, sans perdre de son infinie souplesse, s’épaissit et s’enrichit. “C’est intéressant, affirme Serge, parce qu’avec Khaled on sait qu’on progresse, et qu’il y aura encore d’autres étapes dans le futur. De toute façon, quand on aura 80 balais, on continuera à jouer tous les deux, c’est certain. Être ensemble nous rend heureux, tout simplement.”
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Mar 30 Jan - 16:29

Enfin Recu, première écoute...

Je reviens pas sur sounounou, cana. Ces morceaux sont en ecoute. La version d'Indian Raga live est tiré d'éclat de syrie, on y compte la présence de Gaguik Mouradian au kamantché, Mohamed Osman au bouzouk, et Noma omran, au chant. Baiati diffère de la version présenté, en video sur myspace, de part la presence des percus et des cordes orientales ( un lien qui permet de s'y retrouver un peu plus dans toutes ces terminaisons méconnues http://members.aol.com/ROBECCHI/fra.instruments.htm ), et du chant...

C'est un album Très vocal, Beaucoup plus que le préscèdant. Tari Akhbari, vraiment un chant très très particulier, Avec un tremolo très très prononcé, comme un cri de guerre sioux. On a deja du causé du chant de Nora Omran, j'y reviens pas. Avec Khaled et Serge, ils forment une chorale très puissante, et très harmonieuse.

J'y retourne...
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Matth




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Lun 5 Fév - 17:54

Excellent disque ... un temps d'adaptation est peut-être necessaire, mais de veritables perles se trouvent là. L'album possède indeniablement la patte Interzone, reprenant les sauces du premier opus, mais comme l'a dit Krys, la difference majeure est cette grande apparition vocale. Sergio est prit dans cette ensemble, bien qu'il ait largement l'occasion de s'exprimer.
Mes préférences vont à "Joumouh" (géniale, est qui défie le pied de battre la mesure) et à "Requiem", superbe perle d'émotion, sorte de chorale qui s'étend sur plus de huit minutes).
Quelques défauts cela dit ... la prod est plus électrique, je trouve parfois cela de trop. "Cana" est un bon morceau, mais la fin vire dans le "trop plein", disont les 30 dernières secondes.
Pour résumer, il est clair que cet album est une oeuvre collective, l'alchimie dépendant de cet ensemble vocal. L'experience et les rencontres macqam ont visiblement insipré Sergio et Khaled, au point d'étendre l'esprit du premier album vers quelque chose d'encore plus poussé. J'aime beaucoup, rien à laisser de côté.
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Lun 12 Fév - 16:24

Oneira (Formation musicale d'inspiration grecque et Iranienne, avec entre autre Bijan Cheremani )
http://www.myspace.com/oneira1

Kevin Seddiki (Lui il a trop rien a voir avec interzone, si ce n'est qu'il lui arrive de jouer avec bijan cheremani, et comme il passe dans le coin dans pas longtemps j'vais aller le voir, parceque ... ecoute tu comprendra.)
http://www.myspace.com/kevinseddiki
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Sam 17 Fév - 16:52

http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/086/article_16765.asp

Le Deuxième Jour d’Interzone
Teyssot-Gay et Aljaramani réitèrent

Paris

15/02/2007 -
Pour Serge Teyssot-Gay, guitariste d’un Noir Désir entre parenthèses, jouer relève du besoin le plus élémentaire. Il retrouve son compagnon syrien Khaled Aljaramani pour une nouvelle rencontre de la guitare et de l'oud. L’effet de surprise du premier album passé, le duo convainc plus avec une musique métissée, ni orientale, ni européenne. Une invitation au voyage, à la rêverie, qu’il serait dommage de décliner.



RFI Musique : Sur le premier album d’Interzone, on avait l’impression d’entendre un bœuf bien enregistré. Ici, le son est bien plus ample…
Serge Teyssot-Gay : Je suis content que tu me dises ça, c’est très vrai. Avec notre ingénieur du son, Philippe Cabon, on s’est dit que se serait bien de mettre du relief et de l’espace. Lui, il fait des directs avec des grands orchestres. On a tout pris en stéréo, avec quatre micros censés représenter nos oreilles. Quand j’écoute Deuxième Jour, j’ai l’impression d’entendre un groupe qui a enregistré à l’air libre.

Il y a beaucoup d’invités sur ce deuxième album, comment les avez-vous contactés ?
On doit énormément à quelqu’un qui s’appelle Frédéric Deval, de la Fondation de l’abbaye de Royaumont [qui propose des programmes de création musicale aux artistes, ndlr]. Il a la même optique que nous : dresser des ponts entre les cultures. Il nous a proposé de venir à des sessions de travail où il y avait une vingtaine de musiciens de pays différents. Moi j’étais le seul instrumentiste électrique. Donc les mecs m’ont tous regardé bizarrement au début. Mais après, ça c’est fait très simplement. Ils ont vu qu j’étais très à l’écoute de l’acoustique. Tous les invités viennent de ces sessions. Notamment Tari Akhbari, un Iranien chanteur de musique sacrée persane qui avait envie de jouer avec nous parce que c’est une liberté qu’il n’a pas dans son registre habituel.

Toutes ces expériences musicales ont changé ton jeu de guitare ?
J’apprends beaucoup avec Khaled mais je ne cherche pas à connaître les règles et les gammes. Tous ces trucs là, je m’en fous, je ne les apprendrai jamais ! Comme pour le rock, je n’ai jamais appris les gammes de blues, les grilles d’accord. J’ai toujours fonctionné par rejet pour créer mon propre truc, sans prétention aucune mais pour conserver une vraie liberté. Des fois, lorsqu'on joue un morceau avec Khaled, il me dit : "Tiens, la gamme qu’on est en train d’utiliser là, c’est celle dont se servaient les Grecs dans les temps anciens, à telle période". Que des trucs comme ça. Moi, je m’en fous complètement, même si je trouve ça super intéressant de le savoir. Je n’approfondis jamais rien mais j’apprends, je digère et je recrache tout ça à ma façon. Il y a une raison à cela, j’ai peur de l’enfermement. Avec Khaled, j’ai appris par éponge à construire des univers très structurés, à les ouvrir et les fermer. Mais je ne veux pas en savoir plus. Faire quelque chose en l’envisageant avant, ça ne me plaît pas. J’aurais le sentiment de tricher.

Tu éprouves encore du plaisir à jouer du rock tout bête ?
Oui, énormément. Récemment, j’étais en studio avec le groupe de rap La Rumeur. Je suis arrivé à neuf heures du soir, je ne savais rien de ce que je devais faire. Deux heures après, j’avais pondu quelque chose de l’ordre du riff [phrase rythmique répétée plusieurs fois, ndlr]. pour mettre les voix en valeur, avec un refrain très rock’n’roll. Trouver les bons riffs, j’aimerais toujours ça. Hamé, de La Rumeur, et Casey, une rappeuse, m’ont proposé de faire un album avec eux. Avec mon autre groupe Zone libre, on a composé un truc complètement sauvage. Eux, ils vont poser leur voix dessus : ce sera du rap mais il n’y aura aucune machine. ça devrait sortir d’ici un an et demi. Comme Hamé part un an aux Etats-Unis, on va l’attendre pour faire les choses bien.

Avec toutes tes rencontres, tu n’as jamais eu envie de jouer d’autres instruments ?
Je n’en finis pas d’apprendre sur la guitare. Je pense que c’est sans fin. Très honnêtement, je n’ai pas le temps de faire autre chose, ça voudrait dire que je délaisse la guitare, et j’ai encore plein de trucs à apprendre. C’est un processus qui est très lent. J’ai l’impression de me bonifier.

Tu vas souvent en Syrie ?
C’est un pays qui me manque, les gens sont super accueillants. Au quotidien, c’est assez difficile car ils sont toujours en position de survie. Ils sont coincés, ils n’ont aucune marge de manœuvre pour accéder à un tout petit peu de liberté parce qu’ils sont toujours en train de courir pour subsister. Mais, en dehors de ça, ils sont comme n’importe qui, ils ont envie d’être peinards et d’avoir un minimum de confort.

Est-ce que tu crois qu’un jour Noir Désir reprendra du service ?
Ouais, en tout cas je le souhaite. Parce que ce sont mes potes tous les trois, Bertrand, Denis, Jean-Paul. On est resté super amis, on est toujours en contact de façon intime, on a toujours envie de jouer ensemble. Après, on verra si la vie fait que c’est faisable. Parce qu’il y aura aussi plein de choses en dehors du groupe qui vont être difficiles à supporter, des provocations, des trucs comme ça. Ceci dit, on a passé des moments tellement durs que je ne vois pas pourquoi ça ne redémarrerait pas. Il y a la volonté, l’envie, ça c’est sûr.
Interzone Deuxième jour (Barclay) 2006
En concert le 2 avril au Théâtre de l'Athénée Louis Jouvet, à Paris.

Ludovic Basque
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Lun 19 Fév - 10:53

Un article choppé sur le site Main d'Oeuvre (broken link).

Z'avez peut-être remarquer, que Bijan Chemarani intervient sur interzone deuxieme jour, et Keyvan Chemirani participe à Slam et Souffle. Il ne s'agit pas d'une faute de frappe (comme la graphie Geremani s'est transformé en AlJaramani), il y en a bien deux.
L'article rensseigne, sur les percussions exotiques (zarb, cruche... )
(Je laisse la suite de l'article pour cause de broken link.)
voila.

Mains d'Œuvres - Article




la peau sur les mots

Dans l’art de la percussion iranienne les coups frappés sur la peau du zarb font écho aux pieds des vers des poèmes persans. Keyvan et Bijan CHEMIRANI continuent à faire vivre cet art avec d’autant plus de force qu’ils ne cessent de puiser à de multiples sources artistiques et culturelles. Soutenus par la Fondation Royaumont, ils ont notamment entrepris un voyage musical –dont Keyvan est à l’initiative - entre Mali, Inde du Sud et Iran. En cours de route, ils ont aussi fait escale...pour accompagner et peut-être révéler encore davantage la harangue poétique de Abd El Haq AÏT SAÏD, Félix JOUSSERAND et NADA, auteurs issus de la scène slam, inspirés en vrac par la littérature comme par le jazz, le hip hop, le rock et le punk. Ils ont tenté le rapprochement entre leurs mondes, ceux que font jaillir le zarb mais aussi le daf, le bendir... Et ceux des grandes métropoles, des filles, de la drogue, des états mentaux altérés [Félix et Nada] et des hanches des orangers [Abdel]...

Cette performance est née du travail expérimental mené en 2004 au sein du Grand Atelier de la Fondation Royaumont en co-production avec le lieu Mains d’Œuvres

en partenariat avec Africultures
http://www.africultures.com

*********************************************

Keyvan Chemirani
Keyvan Chemirani commence à apprendre le zarb à 13 ans auprès de son père, Djamchid Chemirani, assimilant rapidement la technique et le savoir traditionnel. Jusqu'en 1989, il suit parallèlement des études de mathématiques jusqu'en maîtrise et entame une carrière internationale en tant que soliste et accompagnateur. Il joue aussi du udu, une cruche en terre utilisée en Orient et en Afrique, ainsi que du bendir et du riqq, deux percussions méditerranéennes. Il donne de nombreux concerts avec différentes formations traditionnelles : Hassan Tabar (musique persane), l'Ensemble Méditerranéen dirigé par Pedro Aledo, l'Ensemble Ross Daly (musique grecque), le Trio Eric Marchand avec Thierry Robin et se produit également avec des formations de jazz, de musique contemporaine ou improvisée : le Trio Alazar avec Carlo Rizzo et Michel Montanaro, Jean-Marie Machado, le quartet "Chant du Monde" avec Jean-Marc Padovani et le guitariste flamenco Juan Carmona.
Keyvan Chemirani explore les percussions à partir de l’héritage du radif, la musique savante persane. Méditerranée nord et sud, Afrique, mondes persan et ottoman, Inde, Flamenco ou Jazz, multiples sont les langages musicaux auxquels il puise au gré de sa curiosité. Mais se dessine parallèlement chez lui le goût de créer des œuvres personnelles... C’est dans cet esprit qu’il mène en collaboration avec la Fondation Royaumont une recherche artistique sur “le rythme de la parole” entre chant carnatique de l’Inde du sud, chant persan, et chant malien du Wassolon. Dans ce cadre expérimental, il fait également un détour du côté de la poésie de Nada, Félix Jousserand et Abd El Haq Ait Said, auteurs de textes à entendre plus qu’à lire, puisant tous azimuts aux sources du hip hop, du punk, du polar, de la chanson comme de la littérature...

Bijan Chemirani
Bijan Chemirani a appris le zarb auprès de son père Djamchid et de son frère Keyvan. Encouragés par ces derniers, il se produit très jeune en concert, accompagnant des musiciens tels que Ross Daly, Hosseim Oumoumi, Socratis Sinopoulos, Patrick Vaillant, Henri Agnel, Juan Carmona et des chanteuses comme Amina Alaoui, Parissa, Houria Aichi. Il participe également à des concerts de jazz avec Chico Freeman, Albert Mangelsdorff, Percussion Orchestra, Jean-Marc Padovani, Renaud Garcia-Fons... Parallèlement, il apprend le répertoire iranien sur le katmantché auprès de Cyrus Rangbar. En 1999, il compose la musique du documentaire de Pascal Vacelin Le Pouvoir du FMI pour ARTE ainsi que des musiques pour le théâtre. A 22 ans il signe, “Gulistan, jardin des roses” chez “l’empreinte digitale” son premier album réalisé entre Athènes et Marseille avec la complicité de Ross Daly. Il a accompagné son frère tout au long du “rythme de la parole” à la Fondation Royaumont.

Nada
" Je m’appelle Nada, la quarantaine, ex-punk et toxicomane. L’abus des drogues durant une bonne décennie m’a légué des névroses incurables. J’ai souvent cette impression d’être habité par plusieurs entités et vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que j’officie sous différents pseudonymes (hormis Nada, les plus connus sont l’Ange Noir, le Chacal, Déjà Mort). La poésie est un art de première nécessité, un exutoire à des états d’âme récurrents, une réponse (jamais définitive) à un questionnement existentiel, un moyen de se dépasser durant la performance, d’accéder à d’autres possibles. Pour moi, le slam a commencé en 1995, au Club Club, un ex-bar à putes de Pigalle repris par un couple d’homosexuels, Tex et Nico. (...)"
(extrait de Nada by Nada dans la revue Cassandre septembre-octobre 2002 n°49)
Nada est rescapé de la mouvance punk, passionné de hip hop et de rockn’roll, premier poète français à avoir été désigné par les journalistes comme “slameurs”. Il puise son inspiration dans un vécu chaotique, des états d’âme récurrents. Il est extrême, fait parfois peur... Associé à Félix Jousserand et D de Kabal, il est partie intégrante de la formation Spoke Orkestra qui se produit sur de nombreuses scènes en France. Il est publié aux Belles Lettres, dans la collection Slam Graffiti et aux éditions Spoke.

Abd El Haq Aït Saïd
Qu’il s’agisse de la diction/scansion ou des thèmes traités, le Hip Hop a été la première source d’inspiration de Abd El Haq Aït Saïd.
S’inspirer du Hip Hop tout en évitant de tomber dans l’uniformité.
Le respect du texte en tant que matière destinée à la transmission et au partage a rapidement conduit Abdel à tenter de détruire cloisons et catégories.
L’ouverture au jazz et notamment à la musique d’Ellington, de Parker, Monk, Coltrane, Ahmad Jamal, Shepp, Ayler lui a permis de comprendre qu’il était possible de conserver et véhiculer un message expressif tout en ne respectant pas la régularité harmonique et mélodique. Ainsi, afin de mettre les mots à l’honneur et pour les servir, il évite au maximum tout martèlement inhérent à l’utilisation d’un refrain et ne cherche pas à rimer à tout prix. Le texte est conçu comme un morceau de vie, une histoire que l’on peut scander, rapper, conter.
Il a commencé à travailler en 1998 avec des groupes de Hip Hop de Nice et de Marseille en écrivant surtout dans le but d’improviser.
L’année suivante, alors qu’il était étudiant à l’IEP d’Aix-en-Provence, il a enregistré en auto-production un quatre titres "La Lame vient de l’Ame" avec deux de ses condisciples.
Son voyage à New York (novembre 1999 à juillet 2000) a véritablement transformé ses orientations. Là-bas, en collaboration avec des élèves de la New School of Jazz, il a enregistré des titres en trio et en quintet (Le funambule, 17 heures ce fauteuil sans ressorts, Une Atlantide Oubliée…). Il a également participé aux scènes slam organisées au Wetlands Preserve.
De retour en France, il a continué à travailler avec des formations de jazz et à travailler avec Astor Malakoff (notamment avec Félix Jousserand) sur l’enregistrement de Madame S (décembre 2000). Arrivé à Paris en juillet 2001, il a participé à des scènes slam, écrit des textes en duo avec Félix Jousserand (Château Rouge, Mizique, Charlie, Sonny Parsons…) et travaillé avec les éditions indépendantes Spoke.

Félix Jousserand
Félix Jousserand a 26 ans en 2004...
Depuis une poignée d’années, il explore tous azimuts les allées les moins orthodoxes de la littérature, avec un goût tout particulier pour la musicalité du texte. Il multiplie les collaborations à des ouvrages et des revues (lignes noires, anthologie du slam chez Seghers, La plus grande pièce de théâtre du monde à l’Amandiers). Il fonde en 2002 sa propre structure d’édition : Spoke, spécialisée dans le hors norme textuel. Il enchaîne surtout les performances scéniques au sein du collectif de slam SpokeOrkestra (avec Nada et D de Kabal) avec lequel il réalise un premier album “interdit aux mineurs” (A sphaltiq/BMG 2004). Il prépare le second album de Spoke Orkestra et se frotte à la scène jazz française (performance avec Stéphane Payen, Gilles Coronado, Lionel Belmondo...).
Blog : www.spokevousparle.com/pou




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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Lun 12 Mar - 10:19

revue de presse

http://www.telerama.fr/musique/M0701301231147.html
Télérama n° 2977 - 3 Février 2007 a écrit:
Interzone deuxième jour

Khaled AlJaramani/Serge Teyssot-Gay

L’urgence jouissive qui présidait à l’album Interzone, le premier du nom, n’est plus tout à fait au rendez-vous. Il est vrai que le couplage musical entre Serge Teyssot-Gay, le guitariste de Noir Désir, et Khaled Aljaramani, qui enseigne l’oud au Conservatoire de Damas, remonte à avril 2002. Depuis, forcément, la spontanéité de leurs échanges s’est émoussée, la guitare n’est plus aussi véhémente, l’oud, plus aussi inventif. Dans cet Interzone 2, les compères ont délaissé la sobre vigueur du duo pour élargir leurs conversations à d’autres musiciens, tous excellents pourtant, rencontrés lors d’une création commune à l’abbaye de Royaumont (la chanteuse Noma Omran, le joueur de vièle kamantché Gaguik Mouradian, le percussionniste Bijan Chémirani…).
Plus doux, moins frénétique, ouvert à la mélancolie persane ou aux déclinaisons chinoises, mais toujours articulé sur l’entrecroisement d’univers rock et arabo-orientaux, ce nouvel opus continue, sur une bonne moitié des titres, de surprendre et d’intéresser. Le reste s’enlise hélas dans des langages plus solennels empruntés aux musiques contemporaines. Mais les fulgurances et l’énergie créatrice de leurs débuts couvent encore, qui rejailliront sans doute sur scène, voire dans un troisième Interzone.
Eliane Azoulay


http://www.ethnotempos.org/modules/smartsection/item.php?itemid=100
Ethnotempos le 5/3/2007 a écrit:
INTERZONE – Deuxième Jour (Barclay / Universal)

Deuxième Jour est le deuxième (normal !) album du duo formé par le joueur de oud syrien Khaled Al JARAMANI et Serge TEYSSOT-GAY, guitariste du groupe de rock NOIR DÉSIR.

Après un premier CD de toute beauté qui marquait la rencontre entre les deux musiciens, ce Deuxième Jourbénéficie de la présence plusieurs invités rencontrés lors des sessions à Alep, en Syrie, de « Maqams et créations » en 2005, initiées par la fondation Royaumont, et de compositions toujours aussi passionnantes et envoûtantes.

D'autres cordes se glissent cette fois dans les errances du duo entre le oud et la guitare électrique : celles de Gilles ANDRIEUX (saz et kamantché), spécialiste des musiques turques, de Gaguik MOURADIAN (kamantché) et de Mohamed OSMAN (bouzouk). Les percussions de Bijan CHEMIRANI (zarb, daf, cruche, tambour gnawa et bendir) viennent épicer quelques titres, et le chant classique de l'Iranien Tari AKHBARI s'invite sur deux titres (Baiatiet Requiem). Les improvisations vocales chaleureuses de la chanteuse syrienne Noma OMRAN viennent apporter une émotion et une beauté supplémentaire dès l'ouverture, Sounounou, puis dans Joumouth et les deux derniers titres, Asian Roadet Indian Raga. Chaque titre (même sans Noma OMRAN) est une petite merveille pleine d'émotions et méditative, telle cette Syrian Dance très électrique, ce choeur grave et renversant dans L'Effroi... et ce Requiem où se rejoignent le choeur, avec Noma OMRAN, et les vocalises de Tari AKHBARI.

Avec ce Deuxième Jour, INTERZONE nous offre une musique intemporelle qui défie le temps autant que les frontières instrumentales et culturelles.

Sylvie Hamon


http://www.150db.com/chronique-cd/576-interzone-deuxieme-jour.html
Citation:
Interzone
Deuxième jour
Note moyenne : 4

Note : 4 par Nouvelle Vague

Entre world music et rock enragé, Interzone, formation atypique, sème au vent ses mélodies instrumentales puissantes et rares. Depuis leur premier album éponyme, sorti en janvier 2005, le combo a « planté » sa zone, discrète et fiévreuse, en usant les scènes de France et de Navarre. Composée à quatre mains, celles du syrien Khaled AlJaramani et du français Serge Teyssoy-Gay -guitariste de feu Noir Désir-, leur musique est le résultat du mariage inattendu d’une guitare électrique et d’un luth oriental. Agrandissant la famille, viennent s’y ajouter une ribambelle d’instruments aussi inconnus qu’intrigants : saz, kamantché, zarb, daf, cruche, bendir, bouzouk et tambour gnawa (rien qu’ça !). Pas conviés à la fête, les mots n’ont pas été nécessaires pour retranscrire les mille et une langues qui se lisent entre les notes. Rangé dans le bac « Son Alternatif » chez les disquaires, l’OVNI Interzone reste pourtant inclassable. Dépaysante, l’expérience est une véritable invitation au voyage… 58 minutes pour faire sa valise.
Aurélie Selvi


...

http://www.envrak.fr/article-45-metissage-en-musique-interzone
Citation:
Métissage en musique : Interzone

Quand guitare électrique et oud se rencontrent, ce sont deux mondes qui s'associent. Interzone, quelque part entre Orient et Occident.

C'est à Damas, capitale de la Syrie, que se sont rencontrés Khaled AlJaramani et Serge Teyssot-Gay, en 2002. L'un d'eux est né à Soueida en 1972. Il a suivi des cours d'oud (cet instrument de musique à cordes pincées, cousin oriental du luth) avant de s'inscrire à l'Institut supérieur de musique, sous l'égide de nombreux instrumentistes de renom du Moyen-Orient. Il joue aujourd'hui dans l'orchestre symphonique de Damas et enseigne au Conservatoire de musique, toujours à Damas, et à l'Institut de musique de Homs. L'autre est né à Saint-Etienne en 1963. Son nom ne vous évoque sans doute pas grand-chose, et pourtant, vous le connaissez forcément. Il est guitariste du groupe Noir Désir. C'est d'ailleurs grâce à une tournée de ce groupe qu'il a pu rencontrer Khaled.


Photo de Christophe Goussard - http://www.goussard.net

Serge Teyssot-Gay, ou Sergio, est un guitariste engagé contre la routine. Que ce soit au sein de Noir Désir, ou au cours de ses différents autres projets, il a toujours tenté de trouver de nouvelles approches, de renouveler son langage guitaristique, de réinventer ses gestes. Il faut tout le temps être en mouvement, prendre des risques. Alors que Téléphone ne faisait que convertir une musique anglo-saxonne en français, Noir Désir a su créer quelque chose de différent, réellement novateur dans le paysage musical français. On retrouve d'ailleurs cette envie d'aller plus loin, d'explorer de nouveaux terrains de jeu lors des lives de Noir Désir. Expérimentations sonores, improvisations, on bouleverse sans cesse les cartes et on déchire les plans.

Cette volonté n'a pas quitté Sergio depuis la mise entre parenthèses forcée de Noir Désir. Au contraire, en septembre 2004, il a pu sceller sa rencontre avec Khaled en composant un album, Interzone (Interzone est également le nom de leur duo). En dix jours, ces deux hommes ont pu enregistrer neuf titres plus magnifiques les uns que les autres, une sorte de passerelle entre leurs mondes et cultures respectifs. Mais plus qu'à une opposition entre deux virtuoses, on assiste à une réunion entre deux frères qui jusqu'alors s'ignoraient et se sont reconnus à travers la musique, à travers ce partage. Et je ne peux qu'honorer cette initiative qui, en ces temps de tension entre Orient et Occident, de vision bipolaire tranchée et répandue à travers les médias de masse, montre qu'il existe d'autres façons de faire et que l'union et la paix peuvent se substituer à toutes ces oppositions.

Photo de Christophe Goussard - http://www.goussard.net

Sur ce disque, on retrouve donc Sergio et Khaled. L'un usant sa guitare à coups de soli inspirés et de samples permettant une consolidation rythmique du tout, l'autre nous apportant ces sonorités orientales qui, comme souvent, nous invitent au voyage introspectif. On imagine leurs doigts défiler à toute allure sur les manches de leurs instruments de musique, on est parfois submergé sous les notes qui se mêlent et s'entremêlent. On est dans une bulle atmosphérique à la surface teintée d'une sorte de rock transe arabisant, un mélange subtil et prenant. La musique est presque intégralement instrumentale, le chant ayant ici plus vocation de ciment pour fédérer les deux instruments à cordes. On sent que les morceaux de cet album ont été composés de façon à rendre le tout vivant, proche de ce que pourrait être une prestation scénique. L'improvisation y joue un rôle primordial. Entre transe et méditation, l'émotion est palpable. Soubresauts et périodes d'accalmie se succèdent en nous.

Suite à cet album, les deux acolytes ont pu présenter leur travail sur scène, en France mais aussi à l'étranger, leur musique n'ayant pas de nationalité et pouvant toucher la sensibilité de n'importe quel mélomane à travers le monde. Puis, à l'issue de cette tournée, chacun d'entre eux a pu retrouver ses occupations avant de se réunir à nouveau pour préparer un nouvel album, paru à la fin du mois de janvier, Deuxième jour.


Pour ma part, c'est le 15 février dernier que j'ai pu assister à leur première représentation depuis ce nouvel album. Après une résidence de quelques jours au Fuzz'Yon, petite salle de concert vendéenne, ils ont pu présenter leur travail au public. Ce fut pour moi un moment musical très fort. Plus encore que sur CD, il me suffisait de fermer les yeux pour me sentir ailleurs, me plongeant corps et âme dans cette musique envoûtante. La salle semblait toute aussi conquise que moi, et j'avais vraiment l'impression de pouvoir toucher du bout des doigts la complicité entre Sergio et Khaled, tous deux à l'aise sur scène, même s'ils devaient être particulièrement stressés à l'entame de leur set. L'un ne parle pas français, l'autre ne parle pas arabe, et pourtant, leur langue musicale commune est parfaitement accordée.

J'aurais aimé pouvoir vous parler du dernier album, sorti fin janvier, mais je n'ai malheureusement toujours pas pu me le procurer. Je peux juste vous dire que les deux musiciens ont cette fois invité d'autres personnes pour participer à ce nouvel opus et je ne peux que vous conseiller d'aller vous-même écouter le résultat chez votre disquaire préféré ! Dans tous les cas, le premier album est toujours disponible. A découvrir et déguster sans modération.


Composition du groupe :
Khaled AlJaramani : oud, chant
Serge Teyssot-Gay : guitare électrique, choeurs

Tracklist du premier album, Interzone :
Shataraban
Wings
Ayed
Vitalité
Indian raga
Rencontre
Out of walls
Helice mouvement
On the road

Tracklist du deuxième album, Deuxième Jour :
Sounounou
Baïati
Nowhere You Are
Joumouh
Syrian Dance
Cana
L'effroi
Requiem
Asian Road
Indian Raga


Retrouvez l'actualité d'Interzone sur le site de Serge Teyssot-Gay : http://www.sergeteyssot-gay.com
Des morceaux sont en écoute sur le myspace de Serge Teyssot-Gay : http://www.myspace.com/steyssotgay (il y a également des morceaux de ses autres projets, à ne pas confondre ;-)

Onomatt

Interzone et Deuxième jour sont parus chez Barclay.
Merci à Christophe Goussard de nous avoir autorisé à publier ses photos - http://www.goussard.net


http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2760
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Ven 16 Mar - 20:44

Interview d'un fan guitariste qui ne parle pas le syrien et vaguement l'anglais, qui n'a pas fait de transposition... ARGGGGGG.

http://www.atonetoile.com/newz/maj131_Itw_Interzone_17fev2k7.php
Citation:
Ajouté le 16 mars 2007

Merci à Dom de m'avoir informé de l'existence de cette interview sur www.sensationrock.com

Interzone (Serge Tessot-Gay, Khaled Aljaramani (17 février 2007))

Après trois jours relativement tendus et des nuits sur la même note, je roule vers Strasbourg, plus précisément vers la Laiterie.
Dans quelques heures, je vais réaliser ma première interview, et pas avec n'importe qui, c'est une grande joie pour moi de pouvoir partager quelques instants avec Serge Teyssot-Gay et Khaled Aljaramani.

Vous l'aurez tous compris, l'intensité de mes émotions quotidiennes les jours précédents cette rencontre, est relative à l'admiration que j'ai depuis une quinzaine d'année pour le jeu de guitare de Sergio, à la fois très vivant, souple, fluide, parfois très technique, tout en étant bruitiste, mais toujours d'une finesse qui lui est propre.
« Deuxième jour », le second opus d'Interzone, rend compte des qualités instumentistes et du charisme des deux hommes, belle rencontre entre deux continents qui pourtant ne se touchent pas.
Voici donc le compte-rendu de ma rencontre peu de temps avant que ne débute le concert au club de la Laiterie.
L'interview se déroulera dans un contexte très détendu, parfois sur une tonalité humoristique fort agréable. Je m'excuserai seulement de ma bavardise auprès des deux hommes. J'avoue avoir été quelque peu anxieux de rencontrer l'une des personnes qui m'a le plus donné envie de jouer de la guitare, et surtout d'approcher le son de cet instrument avec tant de mouvement et de relief.

Je propose à Sergio et Khaled de revenir sur la façon dont ils se sont rencontrés et ont décidé de collaborer ensemble, mais également sur la manière dont ils ont réussi à mêler deux approches musicales dont références et méthodes sont en apparence très différentes. Comment ont-ils dépassé cette barrière culturelle et langagière pour créer un ensemble cohérent ?

Serge: J'étais en tournée avec Noir Désir, dans les pays du Golfe, et j'entends Khaled jouer chez un pote, j'ai été captivé par sa manière de jouer, d'attaquer les cordes sur le oud, comme un instrumentiste électrique, avec quelque chose de projeté, une émotion projetée, et ses compositions que j'aimais beaucoup, donc c'est tout naturellement que je l'ai invité à jouer le lendemain, c'était à Damas, son premier concert de rock, c'était sauvage en plus! Et le lendemain après le concert, il a passé la journée avec nous, et je lui ai dit : "je reviens dans un an, c'est programmé, voyons nous si ça t'intéresse", il a dit : "pourquoi pas!". Et après, on avait envie de jouer, on avait pas le temps de parler, c'était très court, deux heures pendant quatre jours, on a branché les instruments, on avait pas besoin de parler, notre langage c'est avant tout par la musique, et c'est là qu'on s'est rencontrés. Pourquoi ça fonctionne, c'est inexplicable, pourquoi il y a une alchimie dans un groupe? C'est des paramètres qui, à mon sens sont au-delà de la raison. Après il y a des choses que tu peux identifier, comme la capacité à écouter l'autre, être en réaction par rapport à ce qu'il fait, le mettre en valeur avec ton propre instrument, et en même temps ça fonctionne dans les deux sens, inversement. Après c'est des histoires de... je sais pas... d'humanité, de correspondance...( il interpelle Khaled, l'invitant à s'exprimer sur le sujet à son tour).

Khaled: Il y avait différentes matières, divers points, qui se sont rencontrés en une région, à un endroit. Je joue et connais la musique orientale et Serge le rock, c'est une chose. Et je cherchais à faire quelque chose d'autre que la musique orientale, quelque chose de nouveau, et c'est pareil pour Serge.

Khaled évoque divers paramètres qu'il ne m'est pas forcément facile de traduire, pour arriver à une conclusion similaire à celle de Serge, à savoir, que cette rencontre musicale en un lieu précis n'est pas forcément explicable.

Serge: Ce qui est super important c'est l'envie d'aller vers l'autre. Tu vois, lui il recherchait quelque chose qui n'était pas forcément oriental, moi quelque chose qui n'était pas forcément rock, quelque chose de différent, qu'on a fait du coup.

Pourtant, sur certains morceaux de Noir Désir, il y avait déjà ce côté oriental, avec l'utilisation de gammes harmoniques où tu te ballades, par exemple sur Oublié (Tostaki, piste 3), c'est intéressant de voir l'évolution de ton jeu, dont je suis un grand fan depuis que j'ai 14 ans...

Serge: Oui, t'as raison, mais j'aime ça.

Dans Deuxième jour, il y a beaucoup de relief, plus de contraste que dans votre premier album, je trouverais intéressant que vous puissiez me parler de l'évolution à l'oeuvre entre ces deux disques.

Serge: Le premier, on l'a composé très vite, c'était vraiment jeté, pour le deuxième, on avait plus de temps, on a fait une cinquantaine de dates en France, je suis allé plusieurs fois en Syrie, et on a composé tout le deuxième album en Syrie, et tout à la fin de la tournée, on avait vraiment besoin de ce temps pour mieux se connaître, et apprendre l'un de l'autre certaines choses, et c'est là que je peux pas te répondre, j'ai jamais appris des gammes ou des grilles d'accords des trucs comme ça, j'ai jamais fonctionné comme ça. Je les trouve par moi-même mais je n'en fais pas une règle, parce que j'en ai pas besoin ou j'en sais rien, Khaled, lui il connait tout ça, il me dit tu as un jeu ouvert en guitare, il fait des solos structurés, il y a une vraie logique dans son truc, moi j'ai pas vraiment de logique. Et jouer dans ces espaces d'ouverture, des fois c'est super casse-gueule, tu vas droit dans le mur, mais des fois tu chopes des trucs à cause d'accidents et moi j'apprends vachement des accidents en fait.

Tu te fabriques tes repères à partir de ces accidents...

Serge: Ouais, je me fabrique mes repère là-dessus, je retiens, donc en fait c'est super lent comme processus, mais déjà sur le premier album, je l'ai fait avec Khaled, mais avant j'aurais été incapable de faire ça, mais là ça fait longtemps que je travaille la guitare, et donc je m'suis senti capable.
Mais c'est super lent, je suis quelqu'un de super lent en fait... mais par contre quand il faut jouer, il faut que ce soit l'inverse, ça paraît contradictoire, mais il faut que ce soit comme quelque chose qui sorte pour la première fois, comme quelque chose de très instinctif, c'est pour ça que je me méfie des règles , j'ai toujours eu peur que ça m'enferme. Et j'apprends de Khaled, je sais pas quoi, j'aurais pu apprendre des gammes orientales, mais j'm'en fous...j'ai toujours fait les trucs très instinctivement avec Bertrand au chant, on faisait déjà des quarts de ton, mais sans le savoir, et c'est Khaled qui m'a dit, sur des morceaux comme Bayati, il y a des quarts de ton, et je demande à Khaled où est la case où se trouve le quart de ton. Bon c'est peut-être un peu confus la façon dont je le dis...

Non, non, c'est super intéressant qu'tu puisses en parler comme ça.

Serge: Mais je sais pas trop comment en parler autrement. Après, à proprement parler du deuxième album, les invités qu'il y a, c'est des gens qu'on a rencontrés, on avait été invités pour une création à la fondation Royaumont, c'est une abbaye au nord de Paris, c'est des gens qui ont des gros moyens, ils font venir des gens du monde entier et les font jouer ensemble, ils font des créations. On s'est retrouvés, j'étais le seul instrumentiste avec 23 musiciens accoustiques, il y en avait beaucoup qui venaient du Moyen-Orient, et tous des super bêtes en plus, moi je savais pas trop où je foutais les pieds, mais après les associations se sont faites de manière naturelle, avec NOUMA la chanteuse d'opéra, Khaled la connaissait, Mohamed aussi... c'est un ami de Khaled, donc les choses se sont faites petit à petit. Et on a perçu avec tous ces gens là qui sont venus sur notre album, qu'on a des zones communes de musique, des façons de communiquer qui font que l'on prend tous du plaisir à jouer ensemble. C'est des gens qui ont fonctionné en improvisation sur le disque. On a enregistré l'album en 6 jours tous les deux, on leur a laissé des espaces, ils ont écouté les morceaux et quand ils les avaient dans la tête, ils sont arrivés devant les micros. C'est une prise, terminé, donc ça veut bien dire qu'il y a un univers, un langage commun possible. Ca peut aller très vite, mais ce qui est long, ça peut durer très longtemps ! Le truc, c''est de rencontrer les bonnes personnes, pour faire quelque chose qui marche quoi...

Oui, et tu parlais d'envie tout à l'heure...

Serge: Ouais, et un langage commun.

A ce moment, Serge interroge Khaled sur ce que ce dernier pense qu'il appris de lui, en stipulant qu'il a appris beaucoup mais qu'il a du mal à dire quoi : "petit à petit, chaque jour, ce n'est pas dans la tête en fait..."

Khaled: Des gammes orientales, des quarts de ton, et les rythmes, parcequ'il a un langage que je n'ai pas, et inversement. Des rythmes compliqués, en 9, (il se met à chanter des rythmes !).
Pour moi, c'est quelque chose de nouveau de jouer ça. Il y a aussi des "Barrah" (??), des gammes, nous avons jouer beaucoup de veilles gammes orientales, sur Bayati, Sounounou...
Les conditions sur scène sont différentes de ce que je connaissais en jouant de la musique orientale ancienne. Des choses peuvent se passer sur scène et tu ne sais pas ce qui se passe.
Egalement en tournée, habituellement je ne joue pas tous les jours en concert? Comment donner de l'énergie tous les soirs, c'était très nouveau pour moi cette situation. J'ai appris également à me renouveler tous les jours, car si tu joues le même programme tous les jours...

En fait, j'ai même plus besoin de poser les questions, vous y répondez avant!! Si...p't-être une petite question sur la façon dont vous travaillez... Est-ce que vous bossez des trucs pendant que vous tournez, ou alors vous bossez mutuellement des patterns à gauche à droite, ou alors c'est vraiment pendant les moments de rencontre ?

Serge : Je pense que c'est différent tous les deux, parceque Khaled, il compose... On a des rythmes différents...

Des rythmes de travail, ou alors des rythmes dans la zik ??

Serge: Ouais, ouais, attends, t'as raison, faut qu'je sois plus précis, par exemple on finit l'enregistrement de "Deuxième jour", moi j'étais incapable de continuer à composer en fait, et lui il continue, on avait commencé le mix, et lui il se met dans un coin, il était en train d'écrire un nouveau morceau, tu vois, je pense que c'est des rythmes différents, mais Khaled il en parlera après, de sa façon de composer. Mais moi c'est impossible, après avoir fait un album, et c'est toujours pareil, c'est impossible de composer, tu pars sur la route, et là, c'est juste, je joue ce que j'ai composé avec mes potes, et ça a toujours été comme ça, et j'ai besoin d'vachement de temps pour me retrouver, et puis j'sais pas après il y a un moment où il y a une envie qui revient, et puis à ce moment-là, tout peut aller super vite quoi. Donc, on s'est retrouvés en Syrie pour composer "Deuxième jour" et on a tout composé en dix jours. C'était un morceau par jour... Je sais pas pourquoi ça fonctionne comme ça, je peux pas te dire, mais ce dont je suis sûr, c'est que j'avais besoin de tout ce temps, de cette année de tournée avec Khaled, pour avoir des idées qui me paraissent nouvelles quoi, pour pas tricher, j'pense qu'on fait ça par nécessité en fait... Moi je compose par nécessité, donc il y a des moments, il y a rien quoi... tu vois...

C'est rassurant de l'entendre de la bouche de quelqu'un comme toi!!

Serge: Il y a des longues périodes où il y a rien du tout, c'est pas la peine quoi, et là en plus, comme j'ai fait en plus plein de projets différents, j'ai fini par composer pour plein de trucs différents, et là je suis hyper content parce que j'ai senti que je tirais vachement sur la corde en fait, et il y a un moment où t'es limite de reproduire des choses, si tu en fais trop. Intellectualiser, c'est faux en fait, et puis ça s'entend... Moi je trouve que ça s'entens tout de suite...

Ouais, c'est plus spontané...

Serge: Ouais, et tu triches, tu commence à tricher, et ça s'entend tout de suite. Tu deviens malhonnête avec toi-même, et c'est obligé que les gens l'entendent. Iy a un moment, il faut savoir s'arrêter aussi, c'est important...

Oui parceque tu as fait aussi, "Zone libre" ( projet avec Marc Sens et Cyril Bilbeaud)

Serge: Oui, là aussi, c'est très jeté, la composition, l'enregistrement, c'est vachement sur la corde raide tout le temps, parce que ça doit être comme ça, c'est toujours au pied du mur,

Ca se ressent plus...

Serge: Ouais et pourtant c'est la même façon de travailler, mais bon c'est avec des gens de la même culture que moi et c'est encore autre chose quoi...

Puis Serge demandera à Khaled un éclairage sur sa propre manière de composer.

Serge : C'est très simple, il y a une proposition, une idée de départ, amenée, on structure... On se partage le truc, et encore il n'y a pas trop de règles.

Khaled explique que des thèmes sont amenés, articulés entre eux, élaborés ensemble, qu'il y a aussi l'improvisation.
Concernant sa façon propre de travailler, de composer, Khaled explique qu'il ne sait pas trop, que parfois il joue de l'oud, où qu'il dort et que l'idée vient comme ça, mais qu'il la garde, qu'il ne sait pas d'où, quand et comment elle vient, que ce n'est pas comme un compositeur professionnel, qu'il ne se considère pas comme tel. Il peut se dire qu'il va jouer, mais pas qu'il va composer. Et sur la façon de superposer des rythmes, moi je suis pas un super-théoricien non plus, mais des fois il y a des morceaux, tu te dis putain, mais comment ils font là, ça joue en quoi ?? l'autre jour, on écoutait le second morceau de l'album avec un pote (Bayati) et on se demandait en quoi c'était, t'as l'impression qu'il y a une structure de temps différente...
Et ça donne une impression de souk, mais en même temps, ça paraît hyper structuré, et c'est vraiment génial, on l'a écouté encore dans la caisse avec les potes...


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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Ven 16 Mar - 20:44

Citation:
Serge: Mais tu sais, et précisément là-dessus je peux te dire quelque chose. Le thème principal, il tourne, c'est du trois temps, mais par contre, le break au milieu, c'est autre chose... C'est quoi ? (Serge demande à Khaled)

Khaled: 2

Serge: Alors lui, il compose le break, et les premières fois il me dit ; "Alors qu'est-ce que t'en pense ? ", moi je lui dis que je trouve ça mortel, seulement le temps que je l'assimile, là ça paraît naturel, mais ça l'était pas du tout au début, j'arrivais jamais à compter ce putain de break...

Tu y vas au feeling alors ?

Serge: Non, mais c'est... et ça va te démystifier complètement le truc ! Parce que tu le refais des milliards de fois et qu'à un moment tu as compris le truc, et c'est tout !! (éclats de rire... il chante le thème). Putain j'ai mis vachement de temps à le comprendre ce truc, quand tu viens du trois temps et que tu arrives sur le deux!! Tu vois, on a fini des trucs, ça paraît naturel au bout, mais avant d'en arriver là... pareil "Requiem", j'ai demandé à... c'est quoi le morceau déjà?? "L'effroi", le septième, et le rythme, j'ai mis du temps, j'ai jamais pu le jouer du premier coup...( il chante), j'ai appris ce truc-là, j'ai demandé à Khaled de me le jouer de tête, tu vas voir le truc, c'est un thème de Khaled évidemment, moi, je lui demande (il le chante à un tempo très lent, ralenti), moi je déchiffre comme ça, parce qu'en plus, les doigts pour moi, c'est sur mars quoi!! (rires généraux!)

Ca se voit quand tu joues! ... que t'es sur mars !!

Serge: Maintenant ça se voit plus, mais au bout d'une journée ou deux... parfois mes doigts je les contrôle plus, je perds le contrôle, et Khaled me rattrape. Et au bout d'un moment, une fois que mes doigts le savent, je peux accélérer. On le joue à un tempo qui ressemble au morceau, et après on peut le jouer à mort, mais tu vois je lui ai fait des coups comme ça...(il s'adresse à Khaled) C'était pareil sur "Asian road", ça c'est une idée que j'avais amenée, c'est un truc qui tourne en 5, comme c'est quelque chose qui est super naturel pour toi, tu peux le faire à la vitesse que tu veux, tu l'as tout de suite, et tu peux jamais le perdre, moi je me suis dit, pour lui c'est un rythme, ça sera facile pour lui, c'est un rythme... Mais pas du tout, c'est un rythme qui n'a rien à voir avec ce qu'il utilise en Orient, et en occident non plus d'ailleurs, car c'est un rythme qui vient de nulle part en fait...

C'est comme, quand pour des indiens le 4/4

Serge: Ouais, ils sont perdus c'est vrai, c'est étrange hein, comme façon d'appréhender la musique...

Bon...il y a d'autres trucs dont vous souhaiteriez parler par rapport à cet album ?

Serge: Non...je sais pas...( il interroge Khaled ), si tu as une annonce, si tu veux acheter une voiture, à la fin de l'interview !

Et donc là vous tournez jusqu'à quand ?

Serge: Là, on a deux dates cette semaine, on joue demain, et on reprend fin mars jusqu'au 07 avril, tout le mois de novembre, et sinon, si tu veux des infos, c'est sur My Space...

Sergio et Khaled nous ont amené sur une autre planète, proposant un set mariant à merveille des riffs électriques à la fois tendus et mélodieux, posés sur des rythmes syncopés, le tout entre-lassé à des lignes de oud d'une finesse et d'une précision magistrale.
Interzone explique ici son nom sans avoir nul besoin de questions ou apports musicaux théoriques pour le définir. Il s'agit de musique, de la rencontre musicale entre deux hommes, deux âmes, deux sensibilités, qui dans leur symbiose instrumentale transportent leur auditeur ailleurs, au delà des tracas et des paysages fades d'une culture uniformisée, dépendante de clichés sauvages et d'étiquettes aveuglantes.
En milieu de rappel, les deux acolytes joueront "Requiem", qui enfoncera le clou, et par la même, fera se dresser les poils de mes avants-bras, pour finir sur le morceau d'ouverture du premier album, "Shataraban".
Non seulement, le plaisir de revoir Sergio sur les planches était bien là, mais de le voir et de l'entendre s'exprimer avec tant de souplesse, de grâce, et d'intensité aux côtés de Khaled, tant sur scène que durant l’interview, m'a vraiment fait chaud au coeur.
Longue route à ces deux musiciens au parcours et à l'approche atypiques, (ou typiques ??), parce que profondément humains et juste...
Merci pour ce don !!

Interview réalisée par David

Interzone, Deuxième jour ( Universal / 2007 )
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Mer 28 Mar - 17:45

Vu hier soir à la coopé... Cinéfac avait organisé une projection du Solaris de tarkowski, du coup il y avait moins de monde qu'il y a deux ans, ainsi que moins de discution de contoire. Le son était parfait ce coup ci.
La première parti, qui n'a pas tenté d'infliger de douleur physique à son auditoire, ce qui constitue déjà un progrès, Etait pas trop mal.
Le public chaleureux. "Vous êtes beau !" Sur scène, il ont fait la quasi integralité des deux albums, il y a de tentative de texte, mais je comprends pas le Syrien. Et Il ont acceleré les titres, pour comblé l'absence de chant... Du coup c'était pechu, comme du django reinharts. Et je pense qu'on a eu droit à un inédit.
Meilleur concert d'interzone, pour moi à ce jour.
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Matth




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Jeu 29 Mar - 10:38

Vu hier soir aux "vents du sud" à Toulouse ... pareil que toi Kriss, super concert, péchu à souhait, 2 musiciens ravis de l'ambiance, et effectivement le public était excellent, hyper motivé, battant des mains pendant les morceaux et acclamant les 2 compères par 2 standing ovation du tonerre !!!
Setlist: 15 morceaux, ils en ont joués 8 du premier album (y compris le morceau caché) et 7 du second. Etaient presents tout mes morceaux préférés. Super rappel avec "vitalité", "requiem", "shataraban", "wings" et "melodie from syria" (morceau caché du premier opus) ... une heure vingt de concert, c'était royal, vivement que je m'en refasse un ...
Sergio de tres bonne humeur, complice avec Khaled et avec le public. En tout cas il avait l'air aux anges.

Samedi soir, je serai à Cahors pour Nosfell, autre registre ...
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Matth




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Mar 3 Avr - 13:32

Changement de programme, concert de Nosfell samedi annulé ... je suis donc allé à Agen revoir Interzone ... même setlist qu'à Toulouse avec quelques inversions dans le rappel ...
Par contre, on a senti Sergio nerveux, tres nerveux ... la configuration de la salle n'était pas top (tables et gens assis, au final une trentaine de personnes sont quand même allés devant la scène), 120 personnes à peu près ... puis surtout, un bruit de fond, comme si son ampli avait été remplacé par un frigo ... ça l'a vraiment gonflé, on lieu de changer ses pédales avec les pieds, il y mettait des gros coup de poings !!! La jam man (la pédale bleu où il a ses samples pré-enregistrés) en a pris quelques un d'assez sévères !!!
Mais bon, une fois les morceaux lancés, il était bien, souriant, l'air heureux ...

Voilà, j'espère voir Zone libre en mai !
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Mar 3 Avr - 14:51

Ben ça ressemble a une tournée de deuxieme album, qui n'a pas eu la même promotion que le premier, Manque plus que Khaled se pète les cordes vocales et on y sera. (J'espère qu'il ont enregistré.. )

Le Jamman c'est une pédale qui demande des coups secs et assuré, Ca ne s'utilise pas comme un embrayage, c'est vraiment un bouton poussoir qui offre une grande resitance et qui demande une certaine force d'appui. Faux faire claquer le truc. Comme apparament serge joue sans chausures, je pense qu'il a s'inquieter de ne s'éclater ni le pied, ni la pédale.
Quand je demande a des potes de faire des boucles dessus, je gère l'enregistrement avec la pomme de la main. Parceque pour un débutant c'est vraiment ardu de balancer l'impulsion qu'il faux au moment ou il faux sans influancer son jeu (volume et rythme, et précision)
C'est pour cela que M c'est quand même un gros frimeur, parceque ce qu'il a enregistrer sur son live, où il juge sa premiere boucle pas carrée (alors qu'elle est), et reussir au deuxième coup à refaire la même chose... Y arriver deux fois de suite ca relève encore pour moi du miracle.

Le buzz sur l'ampli arrive notament lorsque qu'il n'y a pas de prise de terre, ou que bien que presente elle n'est pas eté relié à la masse. Ca peut être utile pour detecter si les connections ont été faites convenablement.
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krys




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MessageSujet: Re: Interzone, deuxieme jour   Jeu 5 Avr - 15:44

Shataraban, Shadaraban, Shad Araban


http://www.alsiadi.com/Maqam_Shad_Araban.html

Baiati, Bayati

http://www.alsiadi.com/Maqam_bayati.html
Citation:


http://www.attarab.org/Musique-Arabe/Notions/maqam.html
http://www.alsiadi.com/maqamat.html
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Interzone, deuxieme jour

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