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 Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons

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MessageSujet: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:33

* Messages postés par Céline (sauf rectification) *


White light, white heat...

Album Veuillez rendre l'âme..."
Chanson " Les écorchés"

Reference au Velvet underground et à l'album "White light white heat" qui est lui même une reference au flash du drogué à l'héroine.


Dernière édition par le Sam 10 Sep - 15:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:34

Tostaky

Album "Tostaky"
Chanson " Tostaky"

Contraction de Todo esta aqui qui veut dire je sais plus quoi mais quelq'un ici va bien me le retrouver que je l'indique...
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:35

Texte en allemend à la fin de Marlène

Hier und Immer,
Da kennt man sie,
Kreuz und Kreuzen
Marlène immer liebt.

Traduction ??
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:35

Dies Irae


Dies Irae: Un jour de colère
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:36

* Message posté par Chamane *


CéLine a écrit:
Texte en allemend à la fin de Marlène
Ben Céline, tu te prends pour Krys ? Laughing
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:37

* Message posté par Krys *


en vrac...

Ou veux tu que j'regarde ? : "rappelle toit barbara" ver tiré chanson de de jacques prevert et vladimir kosma. Par ailleur, la tordue rendra hommage à cette chanson dans la guerre. en citant "quel connerie la guerre"

La rage "el desidchado" : titre d'un poeme de gerard de nerval.

Danse sur le feu maria : "notre pere qui etes au cieux" prière de base avec "je vous salut marie" de la religion chretienne.

A l'arrière des taxi : "lili brik et vladimir mayakovsky" muse et son poete russe.

Sweet Mary : "sweet mary" formule anglophone d'usage cosacré à la vierge dans la religion chrétienne. souvent detourner en chanson, à la manière blasphematoire de Villon dans son Testament de manière à divinifier la femme. chanson de Janis Joplin , et chanson de Bob Dylan.

Les écorchés : "lautreamont" ou isidore ducasse poete francais, auteur de champs de maldoror redecouvert apres sa mort par les surealistes.

en route pour la joie : "du ciment sous les plaine" detournement d'une formule étudiante durant les evenement de mai 68 "sous les pavé la plage".

The holy Economic War : Mélange de guerre sainte et de geurre économique, allusion à jeanne d'arc...

Si rien ne bouge : "quand les amoureux se ramasse, à la pelle tout les feuille morte se marrent en entre elle" formule detourné des vers d'un chanson de jacques prévert et vladimir kosma, les feuille morte : les feuille morte se rammasse a la pelle... par ailleur gainsbourg a rendu hommage à cette chanson dans la chanson de prévert.

Hoo doo : "hoo doo" Mauvais Oeil, Porte poisse dans une religion amérindiene.

Marlène : "marlene dietrich", acrtice allemande farrouche opposante du regime nazi, chanter pour le gi durant la deuxieme guerre mondiale.

Here it come slowy : chanson sur le resurgence du peril fasciste.

Tostaky : "contraction de todo esta aqui" = tout est là
pour la plainte du mexique
c'est notre rêve de l'amerique
nous celebrons la aluna
Depuis toujours et içi.
"aluna" soit elève en portugais(le reste du passge et uen espagnole soit une divinité des eaux dans une religion amerindienne.
"faisceau" emblem du parti fasciste italien dirrigé par mussolini.
allusion au neo fascisme donc.

un jour en france : "paul et mickey" reference au cinema d'animation: paul grimaud realisateur, francais "du roi et l'oiseau" (prevert et kosma en encore) et "mickey" personnage emblematique des studio walt disney, en forme de jeu de mot: polemiquer
"charlie" : charlie hebdo
"liberté, égalité, fraternité" devise de la Franc-Maçonnorie puis de la republique française.
"fn, souffrance" : parti d'extreme français... "un raciste c'est quelqu'un qui se trompe de collère"

à ton etoile : "marcos" sous-commandant insugé marcos deffensseur de la cause des indien du chiapas.

song for jlp : chanson en hommage à jeffrey lee pierce leader du gun club.

? : "syd barret" premier leader de Pink Floyd, a sombrer dans la sckysophrenie, suite à l'absorbtion de drogue. lui succederons Roger Waters et David Gilmour

Bouquet de nerf : "capitaliste c'est bien mais olfaclutitif" contraction de olfactif et facultatif; de tourner de l'expression latine "l'argent n'as pas d'odeur" fesant référance à la base à un impot sur la tannerie.
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:38

* Message posté par Krys *


chamane a écrit:
CéLine a écrit:
Texte en allemend à la fin de Marlène
Ben Céline, tu te prends pour Krys ? Laughing

Souvent imité, jamais égalé. 8)
Paraorthographiquement irréprochable.
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:39

* Message posté par Krys *


Je trouve le catalogue si hors de vie finalement, c'était plus frais que d'essayer de taper la discute... un vieux topic-fleuve avec ses multiples ramifications. Puis finalement c'est quoi le plus important dans les texte ce qui y a été mis, où ce que l'on trouve ?

...

Je n'aime pas mon mépris, Je n'aime pas ma haine.
Ni mes indifférances sauvages... Je n'aime pas qu'il revienne toujours
sur le lieux de son crime, alors que cela n'est même pas une personne.
Ce truc. Cette putain de capacité que l'on a sentir venir la fin avant qu'elle ne soi là. Pasque des fins on en a l'expérience propre ou dérobés,
et on se rapelle bien ce qu'il y a eut juste avant.
cette putain capacité de croire que l'autre le sent aussi,
et qu'il la laisse venir, voir qu'il provoque, a force d'agir
comme, s'il n'était pas amputé de notre sens.
Tout cela parceque l'on a englober autre chose que soi,
dans son instinct de survit. Et quand on crois le voir,
ce n'est ces traces auxquelles l'on a faire.
"_De ce que j'en sais, si moi j'agissait de la sorte je serais un connard.
Et ce que j'en sais je te l'ai dit, donc ... "
so
"_La belle affaire, je n'ai pas entendu, comment peut tu prétendre que j'était au courant ? Ce que tu sais, le sais-je ? le savais-je ? ce savoir auquel tu attache tant d'importance..."

Alors pourquoi est ce que, sans rien faire, l'on s'écoute répondre :
"Ben ouais, je suis un connard. lâche moi."

Quite à tout rompre,
Je ne suis pas un connard.
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:41

* Message posté par Cyrillus *


krys a écrit:

? : "syd barret" premier leader de Pink Floyd, a sombrer dans la sckysophrenie, suite à l'absorbtion de drogue. lui succederons Roger Waters et David Gilmour

En prime, petit jeu de mot "a syd barret"/acide-barette(drogues).
Le batteur des floyds, dans un livre, admet qu'ils ont été un peu durs avec Barret, et qu'ils n'ont surement ps fait tout leur possible pour le soutenir .... ils l'ont juste viré du groupe .
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:43

* Message posté par Krys *


en vrac
c'est de saison
(copier/coller/couper)

De l'ecriture...


Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient)

Les textes sont indissociables de la musique et ne sont pas destinés à être mis à plat. Ils font parfois intervenir des clichés mais font appel à l'imaginaire, alors que les textes sont tellement pauvres en général dans le rock français ! Nous utilisons de l'anglais comme une facilité lorsque les morceaux se prêtent mal au français…Les paroles sont obligatoirement en retrait sur scène car nous privilégions l'identité musicale. Mais toute notre recherche vise à conserver une musique et un esprit complètement rock tout en s'attachant aux textes

Pour moi, c'est avant tout une violence intérieure. Au moment où elle sort, c'est un aboutissement de ce qui se passe à l'intÉrieur. Tu trouves les textes vraiment violents?... J'ai besoin de faire sortir de la violence parce que c'est ce que je ressens à chaque seconde. J'en ai une peur maladive et moi-même, je suis très violent, dans mes sentiments en particulier. Mes textes sont une manière d'exorciser les choses, j'espère que c'est aussi une forme de beauté. L'écriture n'est pas très facile pour moi, savoir qu'il va falloir chanter mes textes devant des gens, en studio, que cela va être gravé définitivement, en gros, qu'il va falloir assumer ce qui a été écrit. C'est de la communication à l'extrême, puisque nous sommes, parait-il, dans l'ère de la communication, mais nous ne prétendons pas inventer quelque chose, ce serait plutôt une forme ancienne de communication qui est en train de se perdre et que nous essayons de retrouver.

J'aime bien raconter des histoires, ce sont des personnages symboliques. J'aime les gens et j'aime les endroits... donc, je mets des gens dans des endroits. Ils me sont à chaque fois inspirés par plusieurs personnes dont les traits de caractère m'ont fasciné.

Nous revendiquons toute notre culture musicale anglo-saxonne, car tout ce que nous avons écouté vient principalement des Etats-Unis et de l'Angleterre. L'autre moitié vient de notre culture français et européenne. L'Europe moins l'Angleterre, j'insiste. Grâce à la poésie, la littérature, le cinéma, des gens comme Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont, Artaud... Nous sommes aussi influencés par le continent, des choses comme l'expressionisme allemand en cinéma, le flamenco en Espagne, l'Italie. Même si on ne peut pas déterminer la part d'influence de chaque culture, tout ce patchwork crée notre identité alors que l'Amérique ne sera jamais qu'une influence musicale.


Aux sombres héros de l'amer

C'est presque une banalité de le dire mais les ports dégagent quelque chose de particulier. Avec Ian, nous avons beaucoup parlé de Liverpool, qui est une ville en décomposition mais d'où quelque chose de magnifique se dÉgage. Un peu comme une fleur en décomposition. Mais malgré l'ambiance, " Les sombres hÉros de la mer " est une fausse chanson de marins, c'est une parabole au sujet de l'itinéraire dans la vie, de n'importe quel être humain qui traverse la vie bizarrement, " les océans du vide... " Jamais nous n'aurions fait de chansons de marins et cela semblait amusant de faire cette parabole. Ceci dit, j'adore les Pogues.


Le fleuve

Pour nous, le voyage représente l'ouverture. J'aime beaucoup écrire en mouvement, cela crée toujours quelque chose de nouveau. " Le fleuve " a été écrit au Canada.


What I need

" What I need " serait le manifeste rock plus classique, ce morceau est d'ailleurs venu tout naturellement en anglais. Nous avons essayé de le transformer en français mais il perdait de sa spontanéité.

Joey

C'est vrai qu'on imagine facilement Joey dans le bayou, les marécages. Les ambiances glauques de ce genre d'endroits nous inspirent.


Du ciment sous les plaine

L'angoisse et l'écriture peuvent aller de pair. Même quand je traverse une mauvaise période, je conserve une espèce d'attitude d'écrivain, je me mets dans la peau d'un auteur. C'est nécessaire pour permettre aux mots de sortir facilement. J'ai une démarche d'écrivain, je garde toujours un bout de papier et un crayon, dans l'attente du mot, de la phrase. Il est primordial d'accepter l'idée même de l'écriture, de se reconnaître un certain talent. Sinon, rien ne sort. Mais malgré cette préparation morale, j'écris assez peu. Ou alors j'écris et j'élimine après relecture. Je n'aime pas trop montrer mes textes, seuls ceux qui me sont très proches ont parfois droit de regard. Pour l'album, j'ai eu besoin de me sentir sous pression. Et à mesure que l'ultimatum approchait, je me suis mis à m'affoler. Finalement, j'ai dû partir seul à la campagne, à deux reprises, pour écrire mes textes. Je suis parti une première fois pendant une semaine, puis à nouveau pendant deux semaines. J'ai emmené une radio, du papier et un crayon. Ça prouve que je suis faible, que je n'ai pas la force de me concentrer sur l'écriture. Dès que mes copains partent en virée, je ne peux m'empêcher des les suivre. Et le lendemain, je suis tiraillé par un sentiment de culpabilité énorme, je me hais et ça me fait mal. J'ai les morceaux sur le ventre et je n'arrive pas à les cracher, c'est l'horreur. Alors, cette fois, j'ai opté pour l'isolement absolu.

J'étais très jeune. L'écriture m'est venue en même temps que passion pour le rock, vers 12 ou 13 ans. Je ne me suis jamais vraiment posé de questions, j'écrivais, c'est tout. Je lisais beaucoup de bouquins, surtout des livres de poésie. J'ai découvert des univers fabuleux qui m'ont donné envie de me jeter à l'eau, moi aussi. Ce n'est pas une question de culot, je me sentais déjà écrivain. Ça peut paraître très prétentieux, mais c'est la stricte vérité. Ça ne signifie pas que je me considère comme l'égal de Rimbaud ou Mallarmé. Non, l'écriture adaptée au rock est un exercice assez simple comparé à la littérature. Moi, je ne me sens pas encore capable d'écrire tout un livre. J'ai juste quelques fragments ici et là, quelques phrases que j'aime bien et que je conserve au cas où… J'ai dans la tête la volonté d'écrire plus que de simples chansons, mais j'ai aussi en moi le doute, comme dans tout ce que j'entreprends. Je ne sais pas si je suis vraiment capable d'écrire. Des fois, je me demande si tout ce que j'écris n'est pas tout bonnement fastidieux. Mais je garde espoir, car l'écriture est pour moi un terrain vierge. J'ai tout à y découvrir.

Des phrases à tiroir ... c'est vrai qu'il y a beaucoup de jeux de mots et pas mal de consonances ... Le côté revendicatif ou social, c'est vrai qu'on est né avec cela. Ce n'était peut-être pas représenté dans le groupe avant mais il y a eu un stade de passé. Ce qui a changé, c'est l'envie de ne pas se regarder le nombril tout le temps. Le malaise en lui-même est le même à l'intérieur qu'à l'extérieur. Par contre on est quelque part sans doute moins perméable à ce qui se passe et ça aide peut-être à cracher certaines choses qui existent encore. Le fait d'avoir tourné à l'étranger, de se balader un petit peu, replace les choses dans un contexte plus large à l'échelle de la planète. Même si tu savais tout un tas de trucs, le fait d'aller les vivre, de voir à quel point, en termes de systèmes, c'est la catastrophe partout change ta vision. Même si cela peut paraître un peu opportuniste il a fallu que j'aille à Berlin (Bertrand) et j'en ai rien à foutre de ce que l'on peut en penser ... J'ai vu l'horreur, il y avait des bouteilles de Coca Cola, le lendemain de la chute du Mur.


No, No, No

C'est bizarre parce qu'on l'a tous choisi naturellement pour ouvrir l'album et c'est le premier que l'on a enregistré. Une certaine facilité pour ce morceau, c'est le premier qu'on a fait en concert. Le meilleur. Et c'est le premier morceau dont on parle, il a un côté premier morceau, ce titre ! Il met à l'aise. C'est une histoire semi-comique, semi-désabusée, c'est l'histoire d'un type qui propose des choses extraordinaires à une fille qui lui répond toujours non. Elle lui répond qu'elle s'en fout des poèmes, de ce que peut être l'extérieur et de ce que peut être l'intérieur.


En route pour la joie

Les paroles commencent par " Qui a miné la base ? Qui a fait sauté le pont ? ". Tu sais qu'il y a une censure militaire en ce moment ? Je crois qu'on va y passer, parce qu'encore une fois, mes textes vont être pris au premier degré. C'est stupide mais fatal… Et puis, après tout, je m'en fous.


Charlie

Je ne pouvais pas écrire n'importe quoi là-dessus C'est une histoire simple. Cela me faisait penser à Séville, aux Sévillans qui ne se posent plus de questions et qui savent déjà que tenir debout, c'est beaucoup. Il a fini couché mais avant, il a donné ! C'est un truc d'ambiance clair de lune. "Charlie" par excellence


Tu m'donnes le mal

Je ne me fixe jamais sur un personnage. Dans cette chanson, ce n'est pas la personne incriminée qui m'a inspiré, mais bien celui qui souffre, c'est-à-dire moi. J'aime écrire sur l'état mental des gens. Ici, il s'agit du mien, en présence d'un être détesté. Cet état mental n'est pas banal. C'est une haine rare et profonde, qui a un effet passionnant à étudier. Je me sens d'ailleurs plus souvent inspiré par ce genre de réactions négatives que par des pensées pleines de bonheur et d'espoir. C'est souvent l'idée de malaise qui m'inspire, comme dans Tu m'donnes le mal. C'est un état limite, où tu pourrais aller jusqu'à tuer quelqu'un. J'ai déjà ressenti cela. Cette chanson étudie les limites du self-control, cette bataille interne entre ton bien et ton mal.


Si rien ne bouge

Il y a plein de choses dans "Si rien ne bouge" c'est à la fois une lettre, une confidence à quelqu'un mais il se passe énormément de choses sensibles et profondes avec de l'humour désabusé à l'intérieur de ce contexte là. On sent une influence française, des trucs que l'on aimait, Ferré, Brel, des choses comme cela.


Dernière édition par le Sam 10 Sep - 15:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:44

The holy economic war

Alors, tout le monde va penser que ça parle de Saddam Hussein, mais mes textes ne sont pas des réactions à cette guerre, ils ont été écrits bien avant. Ce n'est certainement pas parce qu'on se tire dessus en Irak que je vais changer mes textes. Ils sont ma création et j'assumerai.

au point de vue du texte, il y a un suivi sans qu'il y ait un message très cadré, c'est simplement dire que d'un côté il y a la Saint guerre économique qui est la plaie actuelle du monde moderne Je n'ai pas pu m'empêcher de faire un truc rigolo en même temps parce que c'est l'histoire de Jeanne d'Arc qui entend des voix. Ca te fais bien comprendre maintenant que tu n'as pas vraiment le choix. Tout le monde au diapason, d'abord les nations, et ensuite les individus des nations. Obligés de s'aligner sur cette espèce d'agressivité économique qui est l'enjeu absolu. La façon d'ordonner les choses actuellement c'est la façon économique.


Tout l'or

et de l'autre côté tout l'or, l'espèce de recherche d'un paradis perdu comme d'autres valeurs à retrouver dans le passé, à réinventer ; ça s'appelle " Tout l'or " parce que pour moi l'or ce n'est pas l'or. " Tout l'or " c'est la réponse, c'est une forme d'espoir, c'est une porte ouverte sur autre chose, sur des valeurs qui restent totalement à définir pour chacun. Des valeurs peut-être plus spirituelles, libertaires, mystiques et sauvages. " Tout l'or" a un côté un peu héroïque, un côté quête. C'est peut-être un peu gros mais c'est l'innocence qui est complètement bafouée.


La chanson de la main

C'est un texte que j'ai écrit en bagnole ; ça fait un peu disjoncté ; c'est une chanson éthylique, la tequila y est peut-être pour quelque chose ! D'ailleurs c'est que j'était dans un tel état que ma main n'était absolument pas à moi. C'est la description d'un certain état.


Pictures of yourself

C'est un drôle de morceau parce que le tempo est très rapide. Cela va très vite, c'est un titre plus métallique, l'idée est urbaine. C'est la course de quelqu'un, n'importe où dans le monde, en Occident. La course du miroir aux alouettes de quelqu'un qui est complètement largué, on ne nous apprend pas à nous recentrer sur l'intérieur, à rechercher une force en nous-mêmes, c'est l'explosion absolue des lumières. Les magasins sont pleins de choses, mais encore faut-il pouvoir se les payer. Dans l'histoire, on dit qu'il peut prendre ce qu'il veut, n'importe quoi dans les magasins, il ne sait même pas pourquoi il vit mais ... Il cherche des images de lui-même qui sont partout, mais sûrement pas en lui. C'est l'image de plein de gens, et maintenant, c'est la société de consommation.


Les oriflammes

pour le texte, ça donne tout une suite de tableaux avec un refrain plutôt surréaliste. C'est très difficile de faire un texte intime. La réalité est ultra dure et il faut trouver encore plus loin quelque chose à vivre. "Les oriflammes", c'est désabusé et, dans une certaine mesure, désespéré ; mais pas complètement car nous cherchons des solutions puisque nous cherchons à vivre quand même.


Elle va où elle veut

J'ai fait le texte au dernier moment pendant le mixage. (Bertrand) C'est un morceau uniquement "guitare-chant", avec une très belle ligne de guitare, des accords très touchants. Je voulais absolument l'écrire en français, mais c'était vraiment difficile de trouver quelque chose qui n'ait rien à voir avec les découpages variété / rock qui existent, trouver un autre ton. Le morceau explose seulement à la fin mais il n'y a presque rien. Tu ne peux pas te masquer derrière quoi que ce soit. Ton texte passe plein pot. Il est assez intime, avec un double sens.


Hoo doo

C'est une espèce de petite histoire dont je ne sais pas moi-même comment elle finit.


Tostaky

La plupart (des chassons) sont écrites après (la musique). Les lignes sont chantées en " yaourt ", mais j'ai renoncé à la technique qui consiste à puiser dans les sonorités du yaourt pour écrire des paroles, système qui ne s'applique en aucun cas à une autre langue que l'anglais. Le yaourt, c'est de la musique. Si on l'utilise trop longtemps sur un morceau, on l'enferme au point de ne plus pouvoir y écrire aucun texte. Certains morceaux permettent d'en sortir alors que d'autres restent sur le carreau. Pour raccorder un texte à la musique, on passe par tout un tas de circonvolutions. Et là, je n'ai toujours pas de méthode.


Alice

C'est déjà un personnage plus imaginaire…hmm.


Marlène

C'est Marlène Dietrich. Sans tomber dans l'excès et l'admiration fanatique, j'apprécie sa liberté, sa droiture, la femme qui se tient debout. J'apprécie ça chez les femmes, chez les hommes aussi d'ailleurs, mais chez elle, je trouve ça encore plus remarquable, pourquoi ? Je ne sais pas. C'est dans les faits. Tout ce qu'elle a pu vivre n'est peut-être pas à avaler, mais c'était un esprit indépendant, elle n'a pas eu peur de faire des choix. Il y a aussi chez elle des stéréotypes de la femme, on raconte qu'elle aimait voir se battre Hemingway et Orson Wells. Elle courait comme une folle après Gabin et on parle aussi d'une correspondance avec de Gaulle, de toute façon personne n'est à prendre en bloc.

Il y a cette image de Marlène accompagnant les gens vers la mort qui domine. Je me demande parfois si elle n'aimait pas la guerre ? Non, en fin de compte, je ne crois pas, elle devait prendre la guerre comme une fatalité. Ce n'était certainement pas une pacifiste, mais elle agissait clairement en se donnant de A à Z, ce qui n'est pas rien. Elle accompagnait les gens à l'abattoir, sans pour autant cautionner la guerre, comme un don véritable de soi, enfin je crois. L'ambiguïté subsiste, c'est ce qui est passionnant.


Johnny Colère

Celui là ce n'est pas moi qui l'ai écrit mais un groupe que j'aimais beaucoup et qui s'appelait les Nus. Je crois que l'on procède de la même manière, en prenant le côté totalement symbolique ; c'est absolument personne Johnny, il représente seulement le symbole dans sa toute puissance. Ce que j'ai aimé dans ces paroles, c'est cette rage, cet écho du parti unique qui revient sans cesse dans la chanson. Johnny, c'est l'anarchiste et suis plutôt d'accord avec ça, là je suis d'accord ! Mais le parti unique tel qu'on l'a connu, alors là, non ! Jouer avec le symbole pur, ça devient des personnages symboliques d'une époque. Johnny c'est aussi la tentation terroriste, la tentation extrémiste, on épouse la cause jusqu'au bout. La chanson témoigne d'une époque et d'un type de révolte qui, à mon avis, doit être abandonné pour ses erreurs mais surtout pas pour cette énergie.

Dies Irea

c'est Serge qui l'a trouvé par hasard en cherchant autre chose dans le dictionnaire. Il est tombé sur " Dies irae ", et a d'abord cru à un anagramme de Noir Désir. Quand il a vu la définition : " jour de colère ", et " premiers mots de l'office des morts ", il nous l'a proposé, et ça nous a paru une très bonne idée. Parce que cette tournée a ressemblé assez à un jour de colère aussi.

...

Je racontais mes vacances (rires). . . Au départ on est sur un mythe par rapport à l'écriture et à la musique. ()n se rend vite compte qu'on ne peut pas écrire normalement sur de la musique, surtout sur du rock, surtout dans notre langue. Mais j'ai vite eu l'impression d'aimer les mots, de pouvoir créer un truc - aussi basique, ampoulé et boutonneux soit-il.
J'ai rapidement senti que ça avait sa vérité. Pourtant, à la maison, ce n'était nullement encouragé ou considéré. Mon père travaillait alors dans l'alimentation en gros, il était dans le civil depuis peu de temps, après une carrière dans l'armée. Ma mère était institutrice mais n'a pas enseigné très longtemps. On déménageait tout le temps, mais toujours en France- c'est ainsi que je suis né à Pau. Dans ma vie, il y avait toujours des petites ruptures mais en même temps j'en connais les qualités : je suis toujours effrayé par les sédentaires, par leur manque d'ouverture d'esprit, par le fait qu'ils refusent de voir que leur monde n'est pas le monde, je devais sans arrêt être le nouveau, redécouvrir les gens... L'avantage, c'est que je pouvais dire n'importe quoi, m'inventer des personnalités, des histoires.
J'en ai beaucoup parlé, maintenant je ferme ma gueule ! C'est excessivement difficile. Il y a beaucoup de gens qui ont du talent, des choses à dire dans une forme directement littéraire alors que moi ce n'est pas le cas. Pour l'instant j'ai beaucoup de mal à détacher l'expression musicale et l'écriture. Ça viendra probablement mais il faudra que je sois dans des conditions totalement différentes ; ou alors je triche et je me dis que j'ai besoin de conditions particulières, par paresse.

J'ai peur de la solitude c'est peut-être aussi pour ça que je ne le fais pas. Je deviens fou en quelques heures d'écriture, je comprends plus rien, je suis dans ce truc, cette sorte de spirale qui s'auto-génère…

Effectivement on doit pouvoir y rentrer sans en sortir.

Ah c'est fou ! Je suis transi même pour écrire trois mots de chanson. Mais c'est vraiment excitant. Cela dit si je veux me lancer dans autre chose il va falloir que j'arrête d'en faire un plat à chaque fois que je prends un stylo ! Il faut que l'écriture soit une respiration, quelque chose de naturel sinon ça vaut pas le coup. Pour l'instant, ça me fait terriblement peur… Je n'ai pas de sujet.

J'ai pas beaucoup le temps, c'est par période, j'ai un rapport un boulimique avec les livres, en tant qu'objets. J'ai plus de bouquins qu'il ne m'est possible d'en lire. Tu vois j'emmène en tournée un grand sac de bouquins et en studio, pendant l'enregistrement de Tostaky, j'avais une malle avec une trentaine de livres ! J'ai eu le temps d'en lire deux ou trois. J'ai relu Le pont de Londres de Céline, un livre de Cendrars et quelques magazines comme le Monde diplomatique. Mais c'est dur de se détacher des ambiances pour lire. C'est pas en me retournant simplement sur le côté droit avec mon bouquin que j'échappe à ce que je suis en train de faire.

Si bien des fois, j'ai un côté très méchant qu'on retrouve d'ailleurs dans quelques chansons mais ce ne sont que des germes, jamais une véritable diffamation. C'est d'abord le style de Céline que j'aime beaucoup, j'apprécie cette verve monstrueuse, cette lave qui coule sans fin, sans limites. Par contre, ce qu'il raconte, et lui même le disait, me paraît assez incontrôlé. Et parfois même, c'est franchement n'importe quoi. C'est comme une auto-jouissance de la diffamation, du verbe, du flot. Céline décrivant une tasse de café ou une personne qui se casse la gueule, c'est déjà l'apocalypse. Moi en tout cas ça m'aide à sortir de certains blocages. Cette verve là, avec son côté populaire, me ravit complètement.

666.667 Club

Nous travaillons avec une machine qui te permet de relever le tempo d’un morceau sur une sorte de compteur. Au départ, on a fait des concours pour savoir qui allait jouer le plus vite en tapant sur le clavier. Serge, le premier, est arrivé au chiffre 666. Ensuite, nous tous – jusqu’à l’ingénieur et le producteur – sommes tombés sur ce chiffre ! D’où "le club ". C’était drôle d’avoir le chiffre de la bête et de rajouter une lueur d’espoir avec le 7.


Un jour en France

C'est aussi le deuxième septennat ! Ce n'est pas un constat exhaustif de ce qu'il y a de positif et de négatif en Fiance. Un jour en France est très subjectif, c'est une impression. C'est peut-être profondément ancré dans les Français de vouloir des politiciens honnêtes quand eux-mêmes ne le sont pas. Affirmer que tous les politiques sont pourris, ça se comprend. Les gens sont de plus en plus déçus et indignés. Mais Le Pen le dit aussi et là, ça bloque. Tu te dis "merde, j'ai dit la même chose que lui". Moi, je suis sûr que c'est un sacerdoce. Il y a des hommes politiques honnêtes, pas forcément des révolutionnaires. Mais ils sont étouffés et ça plaît aussi aux gens de croire que tout est pourri. Il faudrait pourtant réfléchir à la manière d'aborder la suite des événements. Il y a des questions qui sont aussi interdites, l'argent roi en est une. Pour moi, les termes Liberté, Egalité, Fraternité, sont des mots qui ne veulent plus rien dire. J'aime mon pays mais il y a de quoi baisser les bras. Ce n'est pas un constat, c'est encore au-delà de la colère. C'est profondément ressentir cette lâcheté extraordinaire de la majorité de la population et des gens qui ne sont pas loin de toi. C'est chacun pour sa peau, sauver les meubles. Mais nous ne sommes ni des prophètes, ni des professeurs. Ce morceau est sans prétention. C'est l'affirmation de certaines valeurs qui sont galvaudées. Mais égalité n'est pas égalitarisme et fraternité ne veut pas dire tout le monde sur le dos de tout le monde. Et bien qu'ici, nous soyons en collectif, chacun est individualiste. Ces paradoxes jamais résolus sont incontournables.


A ton étoile

Tu as raison mais les paroles ne sont pas sombres. On peut toujours s'échapper, ne plus être en phase avec le monde. Nous sommes en studio depuis la mi-juillet. Ca peut paraître long mais je peux avouer qu'il y a une première série de compositions qui n'a pas fait l'unanimité au sein du groupe. C'était trop noir, du genre descriptions de dépression... C'était chiant. Il y a eu une auto-censure. Ce n'est qu'après que je suis parvenu à trouver un autre équilibre. je suis plus intéressé par le style qu'on ne le croit. Transmettre de l'émotion, c'est ce qu'on recherche avant tout mais pas à tout prix. A ton étoile ne fait pas forcément référence au monde du spectacle, c'est une des lectures possibles. Parfois, la lumière brille mais loin, très loin et il y a du chemin à faire pouf voir les choses briller...
(Silence) C'est personne !
Sincèrement, j'espère que non !
Non, c'est tout le monde. Je n'y avais pas du tout pensé, merci (rires). Chaque fois qu'on donne quelque chose ou qu'on envoie de l'espoir aux autres, c'est pour avoir un écho, ça se mélange. Mais ce n'est pas le groupe par rapport au public.


Des Visages Des Figures

C'est une vaste question... bon je pose le café ! Dans ces mots là il y a le double sens, c'est ce qui nous intéresse. Plutôt que de parler de portraits avérés, genre "Opus n°1" : voici le portrait de ci ou de ça. On est jamais comme ça, on n'a jamais ce genre de lecture. On a des lectures un tout petit peu plus inconscient. Donc "Des Visages, Des Figures" c'est tout ce qu'on a pu vivre et explorer pour la création de cet album. Faut pas faire une lecture de premier degré comme ça, avec nous ça marche jamais.
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:46

* Message posté par Charlie *


Merci, Krys! (y'a un lien avec l'intégralité du truc, ou bien tu as fait le boulot de rassembler tt ce qui touche a l'écriture a partir de plusieurs itws?)













Ha! oui... et merci Bertrand, aussi!
B C a écrit:
Charlie

Je ne pouvais pas écrire n'importe quoi là-dessus C'est une histoire simple.
Razz
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:47

* Message posté par Krys *


Tout ce qui touche l'ecriture a partir de plusieur interview...
Si j'ai la motive je rajouterai les passage tiré de l'experience des limite, a propos de l'europe, the holy econmique war, et here it comme slowly.
puis il faut que je référance tout ca, faut que je trouve un moyen de differancier les interlocuteur les date, sans que cela soit trop fastidieux a lire. Je rajouterai peut etre aussi, les expression et leur référance.
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Sam 10 Sep - 15:58

Je rajoute ceci, que j'ai retrouvé, au fond de mon ordi :

+ Tostaky +

- Emprunté : qui manque d'aisance, de naturel.

- Diadème : 1. couronne se plaçant en bandeau comme signe de royauté
2. parure féminine se plaçant en bandeau en haut du front.

- Désinvolte : 1. naturel, souple, à l'aise
2. sans-gêne, impertinence.

- Lascive : 1. encline aux plaisirs sexuels
2. qui évoque la sensualité.


+ Du ciment sous les plaines +

- Hosanna : chant de joie et de triomphe provenant des liturgies juive et chrétienne.

- Narcisse : 1. plante bulbeuse à fleurs jaunes ou blanches, de la famille des amaryllidacées
2. personne éprise exclusivement d'elle-même.

- Oriflammes : 1. bannière d'apparat
2. étendard des rois de France.

- Interlope : Employé comme adjectif : 1. illégal ; 2. louche, suspect.
Employé comme nom : (vieilli) navire marchand trafiquant en fraude.


+ Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient) +

- Moleskine : 1. tissu de coton satiné
2. toile recouverte d'un enduit lui donnant l'aspect du cuir.

- Saper : 1. creuser une sape sous les fondations d'un ouvrage militaire
2. détruire par un long travail caché (le moral d'un groupe, une entreprise...)
3. éroder une falaise, un mur en parlant du travail des eaux.

- Corolle : ensemble des pétales d'une fleur, formant le second verticille.

- Ecorchés vifs : personne qui est gravement blessée (moralement) et extrêmement sensible.

- Mezcal : boisson alcoolisée mexicaine extraite de l'agave.


+ 666.667 club +

- Persiennes : contrevent formé de lames inclinées laissant circuler l'air tout en protégeant du soleil.

- Deliter : à la forme pronominale : se désagréger sous l'action de l'eau.

- Cataleptique : qui est sujet à une paralysie momentanée.

- Cyclopéen : relatif aux cyclopes, immense.

- Vibrionner : familièrement, s'agiter en tout sens, s'activer continuellement.

- Réminiscence : 1. souvenir vague qui n'est pas consciemment reconnu comme tel
2. souvenir imprécis
3. en philosophie, théorie platonicienne selon laquelle la connaissance est le souvenir fragmentaire d'un savoir inné à l'âme.

- Oblongue : qui est de forme allongée.

- Exutoire : dérivatif utilisé pour se débarrasser de quelque chose, d'une contrainte.


+ des Visages des Figures +

- Peanuts : familièrement : rien du tout.

- Méandres : 1. sinuosité d'un cours d'eau
2. ornement architectural
3. ruse, détour.

- Communiante : celui/celle qui effectue sa première communion, dans la religion catholique.

- Luxuriance : grande abondance.

- Hémicycle : 1. demi-cercle, surtout en architecture
2. salle demi-circulaire.

- Fourches caudines : Les peuples samnites, installés sur les territoires compris entre la Campanie et le Latium, à l’ouest, et l’Adriatique, à l’est, durent soutenir trois guerres aux ~ IVe et ~ IIIe siècles pour tenter d’arrêter les conquêtes romaines. Au cours de la deuxième guerre samnite en ~ 321, deux légions commandées par les consuls Veturius Calvinus et Spurius Postumius Albinus Regillensis s’engagent dans un défilé à l’est du Caudium, non loin de Capoue. Elles s’y retrouvent cernées, ne pouvant ni avancer ni reculer. Incapables de résister, les deux légions romaines furent contraintes de passer par les conditions humiliantes exigées par les Samnites. Chaque légionnaire, après avoir jeté ses armes, dut baisser la tête devant les Samnites rassemblés et passer, au milieu des insultes, des quolibets et des jets de pierres, sous un joug formé de deux lances plantées en terre et d’une troisième attachée transversalement.
Le nom de Fourches Caudines est resté dans l’histoire comme symbole d’humiliation. Pour les Romains, qui aspiraient à la conquête du monde, il suffira qu’au plus fort des périls on évoque cette journée honnie pour que toute la population rassemble ses énergies et refuse de capituler.

- No pasaran : signifie "ils ne passeront pas".

- Opaline : employé comme adjectif : dont la teinte laiteuse et irisée évoque l'opale
Employé comme nom : verre dont la teinte laiteuse et irisée évoque l'opale ; objet fabriqué avec ce verre.

- Calanche : familièrement, mourir.

- Capiteux : montant à la tête, excitant.

- Métempsycose : réincarnation successive de l'âme dans plusieurs autres corps.

- Multiséculaire : ayant duré plusieurs siècles ou ayant plusieurs siècles.

- Arcane : opération secrète et mystérieuse.

- Globophages : néologisme (?) [globe=terre ; phage = manger] (?).


+ Nous n'avons fait que fuir [basée sur la transcription de Chamane - je crois] +

- Oripeaux : vieux vêtements voyants.

- Carrousel : 1. parade de cavalerie, lieu de cette parade
2. succession continue et intense
3. récipient utilisé pour la projection de diapositives
4. dispositif permettant de placer plusieurs disques compacts dans un appareil et d'y accéder
5. manège forain (Belgique).

- Calandre : 1. machine permettant de glacer le papier, de lustrer des étoffes
2. machine pour le repassage (Belgique)
3. garniture placée devant le radiateur des véhicules automobiles
4. charançon parasite de céréales
5. alouette du sud de l'Europe
Forme dérivée du verbe "calandrer" : 1. lisser, lustrer des étoffes avec une calandre
2. repasser (Belgique).

- Litanie : prière formée d'une suite d'invocations brèves
(figuré) discours long, répétitif et ennuyeux.

- Effluent : employé comme adjectif : qui s'écoule d'une source
employé comme nom : cours d'eau en provenance d'un lac ou d'un glacier
(au pluriel) résidus, déchets rejetés dans le biotope (les effluents radioactifs).

- Palétuvier : variété d'arbres tropicaux comprenant la mangrove.
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Lola Parabellum

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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Jeu 29 Sep - 20:44

Rendez nous l'interpretation de Comme elle Vient par Erwann et Slippeur ! flower
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Ven 30 Sep - 10:20

Ahn oui... L'exégèse la plus complète qui ait jamais été... Dommage de l'avoir perdue... Sad

Enfin bon, les références à Buffy contre les vampires ("Hurler à la lune", le "pieux", etc.) et à Zidane ("reprendre de volée d'aussi loin" par exemple) étaient évidentes. C'est acquis bounce

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Bouzak
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Mer 10 Jan - 16:09

Allez, je remonte ce topic, parce que je suis tombé sur un truc de Nietzsche dans Par-delà bien et mal (pardon) à propos de "au sud je reviens" (dans ma mémoire, je ne sais plus sur quel forum, quelqu'un avait demandé si c'était une boussole intime, et je ne me souviens plus des autres interprétations) :

Citation :
A supposer qu'un homme aime le Sud comme je l'aime, comme une grande école de guérison, au sens le plus spirituel et le plus sensuel, comme une plénitude et une transfiguration solaires irrépressibles qui se répandent sur une existence souveraine, ayant foi en elle-même : eh bien, un tel homme apprendra à se tenir quelque peu sur ses gardes face à la musique allemande, parce qu'en détériorant et en faisant régresser son goût, elle détériore et fait régresser sa santé.

Citation :
Tout bien considéré, nulle beauté, nul sud, nulle trace de cette clarté méridionale et raffinée du ciel, nul soupçon de grâce, nulle danse...

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krys



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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Mer 10 Jan - 19:35

Dans lost, il est question de "trouver le sud, sans perdre le nord", je crois qu'il est question d'aller vers quelque chose de plus lumineux. Mais que parler de lumière, ca fait feu de la rampe, papillon.

Après, ca n'a peut-être rien à voir. les interviews de l'époque indique qu'il ait vécu un temps sur Paris, et qu'il soit redescendu dans le midi (Marseille je crois) histoire de faire profiter d'un meilleur cadre (humain) de vie à l'enfant. (Ca reste une chanson sur la paternité.)
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Mer 10 Jan - 21:25

Exact, oui, ça irait beaucoup plus dans la direction de Lost ("tu dois devenir", "encore une fois c'est la vie qui s'entête"...) que dans celle de L'enfant-roi, encore que dans les deux cas, il y a perte ("rien ne m'appartient") et retour au "sud" (c'est "je" qui revient, pas tellement l'enfant, remarque).

Je décrirais autrement le "solaire", le "sud", que comme une direction dans laquelle marcher - qui fait effectivement "feux de la rampe", parce que lorsqu'on est perdu, on n'a plus, ne sait plus vraiment quel phare suivre. Plus quelque chose d'impromptu, qui nous tombe dessus et dont on ne réalise qu'après qu'on l'a trouvé. Ca me fait penser à un combat remporté en soi-même, une voile gonflée qui trouve le vent et qui se plaît à l'avoir dans le dos. Une luminosité, oui, mais pas au sens de "foi" ("Après les certitudes, Au-delà des bords").
Ca me fait assez penser à l'apollinien chez Nietzsche mais je trouve pas de citation qui convienne réellement.

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Dune

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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Mer 10 Jan - 21:31

"son" sud, chacun a "son" sud...
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Jeu 11 Jan - 12:07

Dune a écrit:
"son" sud, chacun a "son" sud...
Geometrie spherique
Et dire, que Scott et Amundsen se sont échigné à démontrer qu'on avait plus ou moins le même. D'ailleur une fois que t'as trouver le sud, le nord c'est droit devant toi. Enfin, il y en a un qui a surtout demontrer (par l'absurde) que le huski etait un meilleur chien de traineau que le poney.

Géometrie Euclydienne
Dans lost, Ca part d'un jeu de mot, sur l'expression "perdre le nord", et un bête opposition trouver/perdre, sud/nord... (effet de style déja présent dans toujours etre ailleur "les main vers l'est, les yeux vers l'ouest") Apres il a trancher la chose de manière, a traduire l'idée de désorientation, parcequ'une fois que tu as le sud, normalement, t'as le nord avec.

Figures Impossibles
Moi a l'époque, j'écoutais en parallèle. Brassens "le testament", ou l'expression "perdre le nord", prends le sens d'éperdition amoureuse. Mais bon à l'epoque je trouvais de l'eperdition amoureuse dans la notice des paquets de céréales.
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Jeu 26 Avr - 16:47

Son style 2 : 'la mer est imense' le premier vers est egalement le premier ver de "la mer est immense" version française (graheme alwrigt) de "the water is tide" http://www.floridamemory.com/Collections/folklife/mps/Beers_Family.mp3

Alice : 'sous le ciel électrique des televisions'
Gazing on a city under television skies
Television skies, television skies

(My Eyes Have Seen You : Jim morrison/The doors)
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Jeu 13 Sep - 16:49

en fait, je me demande avec un ami, quel est le sens secret de la chançon "A l'Envers, A l'Endroit"
je soupsonne une réflexion sur les phénomènes de masse, mais je suis peut être loin
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MessageSujet: Re: Toutes les questions que vous vous poser sur les chansons   Jeu 13 Sep - 17:15

Pas de sens caché, seulement des interpretations possibles.

A un niveau de lecture générale, ça peux causer de la désapropriation identitaire : Lorsque l'on te cite, que l'on aille dans ton sens, ou en sens inverse, au final on s'est toujours permis de parler en ton nom.

A un niveau plus particulier... dans le monde l'entreprise, (Le clip de gondri traite de la mécanisation de l'humain, comme les temps moderne de chaplin)

En l'occurance chez Vivendi... C'est pas sans rapport, avec la lettre à Jean Marie Messier.
Je te renvoie aux interviews de l'époque.
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