| envisager un autre cycle |
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 CPE (fallait bien)

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
Bouzak
Administrateur


Nombre de messages : 985
Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: CPE (fallait bien)   Jeu 16 Mar - 13:50

Marc-Olivier Padis (rédacteur en chef de la revue Esprit ; il a publié en 2004, avec Thierry Pech, Les Multinationales du cœur (Seuil)). a écrit:
Lors de son intervention télévisée du dimanche 12 mars pour défendre son projet de contrat première embauche (CPE), le premier ministre, Dominique de Villepin, a adressé trois messages différents au sujet de la jeunesse. La combinaison approximative de ces trois messages, en rendant illisible la notion même de "jeunesse", omniprésente dans la justification du CPE, explique sans doute autant que le fond du projet lui-même la réception négative de ses explications auprès de la population concernée.

Le premier message vise à rassurer "les parents et leurs enfants" : le gouvernement comprend leur inquiétude et cherche à améliorer l'entrée des jeunes dans la vie active. C'est une posture paternaliste qui vise à rassembler en pointant les angoisses collectives. Ici, le premier ministre s'adresse au jeune comme à un mineur, encore très proche de ses parents, soutenu par un projet familial tant que durent ses études ou ses laborieux premiers pas dans la vie active. Par extension, la nation apparaît comme cette grande famille collectivement soucieuse de l'avenir de ses enfants, où l'employeur n'est désireux que du succès de "son jeune" et où un "accompagnateur référent" survient dans l'entreprise comme un substitut de la figure parentale, un mixte improbable du maître compagnon d'ancienne mémoire, du contremaître des temps industriels et du maître de stage mi-professeur, mi-grand frère. La figure paternaliste gouvernementale doit trouver dans l'entreprise un relais éducatif et protecteur. Protéger et rassurer, tout en rassemblant autour de soi la grande famille de la nation (le premier ministre n'a pas manqué de rappeler son "amour pour la France"), tel est le premier volet du discours sur la jeunesse.

Le second volet développe une image toute différente. Il s'agit du thème de la "crise des banlieues". Le premier ministre a justifié la rapidité de l'adoption du CPE par le rappel des émeutes de novembre. Ici, la cible de la mesure change : ce sont "les jeunes les plus en difficulté". Le terme de "précarité" hésite entre plusieurs acceptions lors de l'intervention télévisuelle : pour la journaliste qui interroge Dominique de Villepin, il désigne une fragilisation du statut salarial. Dans la bouche du premier ministre, le terme renvoie à la situation de non-emploi. Le CPE est alors défendu comme un moyen permettant l'entrée dans le travail des jeunes non qualifiés, ceux-là mêmes, suppose-t-on, qui ont brûlé des voitures en novembre. Le discours ne s'adresse plus aux parents qui paient les études de leurs enfants puisque le premier ministre indique que les jeunes diplômés auront probablement accès à un CDI classique. Il ne s'agit plus de rassembler la grande famille de la nation autour de ses chères têtes blondes, mais de rappeler qu'il existe une grave crise d'intégration. Le malaise des banlieues en est un symptôme, mais la cause directe en est un taux de chômage inacceptable. En se situant dans le registre de la crise de notre modèle d'intégration, le premier ministre ne s'adresse plus aux étudiants qui manifestent contre lui, mais aux exclus du parcours scolaire, auxquels il propose des mesures visant à "amplifier l'apprentissage" et à augmenter les droits à la formation. On parle ici à deux jeunesses différentes, aux parcours différenciés, l'un généraliste et de longue durée, l'autre technique, spécialisé, et destiné à conduire à brève échéance à la vie active.

Le CPE, curieusement, doit donc jouer un double rôle, l'un consistant à rassembler parents et enfants dans le refus du pessimisme et à rouvrir des perspectives d'avenir communes pour le pays, l'autre revenant à traiter la fracture sociale en offrant un instrument adapté aux jeunes les plus en difficulté. On ne sait plus si le CPE est un projet universaliste, s'adressant à tous les jeunes, ou une version large des contrats aidés, qui sont par nature particularisants. Famille rassemblée ou crise républicaine ? On s'adresse aux exclus du système scolaire comme à ses gros bataillons, tous censés présenter pour les employeurs le même handicap : être jeunes.

Le troisième volet du discours achève de brouiller le message. Le CPE serait le moyen de combattre la fragmentation des premières expériences professionnelles : stages, CDD, intérim, temps partiel. Le diagnostic porte ici sur le marché du travail. Ce sont les jeunes qui subissent en premier lieu la flexibilité. La stratégie du CPE serait alors de les installer dans la durée tout en levant l'obstacle psychologique que représenterait leur embauche. L'idée est que le jeune ne subira pas de licenciement au cours de sa période d'essai de deux ans parce qu'il saura s'intégrer à l'entreprise. Il est vu comme un acteur de sa propre vie, un majeur capable de faire ses preuves (et non plus un mineur à materner). Mais, pour qu'il fasse ses preuves, il faut lui tailler, sur mesure, un statut salarial différent des autres : en somme, il ne peut prouver qu'il est un salarié comme un autre que s'il ne dispose pas du même statut que les autres.

Le premier ministre a donc composé un portrait en mosaïque de la jeunesse dont l'ajustement a de quoi laisser perplexe. L'analyse hésite entre le registre paternaliste (préparons l'avenir de nos enfants), social-intégrateur (il faut répondre à la crise des banlieues) et pragmatique (laissons-leur la chance de faire leurs preuves). Son idée implicite de la "jeunesse" est singulièrement confuse : elle associe la volonté de libérer l'inventivité des jeunes à celle de materner "nos enfants", à travers un dispositif à la fois particulier et universaliste, et qui vise à faire accéder les jeunes à la condition commune du salariat par un contrat dérogatoire !

Il faut bien, conclut le premier ministre, répondre aux "problèmes des jeunes". Mais pourquoi recourir à cette formule toute faite ? N'y a-t-il pas plutôt un problème de la formation, un problème du marché du travail, un problème de la promotion sociale ? La jeunesse est considérée comme un handicap, un sujet d'inquiétude, de stigmatisation, de différenciation. Il y a une incertitude fatale dans le discours qu'on veut adresser aux jeunes : parle-t-on aux exclus de l'école, aux lycéens, aux étudiants, aux jeunes actifs, aux diplômés, aux apprentis, aux chômeurs ? On ne peut tous les faire entrer dans la même catégorie qu'à la condition de ne parler qu'en termes très généraux. Depuis vingt ans exactement (manifestations contre la réforme de l'Université en 1986), ce type de discours ne produit rien d'autre qu'incompréhension et rejet. Personne ne peut se reconnaître dans le miroir brisé renvoyant trois images aussi négatives de la jeunesse : infantilisation, handicap social, précarité.

A l'inverse du contrat nouvelle embauche (CNE), qui visait une situation économique objective (celle des très petites entreprises), le CPE donne consistance à une catégorie vague à laquelle personne ne souhaite s'identifier. On se mobilise non par inconscience ou manipulation, mais pour répondre à un discours politique qui laisse entendre, une fois de plus, que les jeunes sont une charge pour la société et non une ressource d'avenir.

_________________
Nous on reste à crier
Que ça nous blesse
Que l'infiniment grand petit ici on déteste
A mettre au feu
Ta gentillesse
A dépolir le vert qui coule de tes yeux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouzak
Administrateur


Nombre de messages : 985
Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Jeu 16 Mar - 14:00

Avec la création du CPE, après le CNE, quatre contrats de travail sont désormais à disposition des employeurs (outre l'intérim) :

Les textes de lois

- Le projet de loi pour l'égalité des chances ( http://www.assemblee-nationale.fr/12/projets/pl2787.asp ), instituant le CPE.
- L'ordonnance n° 2005-893 du 2 août 2005 relative au contrat de travail nouvelles embauches ( http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCX0500188R).
- Les articles L. 122-1 à L. 122-3-11 du Code du travail sur le contrat à durée déterminée ( http://lexinter.net/Legislation5/contrats_de_travail_a_duree_determinee.htm ).
- Du contrat de travail dans le Code du travail ( http://lexinter.net/Legislation5/contrat_travail.htm ).

Le CDI (contrat à durée indéterminée)

Public: tous, sans limitation de durée

Rupture: l'employeur peut à tout moment rompre le contrat, mais il doit alors se conformer aux règles du licenciement (motif économique, individuel ou collectif justifié)
Garantie pour le salarié (en cas de licenciement)
- Préavis: de un à deux mois selon l'ancienneté
- Indemnité compensatrice de congés payés: comme pour le CDD.
- Indemnité légale de licenciement: au moins 1/10e du salaire mensuel de référence par année de présence, doublée en cas de motif économique, et sauf convention collective plus avantageuse. Il faut au moins deux ans d'ancienneté pour y prétendre.

Le CDD (contrat à durée déterminée)

Public: tous, mais le recours au CDD, renouvelable une fois, est théoriquement réservé à des cas précis (emplois saisonniers, remplacement temporaire d'un salarié, accroissement ponctuel de l'activité, etc).
Un CDD ne peut pourvoir durablement un poste.
En principe sa durée, renouvellement inclus, ne peut excéder 18 mois.
Lorsqu'un CDD prend fin, il n'est pas possible d'avoir recours sur le même poste à un nouveau CDD avant l'expiration d'un "délai de carence", égal au tiers de la durée du contrat précédent.
Rupture: L'employeur doit justifier toute rupture anticipée du contrat
Garantie pour le salarié (à l'issue du contrat)
- Indemnité de congés payés: si le salarié n'a pas pris ses congés, il reçoit une indemnité égale à 10% de sa rémunération totale brute
- Indemnité de fin de contrat: 10% au moins de la rémunération brute totale

Le CPE (contrat première embauche)

Public: moins de 26 ans embauchés dans des entreprises de plus de 20 salariés.
Motifs de rupture:
- C'est un contrat à durée indéterminée (CDI), mais il débute par une "période de consolidation" de deux ans pendant laquelle il peut être rompu sans justification.
- En cas de rupture du contrat durant les deux premières années, un nouveau CPE entre l'employeur et salarié pourra être conclu après un délai de carence de trois mois.
Garanties pour le salarié en cas de rupture:
- Préavis: le salarié, présent depuis au moins un mois, bénéficie d'un préavis de deux semaines pour un contrat de moins de six mois et d'un mois pour un contrat plus long.
- Indemnité: elle est égale à 8% du montant total de la rémunération brute due au salarié depuis la conclusion du contrat.
S'il ne présente pas les conditions ouvrant droit à une allocation chômage, et s'il a travaillé au moins quatre mois, chaque jeune a droit pendant deux mois à une allocation forfaitaire de 16,40 euros par jour.
- Formation: le droit individuel à la formation (DIF) s'ouvre dès la fin du premier mois, au lieu d'un an pour les autres contrats.

LE CNE (contrat nouvelle embauche)

Public: réservé aux entreprises du secteur privé disposant d'un effectif maximal de 20 salariés. Sont exclus les emplois à caractère saisonnier.
Motifs de rupture: mêmes conditions que pour le CPE.
Garanties pour le salarié en cas de rupture:
- Préavis et indemnité: comme pour le CPE.
- Formation: droits identiques à ceux des contrats à durée déterminée (CDD), mais l'accès au DIF est limité à la première année.


(source : nouvelobs.com)

_________________
Nous on reste à crier
Que ça nous blesse
Que l'infiniment grand petit ici on déteste
A mettre au feu
Ta gentillesse
A dépolir le vert qui coule de tes yeux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouzak
Administrateur


Nombre de messages : 985
Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Jeu 16 Mar - 14:03

Ca me rappelle le connard de chef d'entreprise sur France 2 (j'ai oublié le nom de l'émission) qui disait que c'était à l'entreprise de former le jeune (! - c'est à se demander à quoi ça sert de faire bac +5 pour que toute sa formation soit reniée par le monde de l'entreprise, bientôt ils nous supprimeront les facs - hein m'sieur LMD).

_________________
Nous on reste à crier
Que ça nous blesse
Que l'infiniment grand petit ici on déteste
A mettre au feu
Ta gentillesse
A dépolir le vert qui coule de tes yeux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouzak
Administrateur


Nombre de messages : 985
Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Sam 18 Mar - 13:31

Pétition :

http://ns2821.ovh.net/~stopcpe/petition/php/index.php

_________________
Nous on reste à crier
Que ça nous blesse
Que l'infiniment grand petit ici on déteste
A mettre au feu
Ta gentillesse
A dépolir le vert qui coule de tes yeux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peps



Nombre de messages : 225
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Lun 20 Mar - 18:12

C'est signé !

Merci Johann.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouzak
Administrateur


Nombre de messages : 985
Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mar 28 Mar - 16:50

Bon n'allez, zoup' , un p'tit point sur le CPE, même si j'ai pas trop la tête à ça en ce moment.

Alors déjà, mes cours de philo économique, j'ai toujours zappé parce que ça me gonfle (surtout quand ça repose sur des concepts débiles dont on voit tout de suite les failles - sauf Marx, j'adore ^^).
Au vu de l'énorme mobilisation contre ce projet et comme je suis "jeune", j'ai bien dû comprendre un peu pourquoi ça manifestait Razz (d'ailleurs j'ai piqué un drapeau d'un syndicat tout à l'heure, le blanc derrière peut resservir ^^). J'ajoute que je suis assez étranger aux problèmes des exonérations, des CDI, CDD, de comment ça marche exactement, bref, je découvre Embarassed (donc si je me plante, rectifiez-moi).

Donc CPE, pas d'accord pour deux raisons principales qui reviennent souvent :
- Période d'essai de deux ans (sic).
- Licenciement sans donner de motif.

La justification qui revient souvent du CPE : réduire la peur d'embaucher en augmentant la facilité à licencier => réduire le chômage chez les jeunes.

C'est déjà une chose que je ne comprends pas. Selon ce lien ( http://www.geoscopie.com/themes/t441cho.html ), il faut distinguer taux de chômage et taux d'activité, le second étant plus représentatif que le premier : il mesure les personnes travaillant effectivement parmi la population en âge de travailler ; alors que le taux de chômage mesure les chômeurs par rapport à la population en âge de travailler qu'elle ait ou non du travail [il faudrait donc définir ce qu'est un "chômeur", puisqu'il semble que ce soit autre chose qu'une personne n'ayant pas de travail et les définitions ne sont pas universelles ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage et http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4meur )]. Bref.
En quoi le CPE peut-il faire baisser le chômage ou augmenter le taux d'activité ? Je veux dire, en admettant qu'un patron ait peur d'employer un jeune, le poste ne reste pas vacant, il est donné à quelqu'un d'autre de toute manière. En quoi donner à un jeune le travail d'un "vieux" peut-il créer de l'emploi, le taux d'activité ne grimpera pas, pas plus que le taux de chômage ne diminuera (sinon en jouant sur les définitions et les statistiques) ? Si je ne me trompe pas, c'est simplement un fantastique cadeau aux patrons (je vais pas partir là-dessus).
Effectivement, c'est possible que ça réduise le chômage chez les jeunes, mais en augmentant celui des "vieux". Donc rien ne bouge au final, si ? Où va aller la personne à laquelle on donnerait le poste à la place du "jeune" ? (ce qui créé d'autres problèmes : soit elle est bien qualifiée pour ce poste donc c'est normal de l'avoir, soit elle est surqualifiée et elle l'a pris parce qu'elle ne trouvait rien d'autre ; et si un jeune est parfaitement qualifié pour ce poste il n'a pas a accepter une période d'essai de deux ans durant laquelle on peut le licencier sans motif - on revient sur le cadeau aux patrons).
Le CPE donnerait aux patrons une possibilité plus facile d'apporter de l'expérience au jeune alors ? Mais ça, c'est du domaine de l'enseignement, pas celui de l'entreprise. De plus, comme le dit le texte que j'ai cité en premier, "jeune" recouvre une population tellement disparate que c'en est incompréhensible (en plus, ça sert pour attaquer les étudiants "bourges" qui manifestent en les traitant d'égoïstes en ne pensant pas aux "jeunes des banlieues" - le problème, c'est que c'est le CPE qui ne fait pas de distinction entre un "jeune des banlieues" de 21 ans sans diplôme et un "jeune étudiant" de 21 ans licencié de socio).

Est-ce qu'en embauchant un "jeune", cela permettrait de libérer le "vieux" pour créer d'autres postes ? Je n'en suis pas tellement sûr (surtout que la logique actuelle cherche plutôt un maximum de profit pour un minimum de dépenses), mais ce n'est pas trop important pour moi là puisqu'il faudrait critiquer le système entier. Mais en admettant que ce soit vrai et possible, le CPE le peut-il ? Peut-être oui. Mais encore une fois, ce n'est pas le problème : il s'agit de donner plus facilement du travail aux jeunes.
Or il est incroyable que Villepin ose proposer seul une réponse, avec l'aide du 49-3, où personne n'a été consulté, qui remette en cause le code du travail et à un an des présidentielles ! Il propose une réforme qui touche un problème profond sans consulter personne, alors qu'il faut consulter jeunes, syndicats et patrons puisque nous sommes en démocratie et que la diversité des points de vue doit mener à un consensus qui satisfasse le plus grand nombre (je dis pas que je suis d'accord sur le fond avec ce principe, mais, actuellement, c'est une réalité de fait indiscutable). Et cela nécessite du temps, un programme solide et une confiance réciproque (tout ça n'est absolument pas réuni en France depuis le 21 avril).

Je ne me sens pas tellement qualifié pour juger "objectivement" le CPE (bien que je pense qu'effectivement il ne fasse qu'augmenter la précarité en rassemblant divers points des contrats déjà existants - je ne vois pas comment le CPE compte créer et stabiliser de l'emploi (j'aimerais vraiment qu'on m'explique * ) - et fait partie, pour moi, d'un vaste plan contre l'enseignement et de l'asservissement au monde de l'entreprise) mais la méthode de Villepin est de toute manière insultante.
Certains disent "wait and see". Le problème, c'est qu'en démocratie où tout le monde a été d'accord pour essayer le truc où bien personne n'a été consulté et n'a pas à admettre qu'on lui force la main tout en lui reconnaissant a côté le droit d'ouvrir sa gueule et de penser (nan, la démocratie, c'est pas "cause toujours").

* Tiré du monde.Fr (questions à un pro-CPE - http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-734511,55-750833,0.html ) :

Coolbens : Comment un nouveau contrat crée-t-il des emplois qui n'existent pas ?

Olivier Vial : L'exemple du CNE et de son succès a inspiré la création du CPE. Le premier bilan du CNE fait apparaître qu'on a environ 355 000 contrats qui ont été signés et au moins 120 000 créations nettes d'emplois. Le ressort de ces créations, c'est qu'une entreprise a souvent des difficultés à savoir si le marché sur lequel elle se positionne est un marché porteur à plus ou moins long terme ; même quand la croissance revient, elles mettent souvent longtemps à embaucher quelqu'un, de peur que la conjoncture se retourne.

En assouplissant le marché du travail, comme l'ont fait tous nos partenaires européens, on permet de diminuer cette crainte des employeurs et ainsi de les inciter à saisir toutes les opportunités de créer de l'emploi.


- Les chiffres du CNE sont contestés comme pas encore fiables.
- Le ressort de ce dynanisme tiendrait dans la simplification de la procédure de licenciement. Or, à peine avant, le même Olivier Vial a dit que ça ne modifiait en rien le droit du travail et que les licenciement abusifs seraient sanctionnés pareils donc : quelles différences avec les contrats existants ? Si c'est un simple problème de bureaucratie, pourquoi deux ans d'essais ?
- La précarité, même au niveau de l'entreprise (puisque selon Vial l'entreprise est sous la menace d'une conjoncture incertaine [mouais]), retombe de toute manière sur l'employé donc encore une fois : pourquoi un contrat spécial ? De plus, le CPE concerne les grandes entreprises, donc on peut penser que la conjoncture y est étudiée et que elles n'embaucheront pas plus même avec un CPE (à moins qu'elles puissent en tirer profit pour elles - c'est la précarité).

Non, vous en pensez quoi ? Le noeud du CPE c'est "en France, on ne licencie pas assez facilement par rapport aux exigences du monde du travail", est-ce que c'est vrai ? Comment ça marche dans les autres pays ? L'histoire de la France joue contre elle ? scratch

J'ai beau me poser ces questions, lorsque je regarde ou que je lis des trucs, les arguments des anti-CPE me semblent plus justes, plus argumentés que les autres qui ressassent toujours la même chose sans creuser plus loin et sans savoir répondre aux objections (les chiffres sont-ils vrais ? Faux ?). Mais de toute manière, le principe de réalité permet de passer outre ces questions : les manifs durent, donc la question de la pertinence du CPE laisse maintenant place à d'autres problèmes.

_________________
Nous on reste à crier
Que ça nous blesse
Que l'infiniment grand petit ici on déteste
A mettre au feu
Ta gentillesse
A dépolir le vert qui coule de tes yeux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dune

Dune

Nombre de messages : 787
Date d'inscription : 26/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mar 28 Mar - 18:32

Je vais me faire l’avocat du diable, même si je ne suis vraiment pas une inconditionnelle du CPE.
Dans les boîtes, pas trop grosses, il y a vraiment un blocage en matière d’embauche en raison des difficultés à licencier lorsque ce serait nécessaire. Trop petites pour pouvoir reclasser en cas d’erreur, pas assez riches pour avoir envie de courir le risque de devoir payer des indemnités pour licenciement abusif. « Abusif » étant un terme qui tombe vite sur le nez. Pas forcément envie, non plus, de se lancer dans des procédures fastidieuses et parfois injustes pour contourner le problème.
Je parle de sociétés qui ne font pas de bénéfices hors normes et dont les patrons ne sont pas si « méchants ». Ils veulent juste que leur entreprise fonctionne le mieux possible.
Ce n’est pas si aberrant de vouloir licencier quelqu’un dont le poste n’est plus justifié pour différentes raisons. Parfois, il n’y a plus assez de travail pour un salarié embauché quelques mois auparavant dans une période plus faste. (Le CDD n’étant pas une très bonne réponse puisqu’il faut le justifier en précisant dans le temps le surcroît de travail. Il faut même faire le détail, sur le contrat, des dossiers qui créent ce besoin.)
Dès qu’on ne rentre pas dans la procédure de licenciement économique, c’est une vraie galère. Il faut savoir que pour qu’il y ait licenciement économique, il faut vraiment que la situation de la société soit critique. L’employeur aimerait justement éviter cette situation critique en intervenant avant qu’elle ne le devienne.

Donc, dans ces sociétés, on hésite, on calcule, on reporte, on réfléchit encore… En fait, on s’éternise sur l’opportunité d’embaucher ou pas. En attendant que cette incroyable décision soit prise, les salariés en place composent comme ils peuvent avec le boulot qui, lui, ne se fait pas attendre.
Le CPE concerne les jeunes. On ne peut pas oublier que les entreprises sont très frileuses lorsqu’il s’agit de les embaucher. Pour les mêmes difficultés à les débaucher, elles préfèrent parier sur des personnes qui ont déjà acquis une expérience.

De plus, je ne pense pas que ce soit l’intérêt d’un employeur de licencier quelqu’un qu’il a formé à un poste (parce que, mine de rien, il y a, le plus souvent, une période d’adaptation. Et dans certaines branches, elle peut être longue) si tout se passe bien. Licencier pour rien, dans les deux ans, pour le plaisir de mettre quelqu’un d’autre à la place ? Je vois plutôt ce genre de méthodes chez les grosses boîtes qui abusent déjà des CDD parce qu’ils peuvent contourner la législation en raison de leurs gros effectifs qui rendent impossible de vraiment contrôler ces contrats. Peu scrupuleuses, bien épaulées par des services juridiques, elles arrivent à jouer des CDD, avec beaucoup de talent. Donc, rien de bien nouveau sous le soleil.

En fait, je suis « étonnée » que le CNE, lui, n’ait pas fait plus de bruit. Il touche les travailleurs de tous âges mais ne concerne que les entreprises de moins de vingt salariés. On ne doit pas porter le même intérêt aux salariés des petites structures… Sont pourtant nombreux. Ca me fait penser aux 35 heures. Tout le monde a l’air de croire que le bénéfice des RTT est acquis pour l’ensemble des travailleurs alors que ce n’est pas une réalité pour une grande partie des salariés des petites entreprises. Faut croire que les syndicats ne se préoccupent pas des personnes qui n’auront pas l’occasion de voter pour eux à l’exception des élections prud’homales.

Maintenant, il y a le problème du logement, des prêts…qu’engendre forcément la précarité. Et c’est là, que pour moi, ça coince.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bouzak
Administrateur


Nombre de messages : 985
Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mar 28 Mar - 18:58

D'accord mais :
- Quid des deux ans d'essais ? Si c'est un problème de conditions de licenciement, qu'est-ce que ça vient faire là ?
- Comment le CPE peut-il créer de l'emploi ?
- Qu'appelles-tu, concrètement, "jeune" ?
- Apparemment, Vial explique que si quelqu'un estime que son licenciement n'est pas justifié, il peut toujours demander à la justice de s'en saisir. Donc qu'est-ce que ça change finalement ? L'employeur doit se préparer à faire face quand même.
- Le CNE ne concerne pas spécifiquement les "jeunes", lui. Il cible les petites entreprises, on voit de quoi il parle. Tandis que le CPE vise les "jeunes" (on sait pas ce que c'est) et les entreprises de "plus de 20 salariés" (il y a une différence énorme entre une entreprise de 25 salariés et une de 200, non ?). Le CNE est trop vague.

_________________
Nous on reste à crier
Que ça nous blesse
Que l'infiniment grand petit ici on déteste
A mettre au feu
Ta gentillesse
A dépolir le vert qui coule de tes yeux
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dune

Dune

Nombre de messages : 787
Date d'inscription : 26/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mar 28 Mar - 20:46

- Les deux ans d'essai ? Je suppose qu'ils ont voulu, malgré tout, mettre un garde fou. Une période assez longue pour tranquiliser les employeurs mais avec un terme bien défini pour ne pas plonger dans l'exagération. Le problème du licenciement est à sa place puisqu'il est simplifié durant cette période.

- Plus que créer de l'emploi, je soulignais plutôt le fait que le CPE pouvait aider des employeurs à se décider à faire le pas pour pourvoir à des besoins en effectifs. Disons que, si un patron ne se décide pas, cela fait un emploi en moins de créé...

- Un jeune ? Bonne question. Pour moi, cela ne veut pas dire grand chose...
Dans ce cas, je suppose que l'on qualifie ainsi ceux qui n'ont pas encore une expérience professionnelle, qui sont sous le seuil d'un certain âge (26 ans ?)... Ceux qui ont, impossible de le nier, globalement et toutes catégories professionnelles confondues, le plus de difficulté à trouver une place dans le monde du travail. Le "globalement" ayant sa faiblesse car je suis bien consciente que le CPE risque de s'appliquer dans des domaines où cela n'était pas nécessaire.

- Il est vrai que, si le code du travail n'est pas modifié, nous sommes bien partis pour voir les conseils prud'homaux crouler sous les procédures.
Je pense que c'est le droit du travail qui risque de changer. Il vaut mieux être vigilant et veiller à ce que la modification, si elle est envisagée, soir clairement écrite pour ces cas précis. Je dis cela parce qu'il n'est pas impossible que certains voient la possibilité de défoncer quelques autres portes par la même occasion.

- Je ne vois pas en quoi, sous prétexte, qu'il est mieux défini, la précarité est plus acceptable dans le cas du CNE.
D'un côté les jeunes, de l'autre les employés des entreprises de moins de 20 salariés ? Les galères qui peuvent découler de ce type de contrats seront les mêmes pour ces deux catégories.
Mais je suis d'accord : il y a une différence énorme entre une entreprise de 25 salarié et une de 200, voire plus. Une fois que l'on a dit cela, on fait quoi ? On continue à couper en tranche ?
Entreprises familiales, sociétés aux mains des actionnaires...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Valerie



Nombre de messages : 33
Date d'inscription : 05/10/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 11:36

j'ai lu en diagonale rapidement mais les bilans positifs du CNE c'est des foutaises...

les emplois qui ont ete crees en CNE ne l'ont pas ete en CDI, donc ce ne sont pas de nvx emplois crees, je suis au chomage depuis cet automne et a titre d'exemple toutes les offres que j'ai recu de l'anpe sont des CNE, plus aucun CDI a l'horizon, c'est la mort assuree de ce contrat pour les plus de 26 ans...

deplus comment peut on evaluer la reelle efficacite d'un nouveau type de contrat, comportant une periode d'essai de DEUX ANS, seulement quelques mois apres sa mise en application...signer un contrat ne veut absolument pas dire, et SURTOUT dans un CNE qu'on sera encore dans l'entreprise 3 mois plus tard...donc quel reel impact sur le taux de chomage a lONG terme ??
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peps



Nombre de messages : 225
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 16:13

Avant de répondre plus largement : je suis tout-à-fait d'accord avec Valérie.

En gros, et pour l'instant, le seul moyen d'avoir un CDI et donc une stabilité propice à la construction d'un avenir serein, c'est d'avoir plus de 26 ans et de chercher du taf dans les entreprises de plus de 20 salariés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
slippeur
Administrateur


Nombre de messages : 255
Date d'inscription : 12/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 16:38

Code:
LE CNE (contrat nouvelle embauche)

Public: réservé aux entreprises du secteur privé disposant d'un effectif maximal de 20 salariés. Sont exclus les emplois à caractère saisonnier.
Motifs de rupture: mêmes conditions que pour le CPE.
Garanties pour le salarié en cas de rupture:
- Préavis et indemnité: comme pour le CPE.
- Formation: droits identiques à ceux des contrats à durée déterminée (CDD), mais l'accès au DIF est limité à la première année.

Je rejoins Dune quant à mon etonnement sur la passavité collective au sujet du CNE qui est une des pire encula*** des ces denrières années.
Ce contrat devrait d'ailleurs s'etendre aux boite de moins de 50 salariés d'ici peu, ùmais qu'importe.
Le CPE semble avoir été créé pour doper l'emploi des tranches de jeunes majoritairement touchés par le chomage, soit les non diplomés pour faire simple. (pour info, chez les moins de 26 ans, la tranche bac +2 est moins touchée par le chomage que la branche bac + 5, de l'odre de 8% d'ecart je crois). Soit. La logique de la formation immediate doit l'illustrer (droit au DIF des le premier mois). LE DIF existe depuis 1 ans dans les entreprises. Il correspond à 20 heures de formation par an pour toute année passée travaillée. Concretement, j'ai bossé tout 2005, j'ai droit à 20h de formation en 2006. Notez que le nombre d'heure ne correspond à rien (ça fait pas une semaine, pas un nombre d'heure par mois etc... passons). Ces formations peuvent se derouler pendant le temps de trvail ou non. Si cela se passe hors temps de travail il ya une indemnité proratisée sur le montant du salaire mais loin d'etre equivalente à ce dernier. La demande doit emaner de l'employé qui doit presenter un projet de formation, qui doit etre benefique et à l'employé et à l'employeur. L'employeur n'est pas tenu d'accepter. IL peut refuserjusqu'à 3 fois. On peut cumuler les droit au DIF sur plusieurs années, dans la limite de 60h.
Fin de la parenthèse.
Revenons au CPE, droit au DIF dès les premeirs mois : donc quelques heures pour completer les aptitudes au poste. Et en contrepartie la possibilité de ne pas prendre d'engagement avec des personnes non dipomés (donc = susceptibles d'etre à probleme) pour l'employeur... Prbablement une obligation de rediger des attestations de competences par l'employeur. OK pour ceux quio sont sortis du systeme scolaire tot. Cependant l'interet me sembletres limité, voire illusoire pour les bac +2 et plus.
Le but etait je pense d'enrayer cette tendance à utiliser des personnes surdiplomes pour la moindre tache.
Aujourd'hui on trouve des chauffeurs livreures à bac + 3... Face au chomage les boites preferent ne prendre qu'une personne plus diplomés, sous payée par rapport à son diplomes mais bien payée par rapport à son job, plutot que deux payées de façon logique et de niveau d'etudes moindres. Sauf que si c'etait bien ça l'idee, ne fallait il pas faire le CPE uniquement pour les jeunes sans diplomes ? Au fond, les manifs semblent surtout pleines d'universitaires (enfin, c'est ce qu'on nous dit).

Concernant le CNE, faut arreter de penser l'entreprise comme cette nebuleuse qu'ont les prof dans la tete. Aujourd'hui l'entreprise en France ce n'est pas Moulinex, Peugeot ou Philips. Les grosses boites doivent a peine representer 10 % des emplois privés du pays. LA realité et celle d'innombrables PME, independantes ou rattachées à des holding type Vinci, boygues etc... mais des PME ! Soit dans la majorité des cas des structures à moins de 50 personnes... Le fantasme des boites démesurées tenues par des patrons qui passent leur vie entre restos et bourse pourrit tous les debats. Et malheureusement c'est ette image quyi persiste dans la tete des etudiants !
Actuellement en France, la quasi totaleité des bureaux d'études ont moins de 20 personnes... Donc beaucoup d'ingenieurs auraient bouffé le CNE dès leur entrée dans la vie active... Mais cela n'a alerté personne... parce que dans le fantasme collectif : ingenieur = grosse entreprise multinationnale...

Pour resorber le chomage des jeunes, je trouve d'ailleurs tres tres fort le fait de premolguer des lois visant le secteur privé sans balayer dans ses propres rangs.
Je m'explique. LEs personnes qui passent les concours de la fonction publique necessitant le bac ont des candidats ayant en moyenne bac + 3. Idem concours necessitant bac + 3 = candidat bac + 4 minimum etc...
Sont donc recruté des personnes plus diplomées. En font les frais les non diplomés.
Puisqu'il existe desniveaux minimum pour passer les concours ne pourrait on pas instaurer les niveaux maximum ? LEs niveaux minimum etaient sensés reguler les flux en offrant des postes adaptés aux etudes faites, ce n'est plus le cas...

En un mot : il faut retirer le CPE ET le CNE et repenser tout ça.
Et quitte à etre dans une persiode où tout le monde a envie de l'ouvrir, appelosns un chat un chat et osons ne pas avoir honte de jouer carte sur table : peut on faire des lois où le niveau d'etudes entre en jeu ou cela est il indecent, discriminant ? Est il possible que se taper bac + x offre certains avantages (on sait jamais des fois que cela encouragerait des jeunes à poursuivre certaines etudes...) ?

De meme aujourd'hui, avoir des pré apprentis (15 ans) coute moins cher que de professionnaliser des chomeurs. Y'a pas un probleme sur l'affectations des subventions ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peps



Nombre de messages : 225
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 16:54

Erwann Bleu a écrit:
C'est déjà une chose que je ne comprends pas. Selon ce lien ( http://www.geoscopie.com/themes/t441cho.html ), il faut distinguer taux de chômage et taux d'activité, le second étant plus représentatif que le premier : il mesure les personnes travaillant effectivement parmi la population en âge de travailler ; alors que le taux de chômage mesure les chômeurs par rapport à la population en âge de travailler qu'elle ait ou non du travail [il faudrait donc définir ce qu'est un "chômeur", puisqu'il semble que ce soit autre chose qu'une personne n'ayant pas de travail et les définitions ne sont pas universelles ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4mage et http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%B4meur )]. Bref.

En France : chômeur=personne qui touche les allocations chômage.
Le RMIste n'est pas compté dans les chiffres du chômage. Le nombre de RMIstes a augmenté en France en 2005. Le nombre de chômeurs a baissé. Mais ce serait désobligeant de dire qu'il y a un lien...

Après avoir questionné notre pote à tous, Google, voilà ce que dit l'INSEE :
Chômeur :
Un chômeur est une personne qui n'a pas d'emploi et qui en recherche un. La définition des chômeurs est extrêmement sensible aux critères retenus. La définition la plus couramment utilisée est celle "au sens du BIT". Elle permet d'effectuer des comparaisons internationales.

Chômeur au sens du Recensement de la population :
Les chômeurs au sens du recensement de la population sont les personnes (de 15 ans ou plus) qui se sont déclarées chômeurs (inscrits ou non à l'ANPE) sauf si elles ont, en outre déclaré explicitement ne pas rechercher de travail.
Remarque
Un chômeur au sens du recensement n'est pas forcément un chômeur au sens du BIT (et inversement).


Chômeur au sens du BIT :
de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.

Chômage :
Le chômage représente l'ensemble des personnes en âge de travailler (15-74 ans), privées d'emploi et en recherchant un. Sa mesure est complexe. Les frontières entre emploi, chômage et inactivité ne sont pas toujours faciles à établir.
Il y a en France deux sources statistiques principales sur le chômage : les statistiques mensuelles du Ministère du travail, élaborées à partir des fichiers de demandeurs d'emploi enregistrés par l'ANPE, et l'enquête Emploi de l'Insee, qui mesure le chômage au sens du BIT.
Remarque
Depuis 2003 l'enquête Emploi est réalisée en continu en métropole, alors qu'elle était auparavant concentrée sur un seul mois de l'année. Elle devrait donc permettre des évaluations trimestrielles et non plus annuelles du chômage au sens du BIT. Dans les DOM, l'enquête Emploi se déroule au deuxième trimestre de l'année.


Et là des stats sur tout :
http://www.indices.insee.fr/bsweb/servlet/bsweb?action=BS_ACCUEIL

A vot' service !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peps



Nombre de messages : 225
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 17:26

Salut Slippeur !

slippeur a écrit:
Je rejoins Dune quant à mon etonnement sur la passavité collective au sujet du CNE qui est une des pire encula*** des ces denrières années.

D'acc' avec ça.
A croire qu'il faut que les étudiants s'en mêlent pour que ça gueule...

Citation :
Ce contrat devrait d'ailleurs s'etendre aux boite de moins de 50 salariés d'ici peu, ùmais qu'importe.

Il ne m'étonnerait pas que si la droite repasse en 2007, ce contrat devienne le seul contrat existant. J'en flippe d'avance.

Citation :
Revenons au CPE, droit au DIF dès les premeirs mois : donc quelques heures pour completer les aptitudes au poste.


Il faut savoir, puisqu'apparemment un argument fort pour le CPE est : "je forme un jeune, je vais le garder, sinon c'est de l'argent pour rien", que la formation au poste de travail à l'embauche est une obligation inscrite dans le Code du Travail, alors faudrait pas trop que les patrons fassent les bons samaritains quand ils ne font que respecter la loi déjà existante (même pour les intérims, les CDD...)

Citation :
Le but etait je pense d'enrayer cette tendance à utiliser des personnes surdiplomes pour la moindre tache.
Aujourd'hui on trouve des chauffeurs livreures à bac + 3... Face au chomage les boites preferent ne prendre qu'une personne plus diplomés, sous payée par rapport à son diplomes mais bien payée par rapport à son job, plutot que deux payées de façon logique et de niveau d'etudes moindres. Sauf que si c'etait bien ça l'idee, ne fallait il pas faire le CPE uniquement pour les jeunes sans diplomes ?

Sauf que comme le disait Erwann, si le but est d'éviter l'embauche de personnel surqualifié, il n'est pas de lutter contre le chômage des jeunes. L'effet serait alors un trasfert d'embauche des jeunes diplômés vers des jeunes non diplômés. Ca ne me parait pas bien constructif si la réalité est celle-là.

Citation :
Concernant le CNE, faut arreter de penser l'entreprise comme cette nebuleuse qu'ont les prof dans la tete. Aujourd'hui l'entreprise en France ce n'est pas Moulinex, Peugeot ou Philips. Les grosses boites doivent a peine representer 10 % des emplois privés du pays. LA realité et celle d'innombrables PME, independantes ou rattachées à des holding type Vinci, boygues etc... mais des PME ! Soit dans la majorité des cas des structures à moins de 50 personnes... Le fantasme des boites démesurées tenues par des patrons qui passent leur vie entre restos et bourse pourrit tous les debats. Et malheureusement c'est ette image quyi persiste dans la tete des etudiants !

C'est clair !
Surtout que les groupes internationaux sont assez structurés et ont les compétences pour éviter les coûts inutiles, et donc les embauches inutiles.
Et ce ne sont pas les directeurs français qui décident d'un plan social, mais les actionnaires du groupe (dans le cas d'un "petit" groupe non côté en bourse comme celui dans lequel je travaille en tout cas).


Citation :
Actuellement en France, la quasi totaleité des bureaux d'études ont moins de 20 personnes... Donc beaucoup d'ingenieurs auraient bouffé le CNE dès leur entrée dans la vie active... Mais cela n'a alerté personne... parce que dans le fantasme collectif : ingenieur = grosse entreprise multinationnale...

Tu veux dire, je suppose : beaucoup d'ingénieurs VONT bouffer le CNE.

Citation :
En un mot : il faut retirer le CPE ET le CNE et repenser tout ça.
Et quitte à etre dans une persiode où tout le monde a envie de l'ouvrir, appelosns un chat un chat et osons ne pas avoir honte de jouer carte sur table : peut on faire des lois où le niveau d'etudes entre en jeu ou cela est il indecent, discriminant ? Est il possible que se taper bac + x offre certains avantages (on sait jamais des fois que cela encouragerait des jeunes à poursuivre certaines etudes...) ?


C'est discriminant au même titre que de faire un contrat spécial seulement pour les moins de 26 ans, ou uniquement pour les bouddhistes, etc...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Peps



Nombre de messages : 225
Date d'inscription : 26/10/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 17:57

Plus globalement, ce type de loi me semble caractéristique de gens qui ne savent pas que certains français se demandent comment ils vont réussir à nourrir leurs enfants demain.
Caractéristique de politiciens/économistes qui n'imaginent pas que derrière les chiffres qu'ils brassent, derrière ces indicateurs, il y a des gens qui en chient.

Leur objectif, c'est de pouvoir présenter des beaux chiffres à leurs actionnaires/électeurs, peu importe de la réalité derrière ceux-ci.
Je trouve ça d'une inhumanité sans borne.

Je ne parle même pas du cynisme de Villepin quand il ose dire que les banques se sont "engagées" (une espèce de code de bonne conduite Shocked Pour des banques !!! Laughing Laughing Laughing ) à faire des prêts aux jeunes en CPE. Si ça c'est pas une grosse sodomie avec du gravier et du gros sel...
Et quand je vois ces merdeux de jeunes populaires qui défendent cette torchade, ça me fait vomir.
D'ailleurs j'ai arrêté de fréquenter ces forums UMP, ça fait trop peur ! je dormais plus Suspect


Après, et plus pragmatiquement, je pense commencer à connaitre le fonctionnement d'une entreprise (certes pas de 20 salariés, mais de 130) pour savoir qu'on n'embauche pas pour le plaisir, mais pour répondre à un besoin précis. Et qu'a priori, une embauche accompagne un projet de développement construit, avec un calcul de retour sur investissement et toutes ces jolies choses.
Si demain je vais voir mon boss pour lui demander d'embaucher un assistant sécurité, histoire "d'occuper le terrain", il me dira non. Si je lui dis "même pas un CPE ?", il me dira encore non.
Si après-demain je vais voir mon boss (oui je l'aime bien Laughing ) avec un projet de broyage des déchets afin de revaloriser plutôt que d'envoyer en décharge, que ce projet s'accompagne de la mise en place d'une nouvelle machine, qui donc consommera de l'énergie et qui nécessite une personne pour gérer la manutention et la surveillance, il me demandera combien coûte la décharge, combien coûtera/rapportera le recyclage, en prenant en compte l'amortissement de la machine et les coûts d'entretien, d'énergie et de main-d'oeuvre. Si c'est intéressant (c'est-à-dire qu'on gagne de l'argent ou qu'on n'en perd pas), il accepte, sinon il me dit de revenir avec le même projet quand le tarif de mise en décharge des déchets aura augmenté. Point.

Un entrepreneur est rarement une oeuvre sociale...


Tout ça pour dire que le CPE et le CNE sont des sacrées merdes qui n'ont à mon avis pour seul but que de subtilement mettre sous pression les employés ; parce que c'est un moyen de pression énorme ce truc, c'est incroyable Shocked Qui osera encore se syndiquer ? Qui osera demander d'arriver une heure en retard parce que sa fille est malade et qu'il faut l'amener faire des examens ? Qui osera relever les remarques déplacées d'un patron un peu macho ? Qui osera dire NON ? Avec cette menace, 2 années durant, de se retrouver à la rue.

On va plus loin, avec ces nouveaux contrats, qu'une attaque contre le Droit du Travail. On attaque là la dignité du travailleur.

C'est immonde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LaPtiteBête



Nombre de messages : 48
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 18:39

Erwann Bleu a écrit:
D'accord mais :
- Quid des deux ans d'essais ? Si c'est un problème de conditions de licenciement, qu'est-ce que ça vient faire là ?

1 ou 2 mois d'essai, c'est pas toujours suffisant, tant pour l'entreprise que pour l'employé pour se rendre compte. Il y a évidemment, la qualité du travail qui entre en compte, mais aussi, l'intégration dans l'entreprise, à la politique de l'entreprise, l'entente générale avec les collègues etc... Tout ça, c'est important. Personne n'a envie d'aller bosser la mort dans l'ame, parce que le boulot nous plait, certes, mais on s'entend avec personne, et encore moins avec le chef, et ça se répercute sur le travail en lui même, donc c'est bon ni pour l'entreprise, ni pour l'employé.
2 ans, en revanche, ça me semble long, 1 an me semblerait déjà amplement suffisant. (Cependant, la période peut aller jusqu'à deux ans, mais elle peut être de 6 mois aussi, c'est pas deux ans coûte que coûte)

C'est deux ans pour changer d'avis pourl'entrerise, oui, mais pour l'employé. Parce que quand tu signes un CDI, et que 4 mois après, tu te rends compte que tu as fait une belle boulette, partir n'est plus aussi simple. ( démission = pas d'ASSEDICs entre autre).

Citation :
-Comment le CPE peut-il créer de l'emploi ?

Il peut créer de l'emploi durable. Parce que le but est d'inciter les entreprises à être moins frileuses donc à signer moins de CDD & plus de CPE (ou CNE). Au lieu de faire signer 2 ou 3 CDD à la même personne, pour voir si ça fonctionne avec elle, (CDD qui sont couteux pour une entreprise : 8% de précarité à la fin de chaque contrat), elles peuvent proposer le CPE et ainsi simplifier les procédures, les modalités etc... Aucun interet à signer le CPE économiser la prime de précarité puisque s'il est rompu avant la fin de la période d'essai, cette prime est dûe dans les mêmes modalités que s'il s'agissait d'un CDD. (8% sur 23 mois de salire par exemple..bon Wink)



Code:
- Apparemment, Vial explique que si quelqu'un estime que son licenciement n'est pas justifié, il peut toujours demander à la justice de s'en saisir. Donc qu'est-ce que ça change finalement ? L'employeur doit se préparer à faire face quand même.

Oui, contrairement à l'idée véhiculée à droite et à gauche, on ne peut pas mettre fin à la période d'essai pour n'importe quelle raison. En revanche, la différence importante à noter : En cas d'un CDI classique, c'est à l'employeur de prouver au prud'homme que l'employé à tort. Dans le cadre du CPE, c'est à l'employé de prouvé que le licenciement est abusif.


Citation :
- Le CNE ne concerne pas spécifiquement les "jeunes", lui. Il cible les petites entreprises, on voit de quoi il parle. Tandis que le CPE vise les "jeunes" (on sait pas ce que c'est) et les entreprises de "plus de 20 salariés" (il y a une différence énorme entre une entreprise de 25 salariés et une de 200, non ?). Le CNE est trop vague.

Le chomage des moins de 26 ans n'a pas les mêmes causes, raisons, formes. Il me parait logique que les réponses soient différentes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
slippeur
Administrateur


Nombre de messages : 255
Date d'inscription : 12/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 18:55

N'oublions pas que dans la pratique des causes "fourre tout" permettent de mettre un terme a des periodes d'essai, des contrats etc... sans que cela soi reellement discutable ou defendable.

De meme que licenciement ne signifie pas forcement chomage. Le licenciement peut etre pour fautre grave, incompétence, raison economique... et il n'y a pas chomage dans chacun des cas.
Et là je ne parle pas des delaislegaux pour annoncer, des chose qui doivent ou ne doivent pas etre dites lors d'entretiens preliminaires, des precautions qu'on ignore souvent devoir prendre dans certains echanges, des entretiens où il faudrait etre accompagné d'un tiers pour pouvoir ensuite s'y referer etc...

Et malheureusement c'est bien plus frequent que la theorie des textes ne le laisse supposer et les recours mineurs...

Je pense que la notion de separation sans justification lors des periodes d'essai, quels que soient les contrats est une approcimation qu'on peut aisement faire... Il y aurabien des cas particuliers qui feront office de generalité aupres de l'opinion publique mais...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
slippeur
Administrateur


Nombre de messages : 255
Date d'inscription : 12/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 18:59

Code:
Le chomage des moins de 26 ans n'a pas les mêmes causes, raisons, formes. Il me parait logique que les réponses soient différentes.

oui.
Sauf que le chomage des diplomés et des non diplomé n'a pas les memes cause mais se voit offrir les meme proposition sous pretexte de ne pas faire de discrimintation, terme le plus usurpé des derniere années.

On ne parle pas de discrimintation lorsque les concours de la fonction publique ne s'ouvrent qu'a partir d'un niveau d'etudes...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dune

Dune

Nombre de messages : 787
Date d'inscription : 26/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 19:54

slippeur a écrit:
De meme que licenciement ne signifie pas forcement chomage. Le licenciement peut etre pour fautre grave, incompétence, raison economique... et il n'y a pas chomage dans chacun des cas.

Si si. Chacun de ces cas ouvre droit aux ASSEDIC. Même la faute grave ou lourde.
En fait, seule la démission laisse le salarié totalement sur le carreau au niveau indemnités.
C’est pour cela que, parfois, quelques petits arrangements entre amis ont lieu…
En gros, il suffit, par exemple, de ne plus aller travailler, de ne pas justifier son absence, d’attendre les petites lettres recommandées d’avertissement puis de procédure de licenciement pour faute… C’est mieux lorsque c’est en accord avec l’employeur : pas terrible lorsqu’un futur patron appelle un ex, pour avoir confirmation des qualités, et apprend que la perle qu’il envisage d’embaucher a fait ce coup dans le dos…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LaPtiteBête



Nombre de messages : 48
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 22:12

Dune a écrit:
slippeur a écrit:
De meme que licenciement ne signifie pas forcement chomage. Le licenciement peut etre pour fautre grave, incompétence, raison economique... et il n'y a pas chomage dans chacun des cas.

Si si. Chacun de ces cas ouvre droit aux ASSEDIC. Même la faute grave ou lourde.
En fait, seule la démission laisse le salarié totalement sur le carreau au niveau indemnités.
C’est pour cela que, parfois, quelques petits arrangements entre amis ont lieu…
En gros, il suffit, par exemple, de ne plus aller travailler, de ne pas justifier son absence, d’attendre les petites lettres recommandées d’avertissement puis de procédure de licenciement pour faute… C’est mieux lorsque c’est en accord avec l’employeur : pas terrible lorsqu’un futur patron appelle un ex, pour avoir confirmation des qualités, et apprend que la perle qu’il envisage d’embaucher a fait ce coup dans le dos…


Oui, tout à fait, en fait, chaque licenciement ouvre droit aux ASSEDICS , c'est la pérode de carence qui chance.
Pour la démission, la seule condition qui ouvre des droits, c'est si tu démissionnes d'un CDI pour un autre CDI..et que ça marche pas Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LaPtiteBête



Nombre de messages : 48
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 22:15

slippeur a écrit:
Code:
Le chomage des moins de 26 ans n'a pas les mêmes causes, raisons, formes. Il me parait logique que les réponses soient différentes.

oui.
Sauf que le chomage des diplomés et des non diplomé n'a pas les memes cause mais se voit offrir les meme proposition sous pretexte de ne pas faire de discrimintation, terme le plus usurpé des derniere années.

On ne parle pas de discrimintation lorsque les concours de la fonction publique ne s'ouvrent qu'a partir d'un niveau d'etudes...

Ah mais là, il y a tout un problème. Dans les arguments anti-CPe que j'ai le plus entendu, il y a deja le pb de la discrimination , parce que c'est un contrat pour les jeunes. Alors, quand déjà, on acceptera cette discrimination, peut être qu'on pourra envisager l'autre discrimnation qu'est le niveau d'étude Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LaPtiteBête



Nombre de messages : 48
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 22:31

Valerie a écrit:
j'ai lu en diagonale rapidement mais les bilans positifs du CNE c'est des foutaises...

les emplois qui ont ete crees en CNE ne l'ont pas ete en CDI, donc ce ne sont pas de nvx emplois crees, je suis au chomage depuis cet automne et a titre d'exemple toutes les offres que j'ai recu de l'anpe sont des CNE, plus aucun CDI a l'horizon, c'est la mort assuree de ce contrat pour les plus de 26 ans...

Entre un CNE et un CDD, tu préfères quoi ? Oui, un CNE, c'est pas tout à fait le CDI encore, mais c'est une intention de CDI si tu fais l'affaire. Un CDD, non, c'est un besoin de main d'oeuvre ponctuel.

Citation :
deplus comment peut on evaluer la reelle efficacite d'un nouveau type de contrat, comportant une periode d'essai de DEUX ANS, seulement quelques mois apres sa mise en application...signer un contrat ne veut absolument pas dire, et SURTOUT dans un CNE qu'on sera encore dans l'entreprise 3 mois plus tard...donc quel reel impact sur le taux de chomage a lONG terme ??

Si on essaie pas, comment savoir, même dans deux ans ? Mieux vaut tenter sa chance, non ? Si ça marche pas, tu n'auras rien perdu, t'arais peut être même gagné plus qu'au chomage, et en plus c'est une expériencede plus à ton Cv, si ça marche, t'as tout gagné.Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LaPtiteBête



Nombre de messages : 48
Date d'inscription : 11/03/2006

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 22:35

Peps a écrit:
Avant de répondre plus largement : je suis tout-à-fait d'accord avec Valérie.

En gros, et pour l'instant, le seul moyen d'avoir un CDI et donc une stabilité propice à la construction d'un avenir serein, c'est d'avoir plus de 26 ans et de chercher du taf dans les entreprises de plus de 20 salariés.

Non, j'ai moi même signé 3 CDI au cours de ma vie. 3 licenciements économiques. Depuis interim, CDD, contrats saisons.
CDI= avenir serein, ce n'est plus vrai depuis longtemps, sauf peut être dans le secteur public.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
slippeur
Administrateur


Nombre de messages : 255
Date d'inscription : 12/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 22:40

je pense plutot qu'il faut commencer par là : le niveau d'étude / experience quel que soit l'age, et ce à la place du CPE et du CNE.

En gros favoriser l'emploi de ceux, sans formation, que le système actuel (diplomes plus en rapport avec les jobs occupés), de fait, ne considere plus, par le biais de ce type de contrat incluant une professionnalisation aidée et un objectf à moyen terme (consolidation du contrat). Une sorte d'apprentissage quel que soit l'age.

Mais le critère de l'age est stupide.

Ainsi que ceux du CNE.
Les cadres ou assimilés, ont dans plusieurs conventions collectives 6 mois de période d'essai... quel interet d'un CNE ???
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
slippeur
Administrateur


Nombre de messages : 255
Date d'inscription : 12/09/2005

MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   Mer 29 Mar - 22:42

Le CDI n'offre generalement que la garantie du préavis...
Maisl là dessus personne n'est dupe. enfin jespère.
Je crois qu'on en revient à la vision faussée et fanytasmé de l'entreprise dans le monde etudiant qui rend quasi impossible tout discours, et ce avec une bonne fois de chacune des parties...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: CPE (fallait bien)   

Revenir en haut Aller en bas
 
CPE (fallait bien)
Revenir en haut 
Page 1 sur 8Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
 Sujets similaires
-
» Dieu créa l'homme avant la femme, il fallait bien un brouillon avant l'oeuvre d'art [Evadora]
» Un Italien qui va bien
» le microkorg est il vraiment si bien ????
» le micro korg c bien?
» les reprises qui le font bien

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
One Trip :: Aperçus-
Sauter vers: