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 Bon ben zut...

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Bouzak
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MessageSujet: Bon ben zut...   Lun 3 Juil - 13:31

Je voulais mettre une citation en signature mais elle est trop longue... Pis on peut plus régler la taille sur forumactif... Alors comme je suis têtu et que je trouve cette citation magnifique, je la mets ici (nan mé oh) :

Montaigne a écrit:
Nous veillons dormans, et veillans dormons. Je ne vois pas si clair dans le sommeil ; mais, quand au veiller, je ne le trouve jamais assez pur et sans nuage. Encores le sommeil en sa profondeur endort par fois les songes. Mais nostre veiller n'est jamais si esveillé qu'il purge et dissipe bien à point les resveries, qui sont les songes des veillans, et pires que songes.

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Bouzak
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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Jeu 28 Sep - 16:07

Et puis tant que j'y suis, je mets ici ce superbe texte de Nietzsche sur le temps (je ne suis pas d'accord avec la fin - que Nietzsche reniera, elle est trop "nostalgique" - mais je la mets par honnêteté) :


Nietzsche a écrit:
Observe le troupeau qui paît sous tes yeux : il ne sait ce qu’est hier ni aujourd’hui, il gambade, broute, se repose, digère, gambade à nouveau, et ainsi du matin au soir et jour après jour, étroitement attaché par son plaisir et son déplaisir au piquet de l’instant, et ne connaissant pour cette raison ni mélancolie ni dégoût. C’est là un spectacle éprouvant pour l’homme, qui regarde, lui, l’animal du haut de son humanité, mais envie néanmoins son bonheur – car il ne désire rien d’autre que cela : vivre comme un animal, sans dégoût ni souffrance, mais il le désire en vain, car il ne désire pas comme l’animal. L’homme demanda peut-être un jour à l’animal : « Pourquoi ne me parles-tu pas de ton bonheur, pourquoi restes-tu là à me regarder ? » L’animal voulut répondre, et lui dire : « Cela vient de ce que j’oublie immédiatement ce que je voulais dire » - mais il oublia aussi cette réponse, et resta muet – et l’homme de s’étonner.
Mais il s’étonne aussi de lui-même, de ne pouvoir apprendre l’oubli et de toujours rester prisonnier du passé : aussi loin, aussi vite qu’il coure, sa chaîne court avec lui. C’est un véritable prodige : l’instant, aussi vite arrivé qu’évanoui, aussitôt échappé du néant que rattrapé par lui, revient cependant comme un fantôme troubler la paix d’un instant ultérieur. L’une après l’autre, les feuilles se détachent du registre du temps, tombent en virevoltant, puis reviennent soudain se poser sur les genoux de l’homme. Celui-ci dit alors : « Je me souviens », et il envie l’animal qui oublie immédiatement et voit réellement mourir chaque instant, retombé dans la nuit et le brouillard, à jamais évanoui. L’animal, en effet, vit de manière non historique : il se résout entièrement dans le présent comme un chiffre qui se divise sans laisser de reste singulier, il ne sait simuler, ne cache rien et, apparaissant à chaque seconde tel qu’il est, ne peut donc être que sincère. L’homme, en revanche, s’arc-boute contre la charge toujours plus écrasante du passé, qui le jette à terre ou le couche sur le flanc, qui entrave sa marche comme un obscur et invisible fardeau. Ce fardeau, il peut à l’occasion affecter de le nier et, dans le commerce de ses semblables, ne le nie que trop volontiers afin d’éveiller leur envie. Mais il s’émeut, comme au souvenir d’un paradis perdu, en voyant le troupeau à la pâture ou bien, plus proche et plus familier, l’enfant qui n’a pas encore un passé à nier et qui joue, aveugle et comblé, entre les barrières du passé et de l’avenir. Il faudra pourtant que son jeu soit troublé, et on ne viendra que trop tôt pour l’arracher à son inconscience. Il apprendra alors à comprendre le mot « c’était », formule qui livre l’homme aux combats, à la souffrance et au dégoût, et lui rappelle que son existence n’est au fond rien d’autre qu’un éternel imparfait. Lorsque enfin, la mort apporte l’oubli désiré, elle supprime également le présent et l’existence, scellant ainsi cette vérité, « qu’être » n’est qu’un continuel « avoir été », une chose qui vit de se nier et de se consumer, de se contredire elle-même.

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slippeur
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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Jeu 28 Sep - 22:23

Je trouve ce cadre blanc avec la fine ecriture en italique assez reussi visuellement, sur ce fond gris-bleu.

Pour le texte en lui même, disons que ... trop long pour ce soir.

Mais bon, voyez dans ce post, un geste de compassion envers la Teigne, qui, entre deux propos sur la localisation anale de certaines choses avec Thea, s'offre ainsi des escapades schizophrene au gré de quelques monologues dans lesquels il commente ses derniers livres de chevet ou ses manuels, non sans une once de nostalgie dans ces cas précis. Eh oui, erwann est ainsi, tantot simple comme un pig tantot moins simple comme dans un "Observe le troupeau qui paît sous tes yeux : il ne sait ce qu’est hier ni aujourd’hui, il gambade, broute, se repose, digère, gambade à nouveau, et ainsi du matin au soir et jour après jour, étroitement attaché par son plaisir et son déplaisir au piquet de l’instant, et ne connaissant pour cette raison ni mélancolie ni dégoût. C’est là un spectacle éprouvant pour l’homme, qui regarde, lui, l’animal du haut de son humanité, mais envie néanmoins son bonheur – car il ne désire rien d’autre que cela : vivre comme un animal, sans dégoût ni souffrance, mais il le désire en vain, car il ne désire pas comme l’animal. L’homme demanda peut-être un jour à l’animal : « Pourquoi ne me parles-tu pas de ton bonheur, pourquoi restes-tu là à me regarder ? » L’animal voulut répondre, et lui dire : « Cela vient de ce que j’oublie immédiatement ce que je voulais dire » - mais il oublia aussi cette réponse, et resta muet – et l’homme de s’étonner.
Mais il s’étonne aussi de lui-même, de ne pouvoir apprendre l’oubli et de toujours rester prisonnier du passé : aussi loin, aussi vite qu’il coure, sa chaîne court avec lui. C’est un véritable prodige : l’instant, aussi vite arrivé qu’évanoui, aussitôt échappé du néant que rattrapé par lui, revient cependant comme un fantôme troubler la paix d’un instant ultérieur. L’une après l’autre, les feuilles se détachent du registre du temps, tombent en virevoltant, puis reviennent soudain se poser sur les genoux de l’homme. Celui-ci dit alors : « Je me souviens », et il envie l’animal qui oublie immédiatement et voit réellement mourir chaque instant, retombé dans la nuit et le brouillard, à jamais évanoui. L’animal, en effet, vit de manière non historique : il se résout entièrement dans le présent comme un chiffre qui se divise sans laisser de reste singulier, il ne sait simuler, ne cache rien et, apparaissant à chaque seconde tel qu’il est, ne peut donc être que sincère. L’homme, en revanche, s’arc-boute contre la charge toujours plus écrasante du passé, qui le jette à terre ou le couche sur le flanc, qui entrave sa marche comme un obscur et invisible fardeau. Ce fardeau, il peut à l’occasion affecter de le nier et, dans le commerce de ses semblables, ne le nie que trop volontiers afin d’éveiller leur envie. Mais il s’émeut, comme au souvenir d’un paradis perdu, en voyant le troupeau à la pâture ou bien, plus proche et plus familier, l’enfant qui n’a pas encore un passé à nier et qui joue, aveugle et comblé, entre les barrières du passé et de l’avenir. Il faudra pourtant que son jeu soit troublé, et on ne viendra que trop tôt pour l’arracher à son inconscience. Il apprendra alors à comprendre le mot « c’était », formule qui livre l’homme aux combats, à la souffrance et au dégoût, et lui rappelle que son existence n’est au fond rien d’autre qu’un éternel imparfait. Lorsque enfin, la mort apporte l’oubli désiré, elle supprime également le présent et l’existence, scellant ainsi cette vérité, « qu’être » n’est qu’un continuel « avoir été », une chose qui vit de se nier et de se consumer, de se contredire elle-même.
"... Oui je sais, le copier coller permet de sortir des pavé aen un clin d'oeil mais usons et abusons de ces petites ficelles, mais je m'égare...
enfin, voila quoi...
j'passais juste en fait...
ok, je sors...
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Ven 29 Sep - 9:34

Desfois, même, je fais les deux à la fois What a Face


Montaigne a écrit:
On a raison de remarquer l'indocile liberté de ce membre, s'ingérant si importunément, lors que nous n'en avons que faire, et défaillant si importunément, lors que nous en avons le plus affaire, et contestant de l'authorité si impérieusement avec nostre volonté, refusant avec tant de fierté et d'obstination noz sollicitations et mentales et manuelles. Si toutes-fois en ce qu'on gourmande sa rebellion, et qu'on en tire preuve de sa condemnation [culpabilité ; NDLT], il [le membre ; NDLT] m'avoit payé pour plaider sa cause : à l'adventure mettroy-je en souspeçon noz autres membres, ses compagnons, de luy estre allé dresser, par belle envie de l'importance et douceur de son usage, cette querelle apostée [supposée ; NDLT], et avoir par complot armé le monde à l'encontre de luy : le chargeant malignement seul de leur faute commune. Car je vous donne à penser, s'il y a une seule des parties de nostre corps qui ne refuse à nostre volonté souvent son opération, et qui souvent ne l'exerce contre nostre volonté. Elles ont chacun des passions propres, qui les esveillent et endorment, sans nostre congé. A quant [combien ; NDLT] tesmoignent les mouvements forcez de nostre visage les pensées que nous tenions secrettes, et nous trahissent aus assistans. Cette mesme cause qui anime ce membre, anime aussi sans nostre sceu le cœur, le poulmon et le pouls : la veue d'un object agréable respandant imperceptiblement en nous la flamme d'une émotion fièvreuse. N'y a-t-il que ces muscles et ces veines qui s'élèvent et se couchent sans l'adveu, non seulement de nostre volonté, mais aussi de nostre pensée ? Nous ne commandons pas à nos cheveux de se hérisser, et à nostre peau de frémir de désir ou de crainte. La main se porte souvent où nous ne l'envoyons pas. La langue se transit, et la voix se fige à son heure. Lors mesme que, n'ayans de quoy frire, nous le luy deffendrions volontiers, l'appétit de manger et de boire ne laisse pas d'esmouvoir les parties qui luy sont subjettes, ny plus ny moins que cet autre appétit : et nous abandonne de mesme, hors de propos, quand bon luy semble. Les utils [outils ; NDLT] qui servent à descharger le ventre, ont leurs propres dilatations et compressions, outre et contre nostre advis, comme ceux-cy destinez à descharger nos roignons.

(vous voyez que, moi, je reste pur )

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Jeu 2 Nov - 20:04

Un peu d'féminisme à la sauce nietzschéenne ^^


Citation :
433. Xanthippe.

Socrate trouva la femme qu’il lui fallait, - mais aussi il ne l’aurait pas recherchée s’il l’avait assez bien connue : même l’héroïsme de cet esprit libre ne serait pas allé jusque-là. Le fait est que Xanthippe le poussa toujours plus avant dans sa vocation originale en lui rendant son foyer inhabitable, sa maison inhospitalière : c’est elle qui lui apprit à vivre dans les rues et en tous lieux où l’on pouvait bavarder et muser, faisant ainsi de lui le plus grand dialecticien des rues d’Athènes ; lequel ne put finalement s’empêcher de se comparer lui-même à un taon qu’un dieu aurait posé sur le col de cette belle cavale d’Athènes pour l’empêcher de demeurer en repos.

geek

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Lun 11 Déc - 18:30

Et comme je suis sûr que la moustache de Nietzsche vous a toujours fascinés, j'ai le plaisir de vous annoncer cet évangile :

Citation :
Connaître sa particularité. - Nous oublions trop souvent qu'aux yeux des étrangers qui nous voient pour la première fois nous sommes tout autre chose que ce que nous pensons être nous-mêmes : on ne voit généralement pas autre chose qu'une particularité qui saute aux yeux et qui détermine l'impression. C'est ainsi que l'homme le plus paisible et le plus raisonnable, pour le cas où il aurait une grande moustache, pourrait s'asseoir en quelque sorte à l'ombre de cette moustache et s'y asseoir en toute sécurité, - les yeux ordinaires voient en lui les accessoires d'une grande moustache, je veux dire : un caractère militaire qui s'emporte facilement et peut même aller jusqu'à la violence - et devant lui on se comporte en conséquence.

bounce

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Ven 19 Jan - 1:17

Nietzsche a écrit:
Puis-je, au passage, m'aventurer à prétendre que je m'y connais en mignonnes ? Cela fait partie de mon patrimoine dionysiaque. Qui sait ? peut-être suis-je le premier psychologue de l'Eternel Féminin. Elle m'aiment toutes - vieille histoire : mis à part les femmes sinistrées, les "émancipées", celles qui n'ont pas le nécessaire pour faire des enfants.

Crise mégalo de Ecce Homo. Mais le mieux, c'est la petite note d'Eric Blondel, le traducteur, à propos du passage ci-dessus :

Eric Blondel a écrit:
C'est l'occasion de souligner ici la vantardise (il n'y a guère d'autre mot) de Nietzsche, qui joue les Don Juan alors qu'il était notoirement empêtré psychologiquement avec les femmes, y compris sa mère et sa soeur : n'est pas cynique psychologue immoraliste qui veut !

(et Paf)

^^

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Ven 19 Jan - 20:20

Un (très) beau passage de Nietzsche, qui m'a fait penser à bien des choses, au point que je l'ai relu une dizaine de fois lorsque je suis tombé dessus :

Nietzsche, in Par-delà bien et mal a écrit:
Et qui sait s'il n'en a justement pas toujours été ainsi jusqu'à présent dans toutes les grandes situations : la foule adorait un dieu, - et le "dieu" n'était qu'un malheureux animal de sacrifice ! Le succès fut toujours le plus grand des menteurs, - et "l'oeuvre" elle-même est un succès ; le grand homme d'Etat, le conquérant, le découvreur sont déguisés par leurs créations jusqu'à en être méconnaissables ; "l'oeuvre", celle de l'artiste, du philosophe, invente d'abord celui qui l'a créée, qui doit l'avoir créée ; les "grands hommes", tels qu'on les vénère, les Byron, Musset, Poe, Leopardi, Kleist, Gogol, - tels qu'ils existent à présent et peut-être doivent exister : des hommes de l'instant, enthousiastes, sensuels, puérils, versatiles et brusques dans la méfiance et la confiance ; dont l'âme dissimule d'ordinaire quelque fracture ; se vengeant souvent par leurs oeuvres d'une souillure intérieure, cherchant souvent par leur essor à oublier face à une mémoire bien trop fidèle, égarés dans la boue, presque amoureux d'elle, jusqu'à se faire pareils à ces feux follets qui hantent les marécages et à se faire passer pour des étoiles - le peuple les nomme volontiers alors idéalistes -, luttant souvent contre un long dégoût, contre un spectre récurrent d'incroyance qui rend froid et les contraint à aspirer avidement à la gloria et à se repaître de la "foi en soi-même" dans les mains de flatteurs enivrés : - quel martyre que ces grands artistes et de manière générale tous les hommes supérieurs pour qui les a une fois devinés ! On comprend sans peine que la femme - qui possède un don de double vue dans le monde de la souffrance et hélas aussi est animée par un désir d'aider et de sauver qui dépasse largement ses forces - soit si prompte à leur faire éprouver précisément à eux ces déchaînements sans limites, suprêmement dévoués, de pitié que ne comprend pas la foule, surtout la foule qui vénère, et qu'elle surcharge d'interprétations curieuses et autosatisfaites. Cette pitié se berce régulièrement d'illusions au sujet de sa force ; la femme aimerait croire que l'amour est capable de tout, - c'est sa croyance propre. Ah, qui connaît le coeur devine à quel point même le meilleur, le plus profond amour est pauvre, stupide, démuni, présomptueux, gauche, à quel point il détruit plus facilement qu'il ne sauve !

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Mar 18 Sep - 19:34

Laissez Durkheim vous expliquer comment le divorce accroît le taux de suicide chez les hommes alors qu'il ne joue pas sur celui des femmes :

Citation :
On ne peut pas ne pas porter ses regards au-delà du point où l'on est, quand on ne sent pas le sol ferme sous ses pas. Pour ces raisons, dans les pays où le mariage est fortement tempéré par le divorce, il est inévitable que l'immunité de l'homme marié soit plus faible. Comme, sous un tel régime, il se rapproche du célibataire [sorte de Don Juan raté pour Durkheim ^^], il ne peut pas ne pas perdre quelques-uns de ses avantages. Par conséquent, le nombre total des suicides s'élève.
Mais cette conséquence du divorce est spéciale à l'homme ; elle n'atteint pas l'épouse. En effet, les besoins sexuels de la femme ont un caractère moins mental, parce que, d'une manière générale, sa vie mentale est moins développée. Ils sont plus souvent immédiatement en rapport avec les exigences de l'organisme, les suivent plus qu'il ne les devancent et y trouvent par conséquent un frein efficace. Parce que la femme est un être plus instinctif que l'homme, pour trouver le calme et la paix, elle n'a qu'à suivre ses instincts.

Ben oui, les femmes sont naturellement bornées sexuellement, pas l'homme, il a besoin du mariage, et quand les femmes divorcent, il est tout perdu devant l'infinité de son désir et il se suicide... CQFD bounce

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Ven 21 Sep - 12:58

Et voici comment de réactionnaire on devient avant-gardiste ^^
(que les féministes ne s'étranglent pas Razz )

Citation :
Pour l'instant, nous n'avons à nous occuper que de rapports du divorce et du suicide. A ce point de vue, nous dirons : Le seul moyen de diminuer le nombre des suicides dus à l'anomie conjugale est de rendre le mariage plus indissoluble.
Mais ce qui rend le problème singulièrement troublant et lui donne presque un intérêt dramatique, c'est que l'on ne peut diminuer ainsi les suicides d'époux sans augmenter ceux des épouses. Faut-il donc sacrifier nécessairement l'un des deux sexes et la solution se réduit-elle à choisir, entre ces deux maux, le moins grave ? On ne voit pas quelle autre serait possi-ble, tant que les intérêts des époux dans le mariage seront aussi manifestement contraires. Tant que les uns auront, avant tout, besoin de liberté et les autres de discipline, l'institution matrimoniale ne pourra profiter également aux uns et aux autres. Mais cet antagonisme, qui rend actuellement la solution sans issue, n'est pas irrémédiable et on peut espérer qu'il est destiné à disparaître.
Il vient, en effet, de ce que les deux sexes ne participent pas également à la vie sociale. L'homme y est activement mêlé tandis que la femme ne fait guère qu'y assister à distance. Il en résulte qu'il est socialisé à un bien plus haut degré qu'elle. Ses goûts, ses aspirations, son humeur ont, en grande partie, une origine collective, tandis que ceux de sa compagne sont plus immédiatement placés sous l'influence de l'organisme. Il a donc de tout autres besoins qu'elle et, par conséquent, il est impossible qu'une institution, destinée à régler leur vie com-mune, puisse être équitable et satisfaire simultanément des exigences aussi opposées. Elle ne peut pas convenir à la fois à deux êtres dont l'un est, presque tout entier, un produit de la société, tandis que l'autre est resté bien davantage tel que l'avait fait la nature. Mais il n'est pas du tout prouvé que cette opposition doive nécessairement se maintenir. Sans doute, en un sens, elle était moins marquée aux origines qu'elle ne l'est aujourd'hui ; mais on n'en peut pas conclure qu'elle soit destinée à se développer sans fin. Car les états sociaux les plus primitifs se reproduisent souvent aux stades les plus élevés de l'évolution, mais sous des formes différentes et presque contraires à celles qu'elles avaient dans le principe. Assurément, il n'y a pas lieu de supposer que, jamais, la femme soit en état de remplir dans la société les mêmes fonctions que l'homme ; mais elle pourra y avoir un rôle qui, tout en lui appartenant en propre, soit pourtant plus actif et plus important que celui d'aujourd'hui. Le sexe féminin ne redeviendra pas plus semblable au sexe masculin ; au contraire, on peut prévoir qu'il s'en distinguera davantage. Seulement ces différences seront, plus que dans le passé, utilisées socialement. Pourquoi, par exemple, à mesure que l'homme, absorbé de plus en plus par les fonctions utilitaires, est obligé de renoncer aux fonctions esthétiques, celles-ci ne revien-draient-elles pas à la femme ? Les deux sexes se rapprocheraient ainsi tout en se différen-ciant. Ils se socialiseraient également, mais de manières différentes . Et c'est bien dans ce sens que paraît se faire l'évo-lu-tion. Dans les villes, la femme diffère de l'homme beaucoup plus que dans les campa-gnes ; et cependant, c'est là que sa constitu-tion intellectuelle et morale est le plus imprégnée de vie sociale. En tout cas, c'est le seul moyen d'atténuer le triste conflit moral qui divise actuellement les sexes et dont la statistique des suicides nous a fourni une preuve définie. C'est seulement quand l'écart sera moindre entre les deux époux que le mariage ne sera pas tenu, pour ainsi dire, de favoriser nécessairement l'un au détriment de l'autre. Quant à ceux qui réclament, dès aujourd'hui, pour la femme des droits égaux à ceux de l'homme, ils oublient trop que l'œuvre des siècles ne peut pas être abolie en un instant ; que, d'ailleurs, cette égalité juridique ne peut être légitime tant que l'inégalité psy-cho-logique est aussi flagrante. C'est donc à diminuer cette dernière qu'il faut employer nos efforts. Pour que l'homme et la femme puissent être également protégés par la même institu-tion, il faut, avant tout, qu'ils soient des êtres de même nature. Alors seulement, l'indisso-lubilité du lien conjugal ne pourra plus être accusée de ne servir qu'à l'une des deux parties en présence.

Femmes mariées, maquillez-vous, vous vous suiciderez moins et en plus, vous ferez plaisir à votre mari What a Face

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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   Ven 21 Sep - 19:48

scratch ....ahnnnnn.... c'est donc pour ça qu'il y a de plus en plus de produits de beauté pour les hommes... Ils sont en train d'essayer de survivre !
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MessageSujet: Re: Bon ben zut...   

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