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 Les candidats et la culture

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Bouzak
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MessageSujet: Les candidats et la culture   Lun 9 Avr - 15:46

Alors un p'tit panorama. Le site de Schivardi étant en reconstruction, je n'ai rien trouvé (et y'a absolument rien sur le votons.info, qui se dit "neutre" ^^). J'ai recherché sur les sites de campagne des candidats, bien qu'il y ait plus d'infos sur votons.info (mais ils puisent dans les interviews, passages télés, etc., le mieux reste le site officiel pour voir l'importance accordée par le candidat je pense).

Alors pour Ségolène, c'est carrément le néant : l'éducation n'est là que pour assurer une insertion dans la société (http://www.desirsdavenir.org/debats/index.php?154), il n'y a pas mention d'une quelconque injection de culture dans l'éducation (et puis, j'ai pas trop capté le principe du site, quand on va sur les rubriques, on tombe sur des débats de particuliers dont la synthèse est faite si j'ai bien saisi).
Pour Laguiller, c'est pareil : la néantitude culturelle (http://www.arlette-laguiller.org/page/000k-101.html).

Mis à part ces deux-là, que je ne ctiterais plus, les autres en parlent.

Bové, Lepen et Nihous ne disent pas un mot sur l'enseignement artistique dans les écoles/collèges/lycées bien qu'ils aient un discours sur la culture mais tout le reste des candidats y est explicitement favorable.

Bon, pour Lepen (http://www.lepen2007.fr/blog/index.php?culture), De Villiers (http://www.pourlafrance.fr/4.php) et Nihous (http://www.nihous2007.fr/prog/prog14.php - il est assez comique sur la culture lui), je vais pas m'étendre, je leur reconnais le mérite de penser la culture mais pas celui de bien la penser. Les deux premiers sont pour la revalorisation du patrimoine/histoire/langue français et tout et tout, et le second nous parle de combats de coq à maintenir parce que ça te fonde l'identité rurale. On notera que Sarkozy pioche encore dans le programme de Lepen (non, j'invente pas) :
Lepen dit "les dispositifs de l’exception culturelle (quotas de diffusion d’oeuvres françaises, aides spécifiques à l’industrie française, etc.) relèvent d’une logique de préférence nationale, l’exception culturelle n’est rien d’autre que la préférence nationale appliquée à la culture !" et Sarkozy dit "La première priorité, ce sera de défendre la diversité culturelle non seulement en soutenant et en encourageant la francophonie et la création française mais aussi en agissant au sein de l’Union européenne pour que les activités culturelles se voient reconnaître un statut dérogatoire par rapport aux droits de la concurrence." (et de plus, il cite, tout comme Bayrou, Vilar et Malraux... je ne sais pas lequel a copié sur l'autre mais bon j'ai ma petite idée : c'est pas Sarko qui est agrégé de lettres et c'est pas Bayrou qui confond Miterrand et Giscard).

Me restent donc Voynet, Bové, Bayrou, Sarkozy, Besancenot et Buffet qui pensent la culture (ce qui m'intéresse c'est leur pensée, pas leur propositions dans le détails qui peuvent être démagos).

On va commencer par Sarko (http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=05_culture - j'ai du aller sur le site de l'UMP car je n'ai rien trouvé sur son site de campagne...) :
La 1ère proposition est celle du FN. La seconde est la valorisation du pratimoine (français si on est cohérent avec sa première proposition). Ensuite, c'est pas mal. Si, si. Le discours sur la culture est très léger ("source de liberté, d’épanouissement et de paix sociale." - on ne rit pas) mais les propositions sont intéressantes. Bon, on aura un peu de mal à avaler qu'il veut instaurer la culture dans les banlieues en retirant la police de proximité et en y balançant ses CRS. Mais sinon les 3 dernières propositions (rien de concret hein, faut pas rêver) sont bien écrites. Une mauvaise langue pourrait dire que c'est démagogique et qu'il a pompé ça sur Bayrou (voir même qu'il est pas au courant qu'il a écrit ça) mais je ne suis pas mauvaise langue. Sarko est le roi de l'ouverture et du dialogue, c'est bien connu même Thuram le dit (et d'ailleurs, la pédophilie et le suicide, c'est inné, on ne dit ça que quand on a une grande culture).

Allons-y pour José (http://www.unisavecbove.org/spip.php?article2397) :
La nécessité de la culture est expédiée en 5 lignes (transformation sociale, démocratie culturelle, liberté d'expression, protection de la diversité...) mais on a du concret. On sait pas trop pourquoi ni à quoi ça sert mais on a du concret - le terme de "démocratie culturelle" ça fait tout passer (rappelons quand même que notre José a fricoté avec la philo et les engagements culturels quand il était jeune).

Le reste, c'est un peu plus sérieux, on va y aller crescendo.

Besancenot (http://besancenot2007.org/spip.php?rubrique63) :
Le discours sur la "politique culturelle" est pitoyable et repose sur du vent. Mais celui sur le "droit à la culture" (c'est commode de dire "droit à la culture", surtout à l'extrême-gauche, on sait par où empoigner le sujet) est pas si mal. Il se paye même le luxe de citer Marcuse. On a un discours (concret) nuancé qui n'oublie de critiquer l'enclos dans lequel est enfermé l'art actuellement, qui entend valoriser la jeunesse et la dynamique culturelle. Franchement pas mal pour de l'extrême-gauche. Ce n'est pas vraiment une vision bouleversante de la culture (ça me fait plutôt penser à des créations "populaires", un "besoin social" comme il est dit, pas franchement "artistique" mais pourquoi pas).

Buffet, dans le même genre (
http://www.mariegeorge2007.org/UNE-AMBITION-POUR-LA-CULTURE-UN.html et http://www.mariegeorge2007.org/Place-de-la-culture-dans-les.html?var_recherche=culture) :
En relisant, j'aurais dû la placer avant Besancenot. Elle cite pas Marcuse, mais Deleuze (ça pète). Le discours est moins nuancé, ça reste dans le domaine du droit et la légitimité de la culture n'est pas vraiment soulignée (épanouissement individuel, cohésion sociale - blablabla). Au moins c'est concret, mais la culture, genre "besoin social" comme Besancenot, reste un prétexte pour rejoindre son idéologie (anti-capitalisme, anti-industrielle, protection du salarié, etc.). Donc pas terrible finalement, on voit pas la nécessité du truc, ça s'inscrit dans les revendications communistes au même titre que le reste (Besancenot, lui, prend la peine de définir la culture comme chose à part - même si ça ne ressort pas vraiment au final).

Voynet maintenant (http://faq.voynet2007.fr/tag?culture) :
On ne se laisse pas abuser par le nombre de questions dans la FAQ, elles sont redoublées. Cela dit, discours complet, simple et modeste. Pas de Deleuze, de Marcuse ou de grande vision nationaliste à la Sarkozy, mais des réponses concrètes "bon esprit" (forces créatrices à valoriser, connaissance de soi, ouverture au monde, etc.). Vision de la culture comme éveil de la curiosité (ça convient à l'éducation) appuyée par un pourquoi (ouverture, sens critique) sans verser dans le "populaire", elle semble vouloir dégager la place pour les artistes et ne pas leur dire comment s'exprimer. Très sympa, peut-être pas assez violent pour le coup (ça doit être le jaune et le vert - son site à un aspect ludique et enfantin).

Et puis Bayrou (hé oui, j'suis désolé de le dire, mais c'est le plus complet/xe : http://www.bayrou.fr/propositions/culture.html) :
Vision de droite de la culture (au service de la société) mais au moins c'est le seul à donner à la culture un statut d'exception porteur de sens (le seul à utiliser ce terme). Le seul à parler réellement de l'art et de l'artiste (pas l'intermittent, même s'il en parle, mais de l'artiste). Le seul a parler "d'abaissement culturel" et de "paralysie" à combattre. Bref, le seul à définir la culture comme une force porteuse d'énergie (celle de l'état donc). De loin le meilleur discours. Une critique ? Heu, peut-être pas assez concret ? Quel genre de culture on valorise exactement puisqu'elle doit porter du sens ?

Wala. Donc deux discours pas trop mal et stimulants : Voynet et Bayrou. Le premier est plus ludique, le second est plus ambitieux. Besancenot est le seul à parler des lieux de diffusions alternatifs (squats) mais on voit mal comment l'état pourrait les soutenir.
Les choses à reprocher à Buffet (et Besancenot) : c'est bien de citer Deleuze et Marcuse pour se la péter, mais quand on sait qu'ils disent que l'art est un principe de résistance, on risque d'avoir du mal à harmoniser ça avec un "ministère de la culture" au service du pouvoir en place.

Wala donc. C'est pas une recherche super approfondie (j'ai pas que ça à faire non plus) mais c'est déjà ça.

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krys



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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Lun 9 Avr - 17:30

Sur le principe de fonctionement du site de Segolène Royal, Je crois que c'est une tentative de démocratie participative. C'est à dire que le site laisse les gens débattre entre eux, et qu'il en présente la synthèse.

Ce qui est a la fois une bonne idée, dans le sens ou personne ne saurais prétendre penser pour tout le monde ni avoir conscience de tout les points de vue. Heu... Si il y en a tout en tas qu'il font, mais c'est des cons.

L'ennui, c'est que c'est pas représentatif de la citoyenté, Mais, déja des internautes, parmis eux ce qui sont au courant de la demarche, parmis eux ceux qui l'approuve, parmis eux ceux qui y participe. (les cybers-militants socialistes, et sympathisants.)

...

Ensuite des que le lien remarchera,

http://www.alternatives-images.net/

Citation :
Conseil National de la Resistance : reprendre le flambeau
Le Conseil national de la Résistance est l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943.
Son premier président fut Jean Moulin, délégué du Général de Gaulle. Ce Conseil était voulu par De Gaulle afin d'unifier les différents mouvements de résistance qui s'étaient spontanément constitués depuis la défaite et son appel du 18 juin 1940, le lendemain de la demande d'armistice par le Maréchal Pétain.
Parmi les mesures envisagées et appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l'énergie, des assurances et des banques, la création de la Sécurité Sociale, l'indépendance des syndicats. Ces actions ont constitué jusqu'à aujourd'hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXe siècle qui, hélas, ont été grignotés ces trente dernières par une politique économique ultra-libérale soumise à la loi de la piraterie financière internationale.
Parce que cette bataille est toujours d’actualité, quelques vétérans de ces mouvements de résistance ont à nouveau lancé un appel, 60 ans après.
A nous de reprendre le flambeau.

Voici cet appel :

" CREER, C'EST RESISTER. RESISTER, C'EST CREER "

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :
Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des "féodalités économiques", droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance" pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : "Créer, c'est résister. Résister, c'est créer".
Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant et Maurice Voutey.

C'est un des appels fondateurs (voire l'appel fondateur), de la campagne du 29 mai. Donc du rassemblement de l'extreme gauche/gauche republicaine. Peut etre bien le seul truc a en retenir.
Voila pour quoi ca fait parti des programes, de buffet, besancenot, et de Bové.

...

Le blème de la culture en france, c'est que les créateurs se situe à l'avant-garde progressiste.
A coté de cela, il y a le divertissement. Qui eux se situe un peu partout.
Et l'arrière-garde réactionaire défends une culure vieille france,
tout sauf créative.

Manat l'intermitance, c'est un peu comme les interimaires et le mitemps... Ils sont précaires, ils ne font pas la grèves, Ils sont vécus des traitres et des assistés, par la working class, tout en encaissant plus de boulot que les autres, précarité oblige. (Je parle de ceux qui font ce choix, qui refuse systematiquement un CDI, pour ne pas s'enchainer à une boite, à une culture d'entreprise, pour etre payer plus aussi, pour ne pas pourrir sur place...)

C'est à dire que pour ne pas sombrer dans une culture figée, t'es quelque part obligé de te comporter comme un néolibéraliste économique.

C'est a dire qu'il y en fait deux gauche, une gauche d'opposition au patronat, qui porte les bagages de la luttes des classes, et une gauche culturelle, qui porte ceux du progressisme.
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Lun 9 Avr - 19:34

J'avais déjà vu ce truc sur la résistance.

Je ne comprends pas : c'est quoi que tu appelles la gauche culturelle, concrètement ?

Après, je pense que ce n'est pas le rôle de l'état de soutenir des créations culturelles avant-gardistes. Il ne peut pas soutenir quelque chose qui le remet forcément en cause, au moins dans sa stabilité. Mais il peut promouvoir une culture plus élevée que le divertissement (gratuité des musées, éducation plastique et artistique, etc.), même si elle doit restée axée sur le passé. Il peut également faire en sorte que les relations de pouvoirs ne noyautent pas les maisons d'édition et essayer de ne pas trop cloisonner une culturelle officielle de l'art.

Enfin, je crois. Si l'art et la culture ont toujours remis en cause l'état (la paix sociale, enfin, l'art dérange s'il est bien fait), il ne faut pas s'étonner qu'il cherche à les museler ou les contrôler.

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Dune

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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mar 10 Avr - 6:23

Le rôle de l'état, en terme de culture, doit se situer dans l'aide à l'accès à celle-ci par tous.
Ce devrait être une priorité lors de la scolarité. (ras le bol de cette confusion entre éducation et insertion dans le monde du travail)
Il faut aussi diversifier les espaces dans lesquels peuvent s'exprimer toutes les formes d'art et faciliter (gratuité, proximité, désacralisation) les rencontres entre les oeuvres de toutes sortes et ceux qui ont envie de s'en nourrir.

Des clés et des lieux.

Après, j'aime autant que l'état ne vienne pas trop fourrer son nez dans la création artistique. Faudrait pas qu'il y ait distribution de bons ou mauvais points selon le bord à la barre.

Ca ne m'étonne pas trop (pas du tout) que Bayrou soit celui qui soit le plus ouvert sur le sujet.
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krys



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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mar 10 Avr - 11:10

La gauche 'culturel' c'est pas le mot.
Mais par exemple, le dezerteur de vian est une chanson procivil et pacifiste,
le dezerteur de Renaud est une chanson antimiltiratiste.

Les travailleurs du secteur de l'armement, (dans la défense je sais pas comment ça se passe) oeuvre aussi pour que les droits de travailleur soient respectés. Mais eux ne peuvent pas se permetre de critiquer la guerre, parceque la guerre c'est leur boulot.

J'ai pris l'exemple le plus évident.

En gros celles qui qui pense que le système est vicié, et qu'il faut en proposer un autre. Et celle qui ne remet pas en cause le systeme qui demande juste une repartition plus équitable à l'interieur de celui-çi.

Maintenant si on regarde la guerre économique. Concrètement ce qu'on demande aux gens c'est de bosser plus, pour que ceux soit les employés de la concurance qui se retrouve à la rue.

En théorie (naïve mais nescessaire), Le seul moyen de faire coincider ces deux gauches-là c'est de considerer, le système à l'echèle mondiale. (non plus a l'echele d'une entreprise, d'une nation ou d'un secteur d'activité...)

C'est a dire que tout ce qui de l'ordre du repli sur soi, doit etre converti (non pas suprimé) a faire exactement le contraire, de l'ouverture sur le monde environenent.

Il faux que toutes les armées fusionent, et qu'elle se mettent a produire de l'environnement. De rendre fertiles les dezerts, de produire de la terra amata, creer des réseau hydroliques, de produire des marécages (La tourbe conserve durablement le Co2)... Et que le secteur actuel de l'armement leur en fournissent les outils.
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mar 10 Avr - 12:21

Dune a écrit:
Ca ne m'étonne pas trop (pas du tout) que Bayrou soit celui qui soit le plus ouvert sur le sujet.
Pour corriger un peu l'impression que j'ai pu donner : c'est finalement faux. Voynet est bien plus ouverte sur les questions de culture que Bayrou et elle nuance pas mal ses propositions en fonction de la réalité. Alors que Bayrou semble proposer à l'état d'être garant d'une culture (française) de qualité, Voynet laisse le champ libre aux artistes et plasticiens locaux en promouvant le renforcement des réseaux écoles-arts (pour Bayrou, ça se limite à l'enseignement artistique et aux spectacles vivants, Voynet est pour l'intervention des artistes dans les écoles, en plus d'un enseignement).

(j'ai pas trop le temps là, mais je tenais à dire ça pour ne pas qu'on se fasse une idée fausse de Bayrou).

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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mar 10 Avr - 14:06

L'impression que l'on peut se faire de Bayrou en terme de culture, vient plus de sa façon de parler de sujets autres que politiques.
Il me semble le plus intéressant et le moins bouché à ce qui l'entoure.
(Maintenant, c'est sûr que ça ne fait pas une majorité parlementaire)

Pour ce qui est de l'idée de Voynet, d'une intervention des artistes à l'école, sais pas... ça fait un peu "intervenants" qui colle mal avec l'idée dont je me fait de l'artiste. Je me demande s'il ne serait pas plus judicieux de faire "sortir" les mômes et de les plonger dans l'univers artistique.
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mar 10 Avr - 23:17

Bon, puisque je suis là-dedans, autant continuer...

Je crois que ce que j'ai posté sur un autre forum répond un peu à vos messages. Y'a un petit résumé de ce que je pense juste en dessous du quote.

Citation :
Pour reprendre sur la culture, on peut se demander quel rôle l'état a à y jouer. Et d'abord, à quoi ça sert d'être cultivé, et est-ce que ça s'apprend ?

On peut raisonnablement penser que le "travailleur de la culture" a droit comme un autre à vivre son métier et à y être aidé. Aucun candidat ne nie ce niveau-là.

Seulement le "travailleur de la culture" est un peu différent des autres : on pourrait dire qu'il se base au-dessus (ou à côté, je m'en fous) de la stricte utilité et de la matérialité (ma voiture, je m'en sers pour me déplacer ; l'oeuvre de Klein dans mon bureau, c'est plus compliqué).
C'est pourquoi un discours électoral ne prenant en compte que ces conditions utiles et matérielles (allocations et soutien aux artistes) est clairement insuffisant. Il est insuffisant car il ne sait pas définir à quoi on reconnaît un artiste et à quoi sert l'art (ce sont les discours de Ségolène et Laguiller) : il est incapable de trancher entre Pagny et Costes, entre le divertissement et l'art (par conséquent qu'est-ce qui prouve que Pagny est à la solde du capital et que ce n'est pas le manque de talent de Costes l'empêche d'être reconnu ? Donc lequel soutenir au final ?).
La tarte à la crème permettant de camoufler ce vide, c'est le recours à l'expression "diversité culturelle", "soutien à la création", "renforcement de l'alternatif". Là, c'est Bové. Mêmes questions : à partir de quand y a-t-il création si ce n'est lorsque cela provient de l'artiste ? Mais un artiste, c'est quoi ? Et la "diversité culturelle" ? C'est un mec qui vient jouer la Marseillaise en Hollande ? C'est Bruel s'appelant Youssouf ?

Viennent ensuite ceux qui dénoncent le divertissement aux bottes du profit (Buffet et Besancenot). Ils n'ont évidemment pas tort, mais si on retire cette logique, par quoi la remplace-t-on ? "Aide sélective" aux "indépendants" dit Buffet : acceptera-t-elle d'aider les librairies d'extrêmes-droite ? "Démocratie culturelle" ? Mais la Start'Ac, c'est quoi ? Si on parle de sélection, on doit donner les critères, donc savoir définir l'art et l'artiste.
Pour camoufler la bêtise, on le fait à grand coup de "capital culturel". Buffet cite Deleuze, Besancenot Marcuse. Seulement, si on définit, pour Buffet, l'art comme épanouissement individuel et facteur de cohésion sociale, on retombe d'une part sur le même problème (art et divertissement), et on ne cite pas Deleuze si on veut rester cohérent : "l'art comme résistance", assurément, mais résistance à quoi si ce n'est aux valeurs du réel transmises par le pouvoir en place ? (si l'art est résistance, il est forcément facteur de trouble social, il dérange). De plus, si l'art doit "inventer le monde et la cité", la politique ne doit être que la conséquence de cette invention, il est absurde de la placer avant pour promouvoir de l'art (Deleuze dit l'inverse de ce que Buffet prétend défendre).
Même problème pour Besancenot. Son discours sur l'art et l'artiste est incohérent avec la politique, les définir comme subversion et citer Marcuse pour dire "L’art ne peut pas changer le monde, mais il peut aider à la prise de conscience de ceux qui veulent le changer.", c'est très juste, mais on se demande comment ça peut être conciliable avec quelqu'un qui vise un poste de pouvoir (la culture créé du "lien social" en étant "porteuse de conflit" ? Faut qu'on m'explique). Définir l'art comme subversion, c'est déjà reconnaître la politique comme insuffisante : c'est un discours d'artiste, pas de politique. Donc soit il milite totalement pour un art subversif, soit il laisse tomber cette vision de l'art, aussi juste soit-elle. Comment peut-on prétendre qu'"il ne nous appartient pas de dire ce que devrait être « la culture » dans la société pour laquelle nous nous battons" et avoir en main le ministère de la culture et de l'éducation ? C'est, pour un politique, un refus de donner du sens.
[j'ai un peu changé mon discours sur Besancenot par rapport à mon post précédent, je m'étais laissé embobiné]

Arrivent ensuite ceux qui ont une pensée cohérente de la culture et de l'artiste (je zappe Sarkozy, Lepen, De Villiers et Nihous) : Voynet et Bayrou.

Bayrou, comme je l'ai déjà dit, c'est un discours de droite. Sa vision est cohérente et la culture doit être porteuse de sens. Donc pour ça, deux choses : valorisation du patrimoine artistique (français je suppose) à travers l'éducation et diffusion renforcée des spectacles vivants (c'est par là que passera la diversité et le croisement des disciplines). A partir de là, on dégage une définition de l'artiste au service de la société puisque l'art est héritage et transmission (bien que Bayrou définisse également l'art comme rupture et mouvement, et il a raison, mais je ne comprends toujours pas comment on peut articuler ça lorsqu'on est au service du pouvoir en place - d'un autre côté, ça peut relever d'une problématique de la souplesse politique face à ses remises en question par l'art ; alors que Besancenot se réfugie derrière le sacro-saint principe d'expression à garantir qui s'arrête vite au nom du "tu piétines ma liberté et t'as pas l'droit").
Le risque avec ça ? Il me semble que définir clairement la visée de l'art et de la culture (progrès social, décentralisation, visée européenne) par l'état, c'est bien, mais ça rentre en tension avec le soutien à la création de la diversité artistique qui peut ne pas correspondre à ces critères et n'être pas le problème des centres d'arts (contemporains, dont Bayrou ne pipe mot).

Reste Voynet. Différence de taille avec Bayrou : pour elle il n'y a pas à restaurer un patrimoine mais à faire place à une diversité culturelle déjà présente (banlieue, immigration). Ca donne donc d'emblée une logique de préférence et des critères. L'art et la culture sont définis par une logique de curiosité et d'ouverture d'esprit (connaissance et découverte ; ça fait très ludique comme j'ai déjà dit), et doivent donc se retrouver dans l'éducation (enseignement artistique) où les artistes pourront venir intervenir et travailler (Bayrou ne dit rien à ce propos). Contrairement à Bayrou, Voynet est plus libérale au niveau de l'art et de la culture, ce qui fait moins craindre une tension entre le soutien de l'état à la diversité culturelle (puisqu'elle ne parle pas de restaurer un patrimoine perdu). L'accent est mis sur le renforcement du réseau école-art/culture (chez Bayrou, ça me semble plus cloisonné).
Un risque avec ça ? Peut-être une vision trop naïve de l'art et de la culture, mais Voynet signale bien que ça ne peut qu'être différent du collège à l'université.

Les deux visions sérieuses et crédibles sont celles de Voynet et Bayrou, les seules à donner un rôle à l'artiste qui soit plausible de la part d'un pouvoir.

Bon, j'en ai refait un autre sur un forum et là je suis claqué. Je crois que ça répond à Krys sur les rapports de l'état (du système) et la culture/art. Alors pour faire rapide : chercher à tout concilier par la globalité, c'est prendre une voix dogmatique impossible à mon avis ("il faut que", "on doit").
Par exemple, tu as Interzone. C'est le croisement de deux cultures différentes. Imagine que tu permettes à Interzone de venir dans des bahuts (seule Voynet permet ça à mon avis - Bayrou reste sur le "patrimoine français"). Ca montre une mixité culturelle qui permet de refonder, par l'art, un peuple qui peine à trouver son identité et d'insuffler une dynamique artistique et culturelle : "voilà ce qu'on peut faire ensemble" et on repart de là.

Le problème à mon avis avec Bayrou, qui n'existe pas chez Voynet, c'est cette idée de "patrimoine". Le "patrimoine" va avec une notion de peuple. Or cette notion de peuple, aujourd'hui, elle ne correpond pas à grand'chose à mon avis. Comme dit Deleuze, cité par Buffet, "l'art invente le peuple qu'il nous manque". Donc voilà, je pense qu'introduire un art promouvant une mixité culturelle dans l'école, ça refonde un peuple sans qu'on ait besoin de lui marteler une morale.

Enfin je crois Wink

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krys



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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mer 11 Avr - 12:25

Oui et non...

Interzone ca tiens effectivemetn du miracle, j'ai pas l'impression d'écouter ca comme de la musique syrienne, en tant qu'occidendale curieux d'exotisme, mais bien comme de la musique tout court. Une evidence. Si on prends un autre guitariste et autre oudiste et qu'on les fait bosser ensemble, il y a quand même de grand risque que ca soit vite chiant. C'est le pardoxe du metissage, c'est qu'il est à la fois une nescessité d'ordre hygiènique, parceque c'est pas tres sain de cloisoner les cultures des les laisser évoluer dans les mythes les unes des autres, et à la fois il ne doit pas être une finalité, ou un seulement un prétexte, ça donnerai le sentiment amère de prostituer l'art.
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Bouzak
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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mer 11 Avr - 12:55

krys a écrit:
Oui et non...

Interzone ca tiens effectivemetn du miracle, j'ai pas l'impression d'écouter ca comme de la musique syrienne, en tant qu'occidendale curieux d'exotisme, mais bien comme de la musique tout court. Une evidence. Si on prends un autre guitariste et autre oudiste et qu'on les fait bosser ensemble, il y a quand même de grand risque que ca soit vite chiant. C'est le pardoxe du metissage, c'est qu'il est à la fois une nescessité d'ordre hygiènique, parceque c'est pas tres sain de cloisoner les cultures des les laisser évoluer dans les mythes les unes des autres, et à la fois il ne doit pas être une finalité, ou un seulement un prétexte, ça donnerai le sentiment amère de prostituer l'art.
C'est tout un problème en effet de savoir sur quels critères on doit juger l'art. Il faut que ça soit de la qualité pour provoquer un effet, sinon on sent que ça vise uniquement l'utile.

Je ne dis pas qu'il faut juger l'art en fonction de son utilité sociale (mais quand tu es à un poste de pouvoir, à mon avis, tu n'y échappes pas), mais que l'avantage de Voynet, c'est qu'elle permet cette possibilité-là, alors qu'avec Bayrou, j'en doute.
Après, c'est aux acteurs locaux de savoir reconnaître de l'art et de savoir pourquoi ils choisissent ce type d'art et pas un autre : si tu recherches juste un truc "rencontre de culture" sans savoir reconnaître la qualité, tu te plantes parce que tu te fous de la gueule de ton public ; quand tu recherches de la qualité, tu es obligé de prendre en compte ton public (enfin là, oui : puisque c'est toi qui invites les artistes à intervenir au sein de ton école - donc faut justifier ton truc en montrant l'apport possible de la part des artistes tout en leur parlant de leur aspect purement artistique).
C'est clair que ça risque de faire mécanique sans âme au bout d'un moment, mais bon, c'est la même chose partout à mon avis, ça dépend des individus (surtout avec un critère de "qualité").

Maintenant, Interzone, c'est un exemple parfait, ce qui ne veut pas dire qu'il faille obligatoirement tout penser sur cet exemple.

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krys



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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mer 11 Avr - 16:45

J'ai un contre-exemple, Zach de la Rocha (Rapeur de Rage Against The Machine, groupe de Nu-Metal qu'à l'époque on appalait encore la Fusion, (Celle du Metal et du Rap)), et Trent Treznor (chanteur, compositeur multiinstrumentiste de Nine Inch Nails (Clous de Neuf Pouce).
Ils avait prévu de bosser ensemble, Et finalement ca n'est jamais sorti des studio, parceque ca n'avais pas plus d'intérêt que de mixer la partie voix de RATM, sur la parti instru de NIN.
C'est dire qu'il n'avait pas l'alchimie qui fait que 1+1=3. que la compétance de la sommes d'individu est superieur à la sommes des compétances des même individus.
Et pourtant au niveau des textes du chant ainsi qu'au niveau composition et interpretation la qualité est là.

...

Le bootleg de dj zebra "Homme Pressé / RockSteady" Fonctionne a merveille parceque dans la composition des deux morceaux il y a une ouverture, des élèctrons tendus que se soit vers les autres membres des formations, vers d'eventuels musiciens additionelles, vers l'auditoire...
Alors que les autres bootlegs sont sans interêts, c'est juste bien torché et amusant, il n'y a pas la même évidence. Et ca ne sert pas les morceaux, dont ils sont composés.

...

(j'ai utiliser "composé" trois fois dans trois sens différent... hem... Ca deviens difficile de causer d'art, ou beaucoup de termes designe plusieur concept parfois incomptible. Je repondais en fait au terme de "qualité", parceque j'aurai tendace à l'associé à la virtuosité, à la richesse... alors que toi tu l'emploi comme la capacité à provoquer des effets, il est donc bien question d'electrons tendus en fait.)

...

Le rapport avec le François, ben il fait mine de dandiner de l'electron libre, mais globalement il en a quand même un bon paquets qui sont bien ancrés à droite. Faux-vous dire monsieur que chez ces gens-là, on ne se marie pas d'amour, on entre dans la norme.

...

Les acteurs locaux... Je peux parler de l'auvergne, on a quand même un putain de patrimoine floklorique, mais ce con c'est barré à Paris, avec nos fromages, ou il a été depossèder de son essence.
C'est daire que il y un truc valable dans le coin, ca n'est plus auvergnat ca deviens français. Les fromages, Le bal musette, Vercingétorix, Blaise Pascal, Kaolin... Par contre des qu'un truc est un peu pourrave, ca reste auvergnat, VGE, Murat...

Alors on donne directement dans l'inassumable parisien. Le hard core, le post hard core, Le black metal mélodique, le vaquette, le carnival core, l'alcolisme prépubère, la soupe au chou, l'easy pop neuneu, le rock rural...

En fait c'est le même problème que les jeunes de banlieu, dès qu'il y en a un qui fait un truc pas mal, il se fait récuperer dans la minute, étiqueter "exemple d'intégration", et le mec se sent obligé de dire qu'il viens de la cité.

Mais Paris c'est le trou de balle du monde, la seule chose qui soit un produit locale, c'est les champignons. Qui que ce soit d'un peu talentueux dont on dit de lui qu'il est parisien, avant qu'il soit reconu, l'endroit où il vivait on appelais cela la banlieu.
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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Mer 11 Avr - 22:37

Voici une analyse de la revue Cassandre à propos des intentions culturelles des candidats :
http://www.horschamp.org/IMG/pdf/Ils-en-ont-parle.pdf
(il ne me fait pas renier ce que j'ai dit sur la culture et je pense qu'il a tort de ne pas parler de Voynet et Bayrou - bref, je ne le trouve franchement pas bon)

Et un appel à signer pour interpeller les candidats sur la culture :
http://www.horschamp.org/article.php3?id_article=1826

Le texte de l'appel :
Citation :
Nous sommes particulièrement inquiets de l’absence de véritable projet culturel dans les différents programmes des candidats aux élections françaises. La France est le pays du monde occidental où, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un certain nombre de combats menés par des acteurs de toutes sensibilités politiques, ont permis à un service public de la culture assez exemplaire de se développer.

Ces outils culturels construits de haute lutte dans notre pays ne doivent pas être abandonnés. Ils doivent au contraire servir de courroie d’entraînement à une Europe qui ne se contente pas d’adopter une attitude suiviste par rapport aux États-unis d’Amérique. Dans le domaine de la démocratie culturelle et artistique, l’Europe porte des valeurs fondamentales qu’elle doit plus que jamais mettre en avant et notre pays doit être en première ligne. Jean Monnet le disait déjà, rapporte-t-on : « si c’était à refaire, je commencerais par la culture ».

Il est essentiel aujourd’hui, face à une représentation européenne principalement soumise aux exigences de la rentabilité et au démantèlement programmé de nos services publics, de défendre avec force des valeurs, des méthodes et des institutions, qui protègent la culture et la circulation de l’art de l’emprise des critères marchands de l’actuelle « mondialisation ».

La question de l’intermittence est essentielle - et il reviendra au prochain gouvernement d’imposer une loi face au « contrat » cher à Mme Parisot - mais aussi celle de la responsabilité de l’État central en termes de politiques culturelles publiques, indépendamment de toute ouverture à un secteur privé qui n’offre aucune garantie pour ce qui est de l’intérêt général.

Si, dans cette période de transition périlleuse, nous ne manifestons pas, au plus haut niveau de l’État, la volonté politique de prendre en compte l’importance de l’art et de la culture comme outil de civilisation, notre avenir commun est prévisible. Les valeurs immatérielles portées par l’art et par la pensée, pivot de notre identité historique commune, n’auront plus leur place dans une société entièrement soumise au néolibéralisme. Il suffit d’analyser la place des arts et de leur circulation dans l’Amérique de Georges Bush, la Grande-Bretagne de Tony Blair ou l’Italie de l’ex-gouvernement Berlusconi, pour en être convaincu.

Il faut aujourd’hui que les hommes et les femmes politiques qui prétendent aux plus hautes charges de l’État sachent que dans ce domaine leur responsabilité est immense et que nous attendons d’eux non seulement des paroles, mais des actes et des moyens pour agir.

C’est autant du rôle européen et mondial de la France que du problème crucial de la circulation culturelle et artistique dans les lieux de relégation de notre société qu’il est ici question.

L’absence de prise en compte de cette question majeure de civilisation nous mènerait à une perte de valeurs et à un affaiblissement irrémédiable. Cette démission suicidaire nous rendrait incapables à l’avenir de défendre un point de vue non-marchand dans le domaine de la création et de l’esprit. Il est temps de prendre la mesure de cet enjeu.

Dans l’attente d’une réaction significative de votre part, très cordialement à vous.

PS : Nous tenons à votre disposition un certain nombre de documents de travail élaborés par des acteurs de différents domaines.

Je pense que ça répond mieux que moi à tes questions Krys (je te conseille d'écouter la vidéo : elle parle à un moment du corporatisme, du clivage Paris-province et de la nécessité d'éviter un art officiel - j'avoue quand même que j'ai vraiment du mal à voir comment c'est possible et que je ne sais pas rebondir sur ce que tu dis, à moins d'invoquer l'intégrité de l'artiste ?). Mais la dérive avec les acteurs locaux, oui, c'est un risque, je suis d'accord (c'est pas de la Franche Comté que je vais donner des leçons ^^)

La définition de l'art ? J'ai vraiment du mal à la lier à l'état, parce que je conçois aussi l'art comme subversion, comme quelque chose qui dérange (et donc j'ai du mal à voir comment l'état peut protéger et garantir cette dimension, à moins d'être très fort).
Après, la "virtuosité", non, ce n'est pas un terme que j'utiliserais pour l'art (plutôt pour un technicien qui maîtrise totalement son objet - l'artiste, lui, donne une dimension "spirituelle" disons, quelque chose qui va au-delà de la maîtrise de sa technique). La "richesse" ? Je suis pas sûr non plus que j'utiliserais ce terme.
L'artiste est forcément riche, mais on ne voit jamais totalement ce qu'il veut donner, c'est pour ça qu'il peut être incompris et ignoré (enfin il donne mais en même temps, il s'en fout de donner, il le fait pour lui avant tout je pense et le fait qu'on dise qu'il "donne" ce n'est qu'une conséquence - sinon ça engendre effectivement la prostitution de l'art ; mais c'est vrai qu'un artiste qui veut donner ça existe, seulement généralement il voit qu'on le comprend pas et là, j'aimerais pas être à sa place ni dans sa tête).
L'art comme effet oui, comme "électrons libres", un truc qui te touche au fond, que tu as la sensation de n'avoir jamais entendu, qui te révèle quelque chose (je parle du point de vue du spectateur, je ne suis pas un artiste : l'art vu par l'artiste, ça doit être totalement différent ; je crois qu'en définitive, ça rejoind l'amour ou la haine de l'humain).

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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Jeu 12 Avr - 16:06

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22057

C'en est hallucinant.
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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Jeu 12 Avr - 19:58

krys a écrit:
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22057

C'en est hallucinant.
J'ai édité parce que je me suis un peu enflammé. Mais je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d'accord avec cet article (ni l'usage qu'il fait de Nietzsche et Montaigne).

J'y reviendrai plus calmement demain, là j'ai pas le temps.

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MessageSujet: Re: Les candidats et la culture   Ven 13 Avr - 14:57

Bon bah j'ai répondu en laissant des commentaires sur l'agora vox. C'est le même lien.

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