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 Hardtimes killin' floor blues

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krys



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Localisation : Fermons-les-clans
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MessageSujet: Hardtimes killin' floor blues   Mar 17 Juin - 15:37

Rappelez-vous nous étions fin 96, et votre première écoute de 666.667 club tirai vers son terme, quand soudain la chanson inattendue, caché, sans nom apparaissais à vos tympans.
Mal enregistré, mal chanté, roots.
Plus tard, vous aviez glané quelque informations, concernant ce titre, vous aviez appris qu'on le designais sous le nom de "Song for J.L.P. ", sans trop savoir si d'ailleurs l'intitulé était officiel.
Vous n'avez jamais entendu parler de Jeffrey Lee Pierce.
Une étude approfondi vous renseigna sur l'existence du Gun Club, la récente disparition de son leader.

PLus tard vers 2000, vous aviez découvert Napster, un morceau de 16horserpower, dont l'attribution à tort à Noir Désir à été dépliqué un sevère nombre de fois, Fire Spirit. Puis peut-être plus anecdotique un vieux bootleg d'ND ou était repris Fire of Love, datant d'un époque ou la comparaison était de mise, puis plus raffiné que l'original une version du Song For Jlp aux eurockéennes ou bien au Paléo.

Plus tard encore l'arrivée de la vidéo en ligne, ou bien un Dvd, vous a permis de vous replonger, dans les clips. Celui d'à ton étoile, ou il y a cette image marquante ou une femme assez solide trinque avec la caméra, avant de s'envoyer le contenu de ce qui semble être une bouteille de sirop pour la toux.

Vous n'aviez pas fait le rapprochement.

http://choses-vues.com/fr/hardtimes/fiche.html
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krys



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MessageSujet: Re: Hardtimes killin' floor blues   Lun 19 Jan - 1:01

Citation :
Finistère

Clip. Après Noir Désir, Debon met les Craftmen en boîte
On lui doit, entre autres, les clips de « Tostaky » et d'« Un homme pressé », morceaux cultes de Noir Désir. Aujourd’hui, à Guingamp (22), le cinéaste Henri-Jean Debon va filmer des rockeurs locaux.

Vous avez tourné pour Dionysos, Louise Attaque, Dominic A, les Thugs... Pourquoi aujourd’hui les Craftmen Club, dont la notoriété ne commence qu’à éclore ? Je les ai découverts sur MySpace, il y a deux mois. J’aime leur musique. Je suis entré en contact avec Yann, le batteur du groupe. Cet été, je me suis lancé dans une aventure : les groupes sans label ni major me donnent une chanson, 1.000 € et, en retour, je leur tourne un clip. Avec cette formule clé en main, fini les directeurs artistiques, les chefs de produits et l’argent qui pervertit tout. Là, on est libre de bosser comme on veut. Je ne m’investis pas moins que lorsque je tournais avec des budgets de 100.000 €. Sauf qu’ici, plus de masse salariale et de parasites. J’en suis à mon cinquième tournage.
C’est la fête ! En quelque sorte, les bienfaits de la crise !

Vous avez tourné plusieurs clips pour Noir Désir. Vous avez accompagné leurs débuts. Une collaboration fondatrice ?



En effet. C’est Bertrand (Cantat) que j’avais rencontré à Paris qui m’a incité à me lancer. C’est lui qui m’a débauché. J’ai commencé en 1991, avec « En route pour la joie ». C’était une pub TV muette, tournée en Super 8 et noir et blanc. Je me souviens encore de sa réaction : « Si on m’avait dit que les premières images du groupe seraient une pub ! ».

Justement, des nouvelles de Noir Désir ? Des projets communs à l’horizon ? (Sourire) Encore trop tôt pour se prononcer...

Pourquoi filmer le rock ? Parce que vous êtes rockeur vous-même (il est le leader du groupe Quincannon) ? Non, ça s’est fait par la force des choses. J’aimerais bien filmer du jazz, du hip-hop, de la variété. Mais en France, on aime bien vous ranger dans des cases. Difficile après d’en sortir.

J’ai ainsi eu des contacts pour un projet de variété. Au final, ça s’est fait sans moi. Les producteurs étaient trop frileux. C’est vrai que ma culture vient du cinéma et pas de MTV. Mais c’est dommage...

Comment s’élabore un clip musical ? Le vidéaste impose-t-il son regard ? C’est un travail de confiance. Je discute avec le groupe et après, j’élabore un script, un scénario de tournage. Ensuite, le clip est mis en boîte et il fait sa vie sur internet. En espérant qu’il soit un jour diffusé à la TV sans trop se plier aux exigences du milieu.

Propos recueillis par Arnaud Morvan

source : http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/clip-apres-noir-desir-debon-met-les-craftmen-en-boite-20090117-4539439_1603568.php
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krys



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MessageSujet: Re: Hardtimes killin' floor blues   Lun 16 Mar - 18:17

Citation :
Henri-Jean Debon (documentaire Gun Club)


05/10/2008 - par e-mail




Après avoir cumulé plusieurs références en terme de réalisation depuis
2002 ("Salomé, Lorraine et Pénélope", "Une nuit", "Mon cœur"),
Henri-Jean Debon (membre du groupe Quincannon, photo 1) a mené à terme
en 2008 un projet lancé il y a bien des années et touchant de nouveau
au domaine musical. Son travail en ce domaine connaît aujourd’hui une
nouvelle dimension après la réalisation de films live réputés (Noir
Désir) et de clips vidéo (Noir Désir toujours, mais aussi Thugs ou
Dominique A, entre autres). Son nouveau film documentaire se consacre
en effet, avec grande sobriété, au fondateur défunt d’un groupe devenu
culte depuis des lustres : The Gun Club. Jeffrey Lee Pierce, chanteur
et guitariste déchu, ressurgit ainsi dans notre quotidien à travers ce
poignant "Hard Times - Killin’Floor Blues", dont la sortie en DVD chez
Choses Vues est une vraie bénédiction pour les fans. Les images
permettent de découvrir des fragments de vie épars de Jeffrey fixés par
notre interlocuteur à Londres courant 2002, quelques années avant que
le couperet tombe. Pour "Obsküre", Debon se rappelle.



- Obsküre : Comment, un jour, Jeffrey Lee
Pierce est-il entré dans votre existence ? Comment l'avez-vous
rencontré par la suite ?

- Henri-Jean Debon : Il est entré dans ma vie avec
"Miami", que j'ai découvert en 1988 ou 1989. Je ne sais même plus
comment je suis tombé sur ce disque, mais... les Noir Désir n'y étaient
sans doute pas pour rien.
Ensuite, la première rencontre, je m'en rappelle très bien. C'était
deux ou trois ans plus tard, j'étais devenu un fan absolu du Gun Club,
et je tannais Patrick Mathé de New Rose pour rencontrer Jeffrey. Et
alors que je faisais mes trois jours du service militaire, Mathé
m'appelle pour me dire que Jeffrey serait là le lendemain, à New Rose,
si je voulais passer. Comme un peu tout le monde, pour me faire
réformer, je m'étais mis dans un état pas possible. Je passe sur la
liste de substances, et j'avais enquillé deux nuits blanches, vraiment
blanches... J'étais dans un état déplorable, hyper-faible, je
commençais à avoir des hallucinations. Et c'est dans cet état que j'ai
été rencontrer mon idole. Il était là, énorme, derrière un gros bureau.
Pour m'excuser de mon état, et pour faire du dialogue aussi, je
commence à lui raconter tout ça, pourquoi je suis dans cet état, et...
et là, je me fais engueuler sévère. Tout juste s'il me crie pas dessus.
Il était outré, scandalisé. "Comment ? Vous voulez vous faire réformer
? Mais c'est n'importe quoi ! Il faut absolument faire son service
militaire, c'est très important dans la vie d'un homme !" Etc, etc. ...
Voilà, ça a été ça la première rencontre.

- Que représentait-il, ainsi que The Gun Club, dans
votre bagage personnel ? Avez-vous suivi leur évolution depuis le
départ, à savoir l'initial "The Creeping Ritual" ?

- Je ne suis pas tout jeune, mais tout de même !...
À l'époque de The Creeping Ritual, j'allais dans les boums, et je
devais écouter Duran Duran...


-Si vous deviez citer les enregistrements de The
Gun Club qui vous tiennent aujourd'hui le plus à cœur, lesquels
pointeriez-vous et pour quelle raison ?

- "Miami" toujours... Longtemps je me suis dit que
c'était mon album préféré de tous les temps, toutes musiques
confondues... Ça ne veut pas dire grand-chose, mais... Je m'en tiens à
ça. Il y a déjà les premières mesures du disques, la première mesure,
les premiers mots, la voix de Jeffrey qui rentre, seule : "Come down
to... The willow garden with me...". Tout est là. Il y a la production
ensuite, toute petite mais sublime, avec ces guitares liquides, ces
réverb’s incroyables... Il y a la pochette, qui a marqué tout le monde.
Ce vert, ce palmier... Il y a les chansons surtout : "Bad Indian",
"Like calling up Thunder", "A Devil in the Woods", "Mother of Earth",
je vais toutes les citer... Je tiens, cela dit, à préciser une chose :
je ne fais pas du tout partie de ceux qui pensent que le Gun Club n'a
fait que deux bons disques : "Fire of Love" et "Miami". Au contraire.
Le projet musical de Jeffrey à partir de "Las Vegas Story" - et ce
jusqu'à "Lucky Jim" - est plus étonnant et plus ambitieux encore. Par
contre, faut bien reconnaître la production de ces derniers albums
n'est pas toujours à la hauteur de ces ambitions...

- Le film, aujourd'hui et compte tenu de l'histoire
passée, renvoie l'image d'une décadence, ces pas qui peuvent mener vers
le précipice. J'imagine que ce n'était pas forcément le but originel.
Comment a germé l'idée du film "Hard Times" et quel était le désir
initial autour de ce documentaire ? Comment Jeffrey et vous-même
voyiez-vous la chose ?

- Il n'y avait aucun but, en fait, il n'y avait même
pas d'idée. J'avais avec Jeffrey un projet de fiction, un long-métrage,
qui s'intitulait "Brothers And Sisters", qui était un film français,
dans lequel Jeffrey jouait le rôle d'un américain, très malade, hébergé
par une famille française. Bref, je venais le voir régulièrement pour
parler du film avec lui, et quand j'étais là, je filmais avec ma caméra
super-8. C'était un peu comme un journal, c'était surtout pour garder
des traces de tout ça. "Hardtimes..." est né de ces images-là.

- Êtes-vous resté en contact avec Jeffrey après la captation des images qui ont fait ce documentaire ?

- Oui, bien sûr...

- Comment avez-vous appris sa disparition et quel a été votre ressenti à ce moment-là ?

- Je vais raconter là quelque chose que je voulais
raconter dans "Hardtimes..." et puis qui m'a paru finalement trop
personnel et un peu déplacé pour le film. En 1996, Jeffrey était
retourné aux États-Unis, et moi j'avais fini le scénario de "Brothers
And Sisters". Jeffrey m'a invité à venir passer quinze jours à Los
Angeles pour commencer à travailler sur le film, à répéter. Au transit,
à Cincinnati, je me suis fait arrêter pour une histoire d'herbe un peu
ridicule et qui datait de huit ans plus tôt. Bref, je passe deux nuits
au dépôt, et je suis renvoyé vers la France. De retour chez moi je
prends mon téléphone pour appeler Jeffrey et tout lui raconter. C'est
son père qui m'a répondu, et qui m'a dit "Désolé, Jeffrey est parti.".
Voilà. Évidemment, moi, j'ai demandé... "Parti où ???".

- Le temps qu'a mis "Hard Times" à émerger a-t-il
essentiellement tenu à la difficulté que vous aviez à le ressortir des
cartons ?

- Je n'ai pas écouté une seule note du Gun Club
pendant une dizaine d'années. Je ne pouvais pas. Je n'ai donc
évidemment pas regardé les images non plus pendant cette période.
Ensuite, quand tout ça s'est tassé, je n'avais pas les images chez moi.
Pas moyen de les revoir. Et puis je pensais qu'il y avait trop peu de
matière pour en faire quelque chose qui tienne debout tout seul. Je
pensais plutôt inscrire ces images dans une sorte de journal où il y
aurait eu bien d'autres choses.


- Pourquoi n'est-il pas sorti entre 1992 et 1996 ?
Aviez-vous peur de "desservir" alors le musicien par le portrait que
véhiculaient les images ?

- Pas une seconde. Encore une fois, dans ma tête, il
n'y avait pas de film. Je me disais bien à l'époque qu'avec le temps
sans doute, on pourrait faire quelque chose de ces images... Mais avec
le temps ce qui s'est passé surtout c'est que Jeffrey est mort.
Par ailleurs, je ne pense pas du tout que le film "desserve" Jeffrey. Penser cela serait juste inacceptable pour moi.

- Le montage a-t-il été une épreuve difficile et si
oui, vous sentiez-vous porté par quelque chose de positif vous
permettant de gérer cela, comme un "devoir de mémoire" ou quelque chose
de ce genre ?

- "Devoir de mémoire" ? J'ai un vrai problème avec
cette expression-là, mais passons... Non, le montage n'a pas été
douloureux, pas du tout.

- Y a-t-il eu un élément déclencheur dans le fait
de revenir à cette matière ? Un désir de la famille de Jeffrey, quelque
chose comme ça ?

- Plusieurs éléments déclencheurs. D'abord, il y a
trois ou quatre ans, un article dans "Rock&Folk" où le journaliste,
que je ne connaissais pas et qui ne me connaissait pas non plus - et
qui ne savait rien de l'histoire - s'était permis d'écrire que je
gardais ces images pour d'obscures raisons... Un journaliste, quoi. No
comment. Et puis l'année dernière, ceux qui organisaient le festival
"Filmer la musique" à Paris sont venus me voir et m'ont dit : "Si tu ne
veux toujours pas monter les images, tu peux peut-être juste nous filer
une des bobines super-8, comme ça, tel quel, ça nous ira". J'ai trouvé
la proposition honnête, et je me suis dit qu'il était temps de tout
revoir, au cas où il y aurait effectivement une bobine à leur filer.
Mais je pense que je savais déjà que j'allais monter. Simplement, je ne
savais pas si j'allais monter un film de cinq minutes ou de trois
quarts d'heure.

- Dans quelle optique avez-vous réalisé le montage ? Que souhaitiez-vous montrer ?

- Il y a eu plusieurs étapes. Déjà, j'ai choisi de
ne garder que Londres pour le film. Il y avait d'autres images, en
France notamment, mais si je voulais une unité, il fallait se
concentrer sur Londres. Ce choix-là m'a permis de comprendre qu'il ne
pouvait pas s'agir d'un portrait de Jeffrey, c'était impossible, il n'y
avait pas la matière pour ça. La seule chose que je pouvais faire
exister, c'était... un moment. Un moment, ce moment-là, à Londres, avec
Jeffrey. Ensuite, il y avait deux films sur lesquels avancer. Le
premier était un "soap", avec Karioko et Romi, et toutes les histoires
de coucheries, de jalousies, de tromperies - et il fallait donc des
défilants pour raconter les bases du soap. L'autre film est lié au
Blues. Je me suis rendu compte que tous les éléments en place - les
problèmes d'argent, la maladie, la séparation, la solitude - tout ça
appartenait au folklore du Blues, dans ce qu'il avait de plus
caricatural - sauf que tout était vrai.

- Ce que je ressens en regardant le film c'est que
Jeffrey, sous couvert d'ironie ou d'humour noir, était dans le constat
de sa propre déchéance mais que, finalement, le fait de rester un
musicien le "sauvait"... dans le sens où cela lui permettait de vivre
cette acceptation-là, et donc de survivre. Quelle sensation aviez-vous,
vous-même, en le filmant en 1992 ? Aviez-vous "peur" pour lui ?

- Non, je n'avais pas peur pour lui... C'était mon idole. Il était immortel, bien sûr.


- Ce qui ressort du film, entre autres, c'est
l'isolation croissante de Jeffrey. Certaines images sont d'autant plus
fortes que leur sobriété laisse transparaître l'inquiétude et
l’expression "désemparée" des proches : Nick Cave ou la maman de
Jeffrey, entre autres... Tout cela donne l'impression que finalement,
personne n'avait de réelle solution à apporter à Pierce après la perte
de l'amour, comme si l'amour du reste de ses proches ne suffisait plus.
Croyez-vous personnellement que les choses étaient inévitables ou,
finalement, ne manquait-il pas simplement à Jeffrey qu'un soutien plus
fort du music business pour s'en sortir ? L'émergence de quelqu'un qui
croit encore en ses chances, en somme ?

- Si le Gun Club avait été mieux compris dans les
années 1990, et si les disques s'étaient vendus, c'est sûr que ça
aurait changé des choses... Mais dans quel sens, je ne sais pas.
Qu'aurait fait Jeffrey de cet argent, je sais pas. Qu'aurait-il fait de
la reconnaissance, je sais pas non plus.
Tu parles de l'amour de ses proches, mais... Dans le film, la scène
sans doute la plus terrible est avec sa mère. Parce que celle qui, par
définition, devrait être la plus proche s'avère être au contraire plus
loin de lui encore que les piliers de bar croisés au jour le jour.
Quand on en est là... c'est pas très bon signe. Mais c'est pas très
original non plus. C'est souvent comme ça.

- En dehors des images figurant en bonus sur le
DVD, en avez-vous gardé qui n'apparaissent pas sur le documentaire ? De
combien d'heures de film disposiez-vous au total et pensez-vous
apporter un jour un complément à "Hard Times", un éclairage
complémentaire sur Pierce, ou est-ce pour vous un travail "terminé" ?

- Je ne disposais pas de grand-chose, et j'ai presque tout utilisé. Oui, tout ça c'est fini.

- Que gardez-vous aujourd'hui de la personne de Jeffrey ?

- Si je m'en réfère au film et à sa sentence finale,
je dirais... Rien du tout. Je ne vois pas ce que j'aurais pu garder...
Une main ? Un bras ? Un oeil ? Sa bouche ?
Pour ce qui est du souvenir, ce qui revient le plus, ce sont les
moments où Jeffrey me parlait de cet enfant qu'il n'avait pas eu avec
Romi. Dans ces moments-là, il était au fond du fond, vraiment. Une
fois, au beau milieu d'une discussion qui n'avait rien à voir, il m'a
lâché : "She killed my baby" ; et puis il s'est tu, longuement.

- Quelle connexion établissez-vous en esprit entre
The Gun Club et ces Noir désir avec lesquels vous avez travaillé par le
passé ?

- Bon, une grosse différence entre Noir Désir et le
Gun Club, c'est le succès, hein... Je me souviens que j'avais montré à
Jeffrey le live des Noir Désir que j'avais filmé en 1993. J'avais eu
l'impression qu'il se sentait volé, un peu. Voir le public en délire -
alors que lui n'avait droit qu'aux vieux keupons ivre morts qui
demandaient "Sex Beat" à tous les concerts - ça devait être un peu
douloureux, c'est normal. Ensuite, il y a une différence notoire, c'est
que Noir Désir est un groupe, vraiment - ce que n'a quasiment jamais
été le Gun Club - à part au début, peut-être. Le Gun Club, très vite,
c'était Jeffrey, c'est tout. Il manquait de renforts, c'est évident.
Après, sur l'histoire de la "filiation" entre les deux groupes, il y
aurait beaucoup à dire, mais ce qui est sûr c'est que les Noir Désir
sont partis du Gun Club, pour vite se retrouver ailleurs. Ça a été un
socle, une influence très forte, mais dont ils se sont émancipés assez
vite quand même.

- Quels projets menez-vous actuellement ?
- Bon, il y a deux projets de long-métrage, mais...
je suis totalement allergique au mot "projet". Ce qui compte c'est ce
que l'on fait, ce que l'on mène à bien, c'est tout. Je viens donc de
finir un clip pour les Danielson Family - rien de moins que mon groupe
préféré en activité, donc je suis bien content. Je fais un autre clip,
pour les Cornflakes Heroes, puis un autre pour les Jellyfuzz, et puis
d'autres encore. Je suis resté longtemps sans faire de clip, je me
rattrape. Parallèlement, je tourne un documentaire sur la nudité. Ça
s'appelle "Lunch".

HARDTIMES KILLIN’ FLOOR BLUES
Avec Jeffrey Lee Pierce.
Egalement avec Cypress Grove, & Nick Cave.
Réalisateur : Henri-Jean Debon
Durée : 43’
+ Bonus (13’) :
Scènes inédites
Jeffrey joue Jimmy, Brel, Dylan�'
The Gun Club live (1 chanson)
DVD 5 - PAL - toutes zones.
Version originale anglaise - Sous-titres : français, espagnol et anglais.
Une édition Choses Vues.

Source : http://www.obskure.com/fr/inter_model.php?num_inter=580
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