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 GOTOVINA

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Desdichada

Desdichada

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MessageSujet: GOTOVINA   Sam 10 Déc - 14:04

Citation :
Le général croate Ante Gotovina a quitté l'Espagne pour La Haye


MADRID (Reuters) - Le général croate Ante Gotovina, criminel de guerre présumé en ex-Yougoslavie, a quitté l'Espagne samedi pour être transféré vers le tribunal pénal international de La Haye (TPIY), apprend-on de source autorisée.

Après quatre ans de cavale, Gotovina a été arrêté mercredi près de Ténérife, dans les îles Canaries, et transféré le lendemain à Madrid. Samedi matin, il a placé à bord d'un avion de l'armée espagnole à l'aéroport de Getafe, dans la banlieue de la capitale.

Gotovina, âgé de 50 ans, était le dernier criminel de guerre présumé de Croatie recherché par le TPIY et son arrestation devrait faciliter le processus d'intégration de Zagreb à l'Union européenne, longtemps sceptique sur la réelle volonté des autorités croates à capturer celui qui est considéré par beaucoup de ses compatriotes comme un héros national.

La capture de celui qui était l'un des trois fugitifs les plus recherchés pour leur responsabilité dans les conflits des Balkans est aussi un sérieux encouragement pour le TPIY.

Les juges de La Haye espèrent à présent que l'ex-dirigeant bosno-serbe Radovan Karadzic et son chef militaire Ratko Mladic, en fuite depuis une dizaine d'années, seront à leur tour mis sous les verrous.

Et les pressions se sont accrues sur Belgrade, acteur incontournable d'une éventuelle capture des deux hommes qui constitue l'une des conditions clefs à l'adhésion de la Serbie-Monténégro à l'Union européenne et à l'Otan.

"La Croatie a dit qu'elle le ferait et elle l'a fait. Il est important que la Serbie le fasse aussi. Demander une coopération est une chose, l'obtenir en est une autre", déclarait vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, en déplacement dans la capitale serbe.

ANCIEN DE LA LÉGION

Ante Gotovina a été interpellé mercredi soir en possession d'un faux passeport croate et de 12.000 euros alors qu'il dînait dans un hôtel de luxe de la Playa de las Americas, à Ténérife.

D'après le ministre espagnol de l'Intérieur, Jose Antonio Alonso, ses quatre années de fuite l'auraient conduit en Asie, en Amérique latine et en Europe.

"Il avait des tampons de Tahiti, d'Argentine, de Chine, du Chili, de Russie, de la République tchèque et le dernier était de l'île Maurice", a-t-il ajouté.

Inculpé pour des atrocités présumées commises au cours d'une offensive des forces gouvernementales contre les séparatistes serbes de la Krajina en août 1995, cet ancien de la Légion étrangère française a ensuite été conduit à Madrid, où l'Audience nationale, la haute cour de justice espagnole, a ordonné son transfert immédiat vers La Haye.

cheers Very Happy cheers

(voilà, j'ai rien d'autre à dire, je sis contente de lire ça, c'est tout Smile)
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Dune

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MessageSujet: Re: GOTOVINA   Jeu 15 Déc - 15:10

Je mets cet article ici pour ne pas ouvrir un nouveau topic.
J'espère que ce n'est pas une mauvaise idée.


Je trouve la situation bien compliquée et j'ai du mal à m'y retrouver.



Une ère de dangers en ex-Yougoslavie, par Rémy Ourdan
LE MONDE

Un étrange bruit résonne de nouveau du côté de l'ex-Yougoslavie : celui de l'appel à la division. Dix ans après la fin des guerres de Croatie et de Bosnie-Herzégovine, six ans après la fin du conflit au Kosovo, le danger du bruit de bottes semble écarté. Mais, après des années de recherche du statu quo, la communauté internationale et les pays de l'ex-Yougoslavie doivent franchir une nouvelle étape, dangereuse pour la stabilité régionale : la modification des accords de paix conclus à la fin des guerres.


En Bosnie-Herzégovine, et même si la volonté politique manque encore du côté des "parrains" américains et européens du processus de paix, l'objectif est clair : il faut réformer Dayton, cet accord solennellement signé il y a dix ans, le 14 décembre 1995, à Paris, à l'Elysée, par les présidents Slobodan Milosevic (serbe), Franjo Tudjman (croate) et Alija Izetbegovic (bosniaque).

Les nationalistes serbes, toujours protégés par la Serbie voisine, s'y opposent, car toute réforme qui souhaiterait faire de la Bosnie-Herzégovine un Etat viable passerait nécessairement par la disparition des "entités", donc de leur "République serbe" en Bosnie. Les nationalistes croates, de leur côté, relativement isolés depuis que la Croatie leur a signifié de regarder davantage vers Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) que vers Zagreb (Croatie), n'entendent la réforme que comme une arme pour voir reconnaître leur "Herzeg-Bosna" de la guerre, une entité fondue depuis Dayton dans une "Fédération croato-bosniaque" relativement artificielle. Les nationalistes musulmans sont, pour leur part, favorables à la disparition des entités, mais cette détermination, venant de la part de la communauté majoritaire dans le pays, peut encore faire peur aux minorités serbe et croate.

Deux événements récents peuvent aider la Bosnie-Herzégovine à aller vers la réforme : l'ouverture des négociations avec l'Union européenne (UE) en vue d'un accord de stabilisation et d'association, première étape sur le chemin d'une adhésion à l'UE, et l'engagement pris à Washington par les responsables de huit partis politiques bosniaques de "moderniser Dayton" par le biais de réformes constitutionnelles d'ici à mars 2006. Les principaux enjeux sont de transformer la présidence collégiale en une présidence unique et de poursuivre l'unification des forces armées et de police. A Sarajevo, on reste prudent sur la détermination serbe à respecter ces engagements.

Au Kosovo, le chantier est plus complexe encore. Province de Serbie-Monténégro, placée sous protectorat onusien depuis la capitulation de Slobodan Milosevic face à l'OTAN en 1999, le Kosovo doit avancer sur le chemin de son statut final : un Etat indépendant ou une province serbe ? Pour les Kosovars albanais, qui représentent plus de 90 % de la population, seule l'indépendance est envisageable. Pour les Kosovars serbes et pour Belgrade, elle est inacceptable.

La Serbie, toujours dirigée par des nationalistes menés par le premier ministre Vojislav Kostunica, est donc une nouvelle fois au centre des décisions à prendre pour l'avenir de l'ex-Yougoslavie. A Belgrade existent deux tentations : celle de refuser tout compromis sur le Kosovo, et celle de négocier l'indépendance du Kosovo en échange de celle de la "République serbe" de Bosnie. Dans les deux cas, l'idée sous-jacente est que le rêve d'une "Grande Serbie" bâtie sur les ruines de la Yougoslavie, même s'il n'a plus la connotation guerrière et funeste qu'il avait dans les années 1990, n'est pas tout à fait mort.

L'affaire kosovare est dangereuse. L'indépendance, qui paraît inévitable jusque dans les chancelleries occidentales, peut non seulement remettre sur la table l'idée d'une division de la Bosnie-Herzégovine, mais aussi celle de l'indépendance du Monténégro, où le pouvoir est opposé au maintien d'une fédération avec la Serbie, et celle d'une division de la Macédoine, où la communauté albanaise reste tiraillée par des tentations autonomistes. Le refus de l'indépendance kosovare, c'est la garantie d'un statu quo négatif pour la province et d'une relation empoisonnée avec Belgrade.

Face à cette ère de nouveaux dangers pour l'ex-Yougoslavie et pour la stabilité régionale, les Européens apparaissent, une nouvelle fois, très faibles. Ils ont pourtant entre les mains un formidable levier pour la négociation car, au-delà des rêves nationalistes, chaque pays d'ex-Yougoslavie n'a, en réalité, qu'un objectif, un horizon : l'adhésion à l'UE. Dans ces Balkans las des guerres et du chaos, Bruxelles fait rêver.


DÉCALAGE TERRIBLE

Mais les Européens, qui ont pris en charge les rênes, tant politiques que militaires, de la présence internationale en Bosnie-Herzégovine, ont pourtant été incapables d'inventer cet après-Dayton que les démocrates et les anticolonialistes bosniaques réclament depuis dix ans. A l'occasion du dixième anniversaire de l'accord de paix, c'est de nouveau Washington qui a dû convoquer les dirigeants politiques bosniaques pour obtenir de leur part des engagements solennels. La secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, a dû promettre, à la satisfaction des partisans de la réforme, que la diplomatie américaine va s'intéresser à nouveau plus activement à l'ex-Yougoslavie. Sur le Kosovo, Européens et Américains semblent, en revanche, adopter la même prudence, et laisser, pour l'instant, l'émissaire de l'ONU, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, débroussailler le terrain.

En ex-Yougoslavie, on a finalement toujours l'impression d'un décalage terrible entre les souhaits de dirigeants politiques nationalistes et ceux de populations désireuses de paix et d'Europe. Cela est particulièrement criant en Bosnie-Herzégovine, à Sarajevo, mais c'est également vrai à Belgrade ou à Pristina.

Les pays et médiateurs occidentaux, qui doivent certes se plier aux réalités politiques serbes, bosniaques ou kosovares, risquent, comme ils l'ont déjà fait à l'occasion de la destruction de la Yougoslavie, puis au moment de conclure les accords de paix, de céder aux sirènes des faiseurs de guerre et de négliger ces aspirations populaires.

L'ex-Yougoslavie a pourtant changé d'époque. Des trois signataires de l'accord de paix de Dayton, deux, MM. Franjo Tudjman et Alija Izetbegovic, sont morts, et le troisième, Slobodan Milosevic, répond de ses crimes devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, à La Haye. A l'heure de réfléchir à nouveau à l'avenir, et alors que le levier européen est un outil puissant de négociation, les démocrates d'ex-Yougoslavie, particulièrement ceux de Bosnie, supplient de ne pas céder, une nouvelle fois, face aux appels à la division. Et même si ceux-ci ne sont plus accompagnés de bruits de bottes.

RÉMY OURDAN
Article paru dans l'édition du 15.12.05
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