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konsstrukt
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| Sujet: abattoir Ven 8 Fév - 15:24 | |
| mon patron avait un truc au visage – une espèce de maladie de peau tous mes collègues étaient absents – j’étais seul dans le bureau je me suis senti seul j’ai travaillé je n’ai pas été manger dans l’après-midi mon patron est venu me voir il m’a proposé un café à la machine à café nous étions seuls il me parlait en grattant ses boutons – il grattait sans s’en rendre compte – les minutes passent lentement je me fais chier il fait chaud je regarde dehors la lumière est froide dehors c’est le silence je transpire je suis moite |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 15 Fév - 8:30 | |
| je suis dans le pâté putain la gueule de bois – la bouche collée la vache je suis où la vue encore brouillée je me redresse – merde je suis à poil – tout tourne merde – merde je suis à poil ça se stabilise sur une chambre que je ne reconnais pas je me touche la chatte je n’ai pas de sperme c’est déjà ça |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 22 Fév - 11:06 | |
| je marche au milieu d’une rue piétonne blindée de monde la rue est bordée de vitrines – je jette un œil – des fringues – des bijoux – des meubles – mais surtout des fringues des fringues des fringues – pour tous les styles – et tous les gens qui se baladent avec au moins un sac marqué du logo d’un magasin – ça dégoûte un peu depuis combien de temps j’ai pas fait ça moi – entrer dans un magasin genre jennyfer ou mango – claquer cent euros – ressortir dans ma poche il y a quinze euros à tout casser – et au moins trois euros en pièces rouges depuis an – au moins un an ils sont cools mes parents de m’envoyer du blé quand vraiment ça va pas je passe devant un kébab j’ai pas très faim je commande quand même un falafel je le bouffe assise sur un banc |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 29 Fév - 10:28 | |
| quand j’arrive au foyer j’ai vingt clopes d’avances pour fêter ça j’allume une camel je passe devant le bâtiment administratif et le réfectoire ce sont les seuls bâtiments en dur – le reste c’est du préfabriqué la clio de la directrice est garée devant le bâtiment j’espère qu’elle m’a pas capté j’ai pas envie de la voir cette vieille connasse je longe les dortoirs a b et c au bâtiment c je dis bonjour à malika qui fume à la fenêtre elle a l’air a peine réveillée elle est enceinte – elle passe ses nuits à tirer des bangs avec son mec qui est dansun autre foyer j’entre dans le bâtiment d je dépasse les toilettes et les douches j’ouvre la porte de ma chambre |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 7 Mar - 9:18 | |
| devant moi la chaîne de montage est comme hier je fais toujours la même chose on fabrique des chaussures à talon aiguille moi j’assemble le talon et son embout le talon m’arrive nu et je dois coller dessus l’embout il m’arrive un talon toutes les deux secondes à la fin de la journée j’ai contribué à fabriquer sept mille deux cent paires de chaussures quand j’aurais cinquante ans ça fera quarante millionsde paires de chaussures |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 14 Mar - 8:36 | |
| je veux qu’on me frappe je veux qu’on m’enfonce des trucs dans le cul je veux qu’on m’insulte et qu’on me force à m’humilier et même si je n’aime pas ça c’est comme ça que je jouis |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 21 Mar - 13:48 | |
| je ferme mon bureau à clef devant l’ascenseur huit personnes attendent l’ascenseur arrive nous montons tous il y a déjà quatre personnes à l’intérieur l’ascenseur commence son trajet silencieux je quitte l’immeuble je marche avec la foule je me rends à mon restaurant habituel je m’assieds à la même table qu’hier je commande un plat du jour au cours du repas un homme se suicide en se tirant une balle dans la bouche le vacarme est effroyable tout se suspend dans la salle moi aussi je cesse de manger ma cuillère aux trois quart pleine de soupe de poisson est figée dans ma main ma main est immobile entre l’assiette et ma bouche
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SOIREE DE LANCEMENT DE LA REVUE FREAKWAVE LE 22 MARS AU POINT EPHEMERE :
voici le programme de la soirée :
17h45 : ouverture de la salle 18h : présentation de la revue freak wave 18h15 : dj wise 19h : sexandroïdes 19h40 : lecture konsstrukt : christophe siébert + olivier lelong à 20h ça boucle et tout le monde dehors et retour à 21h pour le récital de costes (10€)
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abattoir numéro quatre ne va pas tarder à sortir. pour le recevoir gratuitement, envoyer un mail avec son adresse à konsstrukt@hotmail.com |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 28 Mar - 8:36 | |
| je balance quelques coups de poings dans le mur aussi fort que je peux je m’éclate la peau des jointures mais je m’en fous il faut que je me calme j’avale une grande goulée d’air poussiéreux j’ai encore le cœur qui bat trop vite mais il finit par ralentir un peu mon stress baisse il reste une angoisse sourde bizarre comme si je savais qu’un truc horrible allait se passer et que je ne pouvais rien faire pour l’en empêcher c’est comme si je n’attendais que ça mais sans avoir courage d’attendre vraiment j’ai pas du tout envie de penser à ça je ne sais pas quoi penser ça me rend fou cette histoire ça me rend marteau ça prend toute la place dans ma tête ça bouffe tout ça bouffe tout le reste ça m’empêcher de respirer de bouffer de baiser ça bloque tout j’en peux plus il faudrait que je remonte mais je ne peux pas
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la semaine prochaine : compte-rendu à la con de la soirée freak wave, avec en bonus, le reportage-photo du bonheur.
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abattoir numéro quatre version papier ne va pas tarder à sortir. pour en recevoir gratuitement quelques exemplaires, envoyer un mail avec son adresse postale à konsstrukt@hotmail.com |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 4 Avr - 7:42 | |
| je ne suis là pour personne je suis fatigué je suis fatigué comme jamais auparavant je ne suis constitué que de ça j’ai un goût de poussière dans la bouche et la gorge l’air que je respire à une odeur de poussière je crois qu’en fait ça vient de moi qu’en réalité l’air est pur comment pourrait-il en être autrement |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 11 Avr - 7:43 | |
| la bombe me fascine surtout le compteur. je ne peux pas détacher mes yeux du compteur les trois points d’interrogation rouges que je vais remplacer par des chiffres en appuyant sur des boutons autour de moi c’est la pénombre. je suis un peu éclairé par la lueur des points d’interrogation à cristaux liquides je regarde ma bombe c’est la mienne elle est compacte elle est belle |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 18 Avr - 8:21 | |
| il y a un type qui se dépèche – il fait froid il cherche son fils – dans la résidence il y a plein de recoins il le trouve – en compagnie d’un plus grand – vers le local poubelle entre le local poubelle et les arbres il y a un espace étroit il y a le ballon le jeune enfant est à genoux – il suce la bite du plus grand le plus grand panique – il a le temps de crier – on ne faisait rien de mal – on jouait le type le dérouille – le plus grand est en sang – il est à moitié assommé le père demande à son fils de remettre son bonnet ils rentrent tous les trois le type ne sait pas comment annoncer ça à sa femme à mi-chemin il fait une pause et défonce encore l’ado à coups de poings et à coups de pieds |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 25 Avr - 9:23 | |
| j’ai trop chaud des bribes de rêve se dissipent je me lève j’ai une aigreur qui me remonte de l’œsophage mon rêve me revient mon père poignarde un type – la lame s’enfonce tellement qu’elle tend la peau du dos – le rêve prend fin avant que la lame ne perce la peau une image – une scène unique – mon père – et puis toute l’histoire revient nous sommes tous les trois dans mon rêve – tous les trois et mon père je suis là elle est là dans mon rêve il est là dans mon rêve et il y a mon père à moi – mais je crois qu’il s’agit de son père à lui et un autre type mon père – ou moi – à un moment c’est la même personne – à un moment mon père c’est moi – c’est le même personnage – fait des affaires louches avec ce type – c’est un type dangereux – son visage est rouge et très lisse – comme si il avait été brûlé vif – et le type sort de la voiture – et là nous sommes assis tous les trois dans la maison et nous voyons à travers la porte ouverte elle est assise à ma gauche il est assis sur ses genoux à elle et mon père prend un couteau et l’enfonce dans le ventre de l’homme au visage rouge et je lui à elle de l’emmener lui qu’il ne voit pas ça – je répète – qu’il ne voit pas ça – elle ne réagit pas – et je crois que le rêve s’interrompt ici mon aigreur continue à remonter le long de l’œsophage
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le site artsolid a cessé d'exister. les pdf qui s'y trouvaient en téléchargement gratuit ne sont donc plus disponibles. ils seront désormais stockés sur le site de l'éditeur léo scheer. vous pourrez donc à nouveau les télécharger, au fur et à mesure de leur mise en ligne. cette semaine, les mouches mortes. pour le télécharger, cliquer ici : http://www.leoscheer.com/spip.php?page=manuscrit-konsstrukt-mouches-mortes |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Ven 2 Mai - 8:41 | |
| il est vingt-et-une heures vingt-sept je n’ai pas bougé les minutes s’écoulent je n’ai pas sommeil je n’ai rien à faire je n’ai pas faim il y a des choses à faire il faut tout nettoyer il faut faire à manger il faut manger je ne fais rien de tout cela je reste sur le canapé il est vingt-et-une heures vingt-huit
il est vingt-et-une heures quarante-et-une il est vingt-et-une heures quarante-sept j’attends d’avoir assez sommeil pour dormir j’attends demain
il est vingt-et une heures cinquante-trois je suis engourdi j’ai mal au chevilles j’ai les yeux qui piquent il est vingt-et-une heures cinquante-quatre il est vingt-et-une heures cinquante-cinq il est vingt-et-une heures cinquante-huit
mes yeux sont secs mes paupières sont lourdes mon corps est fatigué – de quoi
il est vingt-deux heures il est vingt-deux heures une il est vingt-deux heures trois j’ai envie d’uriner il est vingt-deux heures cinq le sang circule dans mes membres j’ai d’abord une puissante sensation de lourdeur à mes cuisses et mes mollets – puis une sensation de froid à mes mollets – enfin des fourmis à mes mollets et mes pieds j’attends ça passe il est vingt-deux heures dix il est vingt-deux heures onze je m’endors par intermittence – moins d’une seconde ma tête est lourde mes yeux sont fatigués il est vingt-deux heures douze mes pensées sont molles j’éprouve une vague sensation de faim je suis impatient de dormir j’éprouve une vague sensation de soif je n’ai pas la volonté nécessaire – pour satisfaire ces besoins il est vingt-deux heures seize mes pensées s’interrompent je perds conscience – et je reviens – aussitôt je m’allonge j’étends mes jambes le mouvement me réveille un peu - je suis engourdi et j’ai froid
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le site artsolid a cessé d'exister. les pdf qui s'y trouvaient en téléchargement gratuit ne sont donc plus disponibles. ils seront désormais stockés sur le site de l'éditeur léo scheer. vous pourrez donc à nouveau les télécharger, au fur et à mesure de leur mise en ligne. cette semaine, mise à mort, et pute. pour le télécharger, cliquer ici :
http://www.leoscheer.com/spip.php?page=manuscrit-konsstrukt-mise-a-mort
http://www.leoscheer.com/spip.php?page=manuscrit-konsstrukt-pute |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Mer 7 Mai - 8:18 | |
| j’attends le bus d’autres voyageurs me rejoignent au fur et à mesure il fait encore nuit tout le monde frisonne – il fait froid – moi aussi il y a une légère brume humide – poisseuse – glacée mes cheveux collent – mélange de sueur de la veille et de crasse et de brume des odeurs désagréables me parviennent – des odeurs de pollution je pue comme un clochard ça ne semble pas incommoder des gens il y a un type qui se gratte tout son visage est irrité – une espèce d’acné il a l’air triste – il a l’air de souffrir à la fin je suis au milieu d’une dizaine de personnes – j’en dénombre trois qui souffrent de cette allergie bizarre – je repense à mon chef – je me demande s’il s’agit d’une épidémie l’arrêt de bus est au bord d’une voie rapide il y a très peu de voiture qui passent le trottoir est sale la lumière de l’arrêt de bus est trop faible la vitre est couverte de tags obscènes le trottoirs est crade le bus finit par arriver c’est un bus en accordéon – il est déjà presque plein en s’arrêtant il dégage une forte odeur de gazoil à l’intérieur il n’y a pas de lumière – il n’y a que les veilleuses qui fonctionnent on entre en file indienne on montre nos abonnement le mien est usé – le carton est décoloré – de rouge sombre il est devenu rosâtre au fil du temps – ma photo ne me ressemble plus je me faufile vers le milieu je suis compressé au milieu des gens il n’y a pas de lumière le trajet dure un long moment à chaque arret le bus marque un à-coup – nos corps sont portés en avant – il freine dans un chuintement d’air comprimé je me sens engourdi j’ai dormi très longtemps – c’est peut-être ça – ou alors c’est la faim – j’ai pas mangé depuis au moins vingt-quatre heures – je crois – je sais même pas ce que j’ai pissé ce matin – je bois plus – non plus des gens montent – des gens descendent – encore neuf stations à la moitié du trajet les lumières se remettent à fonctionner aux trois quarts du trajet elles s’éteignent – il fait jour la lumière du jour est sale – le ciel est couvert – il bruine on traverse des barres d’immeubles – les gens font la gueule mon trajet dure quarante minutes c’est enfin mon arret je descends – trois personnes descendent en même temps que moi il fait toujours aussi froid la bruine est pénétrante je travaille dans un quartier de vieux immeubles de bureau les immeubles sont sales le trottoir est encombré de détritus les gens sont pressés – je marche lentement je suis un peu étourdi la brume s’est levée – à cause de la bruine on ne voit pas le haut des immeubles – l’atmosphère est poisseuse et froide il y a beaucoup de gens – mais c’est le silence – la bruine étouffe les sons – la bruine charrie des odeurs fades de carburant et de pollution j’arrive devant l’immeuble où je travaille je m’engage dans la porte-tambour la lumière du hall est trop faible ça sent le détergent le vigile me dit bonjour – la fille de l’accueil me dit bonjour – je leur réponds – la fille de l’accueil à le visage rouge et abimé – l’ascenseur est en panne je monte par les escaliers je me sens faible – trois étages – quatorze heures de sommeil – pas mangé ni bu depuis – au moins – vingt-quatre heures – je sens la sueur et la pisse et le vomi – çà se mélange à l’odeur de détergent – je suis sale – j’entre dans la salle de documentation mes collègues ne sont pas là je m’installe à mon bureau |
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konsstrukt
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| Sujet: Re: abattoir Mar 13 Mai - 9:03 | |
| à seize heures vingt-sept la nuit commence à tomber à seize heures quarante-cinq il fait nuit je quitte le travail le vigile n’est plus là la fille de l’accueil n’est plus là la femme de ménage me dit bonsoir – je lui réponds ça sent le détergent la rue est sale et humide les lampadaires se refletent sur les trottoirs mouillés la brume est revenue – un peu les phares des voitures l’intérieur éclairé des bus le bruit des pneus sur la chaussée mouillée |
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